La chronique du fou

INCONSTANCE DES HOMMES POLITIQUES

C’est aux militants de se montrer vigilants !

J’ai appris, par voie de presse, que des militants qui avaient quitté l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de Zéphirin Diabré, ont décidé, deux ans plus tard, de rejoindre le parti. Ils ont été accueillis, tambour battant, au siège du parti, en présence de Zèph himself. Ce n’est pas nouveau sous nos cieux, que des hommes politiques, après avoir démissionné, décident de rejoindre leur parti d’origine. Loin de là ! J’ai en mémoire beaucoup d’exemples de ce genre si bien que je ne prendrai pas de risque à vouloir les énumérer exhaustivement. Mais je voudrais, à partir de l’exemple de ces militants qui retournent à l’UPC, faire quelques observations sur la politique de façon générale. La première remarque, c’est que je note qu’en politique, il n’y a pas d’ennemis éternels. Je le dis parce que je  me rappelle encore les propos peu amènes que certains avaient tenus à l’encontre de Zèph même,  avec qui ils ont décidé finalement de repactiser. Certains s’étaient montrés tellement virulents que l’on avait l’impression qu’ils ne voulaient plus voir Zèph, même en peinture. C’est le lieu pour moi d’appeler les militants de tous les partis politiques à faire preuve de lucidité. Il ne faut pas accepter de mourir pour un homme politique. Car, les hommes politiques sont ainsi faits qu’ils n’ont que des intérêts. Ce sont de fins calculateurs qui, parfois, jouent avec l’intelligence des gens. Je le dis parce que très souvent, l’on a vu des militants qui ont donné leur poitrine pour des hommes politiques en conflit qui, contre toute attente, ont fini par devenir des alliés. Et c’est ce manque de constance qui fait que, personnellement, je suis très méfiant vis-à-vis des hommes politiques.

 

 

Faisons en sorte que la politique ne nous divise pas

 

 

Très souvent, ils nous mènent en bateau. C’est à ceux qui les écoutent ou qui les suivent, de savoir raison garder au risque de devenir les dindons de la farce. Heureusement d’ailleurs qu’au temps fort de la crise au sein de l’UPC et ce, en dépit de la tension qui était palpable, les militants des deux camps qui se regardaient en chiens de faïence, ont su garder leur calme. Ce qui a permis d’éviter un affrontement qui aurait sans doute été préjudiciable à la paix et à la cohésion sociales. Et voilà qu’aujourd’hui, ceux pour qui ils se disputaient, boivent la bière et mangent du caviar ensemble. Voyez-vous ? Je ne dis pas aux uns et aux autres de ne pas avoir de mentor en politique. Non, tel n’est pas mon propos. J’invite seulement les uns et les autres à faire attention. J’exhorte les uns et les autres à ne pas se laisser berner par les hommes politiques qui sont prêts à tout. Ceux qui en doutent, peuvent prendre l’exemple de la Côte d’Ivoire où après plus de 3000 morts, les protagonistes de la crise post-électorale de 2010-2011, sont aujourd’hui sur le point de fumer le calumet de la paix. Finalement, les perdants dans tout ça, sont ceux-là qui se sont fait tuer  pour rien, et leurs familles respectives. Montrons-nous donc vigilants et faisons en sorte que la politique ne nous divise pas. C’est le moins que je puisse souhaiter. En tout cas, moi fou, j’ai mes propres convictions politiques mais je ne me laisserai jamais gagner par la passion au point de donner ma tête à couper pour un homme politique. Et celui qui s’amuse à faire le contraire, verra sa tête coupée. Et il l’aura cherché.

 

« Le Fou »

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