HomeA la uneCRISE POLITICO-SECURITAIRE EN RDC : Qui pour éteindre l’incendie congolais ?

CRISE POLITICO-SECURITAIRE EN RDC : Qui pour éteindre l’incendie congolais ?


Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) accuse l’ancien président congolais, Joseph Kabila, de préparer une vaste offensive contre le pouvoir de Kinshasa et ce, après avoir mis en place un mouvement rebelle, en l’occurrence le Front pour la refondation de la nation (FRN). Sans donner le bon Dieu sans confession au pouvoir congolais, ces accusations semblent loin d’être le fruit d’une simple imagination, tant il est bien renseigné sur les faits et gestes de son adversaire. On se rappelle que Félix Tshisekedi avait accusé l’ancien président congolais, de créer une rébellion dont il prendrait la tête, alors que ce dernier était encore en exil en Afrique du Sud. La suite, on la connaît. Preuve, s’il en est, que le pouvoir surveille les actes de Joseph Kabila comme du lait sur le feu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la RDC est face à des lendemains incertains. On est d’autant plus fondé à le penser que le patron du FRN appelle les Congolais à prendre leur destin en main. Et pendant que certains cadres démissionnent du parti de Kabila, d’autres mouvements rebelles dont le M23, l’ont rejoint avec armes et bagages. Une allégeance qui n’augure rien de bon pour le peuple congolais. Car, il risque de payer un lourd tribut dans cette guerre qui oppose désormais cette coalition au pouvoir de Kinshasa. Autant dire que la RDC danse sur un volcan. Qui donc pour éteindre l’incendie congolais ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question. En attendant, les Congolais ne savent plus à quel saint se vouer ; tant la crise politico-militaire a pris des proportions inquiétantes. Quel choix faut-il opérer entre soutenir un troisième mandat et cautionner une rébellion? Tel est le dilemme auquel sont confrontés beaucoup de Congolais.

 

Fatshi doit se faire du mouron

 

Tout laisse croire que ce n’est pas demain la veille que le pays verra le bout du tunnel. C’est dire si la RDC est mal barrée. Il faut même craindre que le pays de Tshisekedi ne bascule dans une violence inouïe. Mais comment éviter ce chaos qui se profile à l’horizon ? Si Félix Tshisekedi se montrait ouvert au dialogue, on n’en serait peut-être pas là. Mais le locataire du Palais de marbre jure de ne jamais s’asseoir autour de la même table que les rebelles qui ont pris le contrôle de Goma. Et comme si cela ne suffisait pas, il les a fait condamner par contumace, à mort ainsi que Joseph Kabila, pour trahison et complicité avec l’Alliance Fleuve Congo AFC/M23, aujourd’hui fondue dans le FRN. Mais comme le dit l’adage, qui sème le vent récolte la tempête. C’est dire si Joseph Kabila qui semble n’avoir plus rien à perdre et agit tel un lion blessé, a été quelque peu poussé dans ses derniers retranchements par le pouvoir de Fatshi. Certes, on ne saurait l’absoudre à bons comptes. Car, l’homme n’est pas blanc comme neige dans le malheur qui frappe le peuple congolais. Si Joseph Kabila n’avait pas cédé le pouvoir à Félix Tshisekedi dans les conditions que l’on sait, le régime congolais ne se serait peut-être pas retrouvé aujourd’hui menacé et avec lui, l’intégrité du territoire national. Cela dit, quelle sera la réaction des Etats-Unis qui semblent avoir pris fait et cause pour le pouvoir de Kinshasa au grand dam des rebelles, y compris le Rwanda accusé à tort ou à raison d’être derrière le FRN? Les jours à venir nous situeront. Mais en attendant, Fatshi doit se faire du mouron. Renoncera-t-il, pour autant, à son projet de troisième mandat ? On attend de voir.

 

Dabadi ZOUMBARA   

 

 

 


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