BONJOUR
Chaque saison des pluies ramène le même spectacle : des rues transformées en rivières, des caniveaux qui débordent et l’eau qui s’invite jusque dans les cours. Alors, ici et là, on finit par réagir. On ouvre les dalles, on cure les caniveaux bouchés, on en retire des tas d’ordures. Voilà qui devrait nous rassurer. Et pourtant, une fois les caniveaux refermés, les déchets et le sable retirés restent là, abandonnés sur le bord de la chaussée, sur la bande cyclable, parfois pendant plus d’une semaine. Personne ne vient les évacuer. Résultat : à la première grosse pluie, tout ce que l’on a sorti du caniveau, y retourne, et l’on recommence à zéro. N’est-ce pas là un travail de Sisyphe ? Curer sans évacuer, c’est déplacer le problème, et non le régler. Mais avant de pointer du doigt les services, interrogeons-nous : qui remplit ces caniveaux de sachets ou d’immondices ? Question à plusieurs inconnues ?Prendre soin de notre cadre de vie, c’est l’affaire de tous. Et c’est peu dire.
Emilie Lawrence Fatim III OUEDRAOGO (Stagiaire)
