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BRESIL 2014 La fête malgré tout !

 

La plus grande fête du football mondial prend son envol ce jeudi 12 juin 2014, à Sao Paulo, la capitale économique du Brésil. Pendant un mois, tous les regards seront braqués vers le pays de la Samba où 32 nations des différents continents vont se battre pour la conquête du prestigieux trophée de la Coupe du monde qui est à sa 20e édition. Dès l’attribution en 2007 de l’organisation de cette Coupe du monde au Brésil, capitale mythique du sport roi, le rêve de toute équipe digne de ce nom était de s’y rendre pour faire la fête. Un pays où après Dieu c’est le football. Mais voilà, jusqu’au jour « », des travaux ne sont pas encore achevés et on apprend que le stade de Sao Paulo où va se jouer le match d’ouverture ce 12 juin, ne sera pas prêt à 100%. Impensable, pourrait-on dire. Si cela se passait en Afrique, on aurait crié au scandale sur tous les toits et vociféré que les Africains sont des incapables. Heureusement qu’en la matière, l’Afrique du Sud a su bien relever le défi en accueillant le monde du football en 2010 avec des infrastructures dont il n’y avait rien à redire. Aussi bizarre que cela puisse paraître, on découvre, ébahi, que le Brésil, ce grand pays de football, ne possédait pas d’infrastructures dignes de son rang. Il aura fallu qu’il obtienne l’organisation de cette grande kermesse festive pour en construire. Mais pire encore, le Brésil aura offert un triste spectacle, celui d’une grogne sociale qui fait trembler la planète foot depuis près d’une année.

On peut croire que si les populations ont manifesté jusqu’à la veille du mondial, c’est parce qu’elles savent que toutes les caméras du monde entier seraient braquées sur le Brésil.

De mémoire d’observateurs du football, c’est la première fois qu’une aussi grave crise précède une Coupe du monde. Jamais un mondial n’aura généré une telle angoisse, et même quand l’Afrique du Sud devait organiser la Coupe du monde en 2010, personne n’avait vécu une situation pareille. Septième puissance économique du monde et deuxième sur le continent américain derrière les Etats-Unis, le Brésil est un pays très riche où malheureusement, la pauvreté a encore de gros yeux. Jamais le mondial n’a renvoyé d’un pays organisateur une image aussi mauvaise. Jusque-là, on avait du Brésil une image d’Epinal qui faisait rêver. Et si dans ces conditions, le Brésil ne gagne pas cette coupe du monde, on a bien peur que Brasilia ne s’enflamme. Malgré tout, la fête du football aura lieu pendant tout un mois avec une FIFA gangrenée par la corruption, suite entre autres à l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Et on espère que les cinq représentants africains, à savoir l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria sauront rendre une certaine fierté à leur continent en dépassant le stade des quarts de finale auxquels ils nous ont habitués depuis 1990 avec le Cameroun, en 2002 avec le Sénégal et avec le Ghana en 2010. Le monde du football espère qu’en dépit de cette chaude situation que vit le Brésil, la boule de cuir va librement rouler à la grande satisfaction de tous.

 

Antoine BATTIONO    

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