HomeA la uneBAISSE DU PRIX DU CARBURANT AU NIGER : Une bouffée d’oxygène pour les populations

BAISSE DU PRIX DU CARBURANT AU NIGER : Une bouffée d’oxygène pour les populations


A travers un décret publié le 17 juillet dernier, les autorités nigériennes ont annoncé la réduction des prix des hydrocarbures à la pompe, notamment le super et le gasoil. Le litre du super 91 passe de 540 F CFA à 499 F CFA. Celui du gasoil, quant à lui, passe de 668 F CFA à 618 F CFA. La mesure est entrée en vigueur le 23 juillet 2024.

Un cadeau en quelque sorte du général Abdourahamane Tchiani, qui vient à point nommé puisqu’il intervient à quelques jours du 1er anniversaire de sa prise du pouvoir. Une décision qui va donc augmenter son capital de sympathie auprès de la population ; elle qui, depuis l’avènement du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), n’a eu, à première vue, de cesse de lui apporter son soutien. En tout cas, cette baisse des prix des hydrocarbures à la pompe, est une bouffée d’oxygène pour les Nigériens ; tant elle devrait avoir une répercussion sur le prix des transports, et par ricochet, sur les prix des denrées de première nécessité. C’est d’ailleurs la raison avancée par les autorités nigériennes pour justifier la prise d’une telle mesure. Le communiqué disait en substance : « L’objectif visé par cette réduction du prix à la pompe, est de permettre la baisse du prix des transports et par voie de conséquence, celle du prix des produits de première nécessité ». La mesure étant entrée en vigueur, son application doit donc être de rigueur et les autorités doivent y veiller.

 

Au nom de la confédération en marche, on espère que le Burkina et le Mali vont bénéficier de la baisse des prix des hydrocarbures

 

Le gouvernement en a conscience, puisqu’il a expressément invité les opérateurs économiques à répercuter cette baisse sur les prix des produits et services conformément aux engagements pris.

Cela dit, si les autorités nigériennes ont pu prendre une telle décision, c’est parce que leur pays est producteur du pétrole. Il raffine, en effet, depuis 2011, quelque 20 000 barils de pétrole par jour. Ce qui n’est pas le cas de ses deux autres voisins avec lesquels il fait frontière, en l’occurrence le Burkina Faso et le Mali ; deux pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Au nom de la confédération en marche, on espère que ces deux pays cités vont bénéficier de la baisse des prix des hydrocarbures décidée par les autorités nigériennes. Cela contribuerait à réduire considérablement le coût de vie dans ces pays. C’est, du moins, le souhait de plus d’un. Car, après tout, l’AES, au-delà de la lutte contre le terrorisme, a une vision commune qui est l’épanouissement et le bien-être des populations sahéliennes. Du reste, le premier des Nigériens avait montré la couleur en autorisant l’approvisionnement de 10 000 m3 de gasoil au profit du Burkina Faso, du Mali et du Togo, en octobre 2023, afin de faire face à la tension de stock de cet hydrocarbure dans ces pays.

 

Edoé MENSAH-DOMKPIN


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