ELIMINATION DE LA FRANCE PAR L’ESPAGNE : Le Coq gaulois se brûle les ailes
La planète entière attendait le choc, et il a tenu toutes ses promesses ; tant l’affiche de cette première demi-finale de Coupe du monde entre la France et l’Espagne, se présentait comme une véritable finale avant la lettre. Et au finish, c’est l’Espagne qui gagne et qui réaffirme sa suprématie sur une équipe des Bleus qui, avant cette confrontation, restait sur deux défaites de rang dans deux compétitions majeures que sont l’Euro 2024 et la Ligue européenne des Nations 2025, face à la Roja qui l’avait éliminée aux mêmes stades des demi-finales. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec cette nouvelle défaite, la France n’a pas vaincu le signe…espagnol.
La déception est d’autant plus grande que le parcours de l’équipe française avait été irréprochable jusque-là
Le Coq gaulois s’est même brûlé les ailes là où ses nombreux supporters attendaient de lui, qu’il relevât la crête en ce jour anniversaire de la fête nationale. Mais hélas ! Ce 14 juillet 2026 est donc un jour sombre pour la France. Tout comme il y a dix ans, lorsque la fête nationale avait été gâchée par un attentat terroriste sur la Promenade des Anglais à Nice. Un douloureux souvenir ravivé par la défaite des hommes de Didier Deschamps qui ont tenu à rendre hommage aux victimes, mais qui ratent l’occasion de disputer une troisième finale consécutive de Coupe du monde, face à des Espagnols qui ont su se sublimer pour aller chercher le ticket qualificatif à leur deuxième finale dans ladite compétition, après celle de 2010 remportée en Afrique du Sud. Une équipe espagnole sûre d’elle-même, qui n’a jamais douté de ses forces et qui est restée une forteresse inexpugnable, avec une assise défensive qui lui a permis de se hisser dans le dernier carré de la compétition, pour la deuxième fois de son histoire en Coupe du monde. Une équipe de la Roja réputée aussi pour son collectif parfaitement huilé, qui est restée fidèle à ses principes et à son identité de jeu basée sur la maîtrise technique et la possession du ballon. Le match entre la meilleure attaque et la meilleure défense du tournoi a donc tourné à l’avantage des Espagnols. Et le Duel Kylian Mbappé # Lamine Yamal a basculé en faveur du jeune prodige du FC Barcelone qui était attendu comme la révélation du tournoi, et qui tentera de conduire son pays vers une nouvelle finale mondiale. C’est donc une qualification méritée pour les Espagnols qui restent toujours invaincus dans la compétition. Quant aux Français, ils peuvent nourrir des regrets pour n’avoir pas su faire preuve de cette efficacité et de ce même réalisme qui leur avaient permis de se frayer un chemin jusqu’en demi-finale de ce tournoi. Et la déception est d’autant plus grande que le parcours de l’équipe française avait été irréprochable jusque-là. Quoi qu’il en soit, en échouant aux portes de la finale, cette compétition gardera toujours pour les Bleus un goût d’inachevé. Surtout pour le sélectionneur Didier Deschamps qui dispute son dernier Mondial et qui tire sa révérence, sur une note de défaite.
Le rêve continue pour Lamine Yamal et ses camarades qui sont désormais à une marche du trophée mondial
Mais cela n’enlève rien à l’immensité du travail abattu par le technicien français qui compte à son palmarès à la tête de l’équipe des Bleus, une Coupe du monde remportée en 2018 et une Ligue européenne des Nations remportée en 2021. Il a aussi été finaliste de l’Euro 2016 perdue (1-0) face au Portugal de Cristiano Ronaldo et de la Coupe du monde 2022 perdue aux tirs aux buts (4-2) devant l’Argentine de Lionel Messi, après un score de parité (3-3) à l’issue des prolongations. En tout état de cause, en échouant à faire aussi bien qu’en 2022 par cette élimination inattendue en demi-finale, cette génération dorée menée par Didier Deschamps, a manqué l’occasion de se donner une nouvelle chance de renouer avec un trophée qui lui avait échappé des mains, de la plus dramatique des manières. C’est dire si l’échec de 2022 au Qatar, n’était qu’un simple incident de parcours. Il appartiendra alors au successeur de Didier Deschamps de tirer les leçons de ce parcours des Bleus qui n’ont clairement pas atteint leur objectif : celui d’accrocher une troisième étoile à leur tunique. Pour en revenir à l’Espagne, le rêve continue pour Lamine Yamal et ses camarades qui sont désormais à une marche du trophée mondial. Ils attendent de savoir qui de l’Argentine et de l’Angleterre sera leur adversaire le 19 juillet prochain, date à laquelle ils tenteront de décrocher la deuxième étoile de leur histoire en Coupe du monde.
« Le Pays »
