A la uneLa chronique du fou

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION A LA DGTTM

Il faut aller au-delà !

Le Directeur général des transports terrestres et maritimes (DGTTM) veut mettre fin à certaines pratiques malsaines qui prévalent au sein de son administration. En effet, il veut aller en guerre contre la corruption et la concussion en passe de devenir la règle dans ses services. En témoigne la note d’information suivante rendue publique au cours de la semaine : « Il est strictement interdit  à tout usager de s’attacher les services d’un agent de la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), en contrepartie d’avantages en nature ou en numéraires. En d’autres termes, il est formellement interdit de donner de l’argent à un agent  en contrepartie d’un service rendu (dépôt de dossiers, retrait de permis de conduire et carte grise, etc.). Cet acte est un comportement pénalement répréhensible prévu par le Code pénal burkinabè ». Mieux que quiconque, le DGTTM sait pourquoi il en est arrivé à produire une telle note de service. Il a sans doute pris toute la mesure de la situation qui prévaut au sein de ses services techniques où bien des travailleurs ne jurent que par l’argent facile. Et il suffit d’y faire un tour dans le souci d’obtenir un document, pour comprendre que la DGTTM est une véritable  caverne d’Ali Baba où se jouent les contrebandes de tout genre. Ce n’est pas moi qui  le dis. Bien des usagers en parlent, visiblement remontés. C’est pourquoi j’invite le patron de la DGTTM à faire preuve de fermeté. Car, le tout n’est pas de prendre des mesures, il faut veiller à ce qu’elles soient respectées scrupuleusement. Je le dis parce que je sais de quoi sont capables certains travailleurs. Ils vont développer d’autres méthodes pour racketter ou rançonner les usagers.

 

 

Il faut une thérapie de choc

 

 

En effet, pour un dossier qui peut être traité en un jour, ils sont capables de traîner le pas pour contraindre l’usager à mettre la main à la poche. Et je pense que c’est cette lourdeur administrative que le DGTTM gagnerait à combattre s’il veut que prennent fin certaines pratiques non catholiques au sein de ses services. C’est le véritable combat qui vaille la peine d’être mené. Cela dit, je voudrais, au-delà de la DGTTM, interpeller les premiers responsables de bien des services où la corruption et la concussion ont pignon sur rue. Ce n’est pas moi qui le dis. Il suffit de parcourir les rapports du Réseau national de lutte anti-corruption (REN/LAC), pour comprendre que les services des douanes, impôts, marchés publics, santé, police municipale, etc, sont infectés et infestés par des délinquants à col blanc qui passent le temps à monnayer leurs services, foulant ainsi au pied l’éthique et la déontologie professionnelles. Et gare  à vous si vous refusez de glisser un billet de banque puisque votre dossier sera soigneusement rangé dans les tiroirs. Je sais que nombreux sont les agents publics qui ont usé leurs semelles dans les couloirs de la Solde sans jamais obtenir satisfaction pour la bonne raison qu’ils n’ont pas voulu « parler bon français », c’est-à-dire qu’ils n’ont pas voulu glisser quelques billets de banque. Voyez-vous ? Il n’y a pas que la DGTTM qui est concernée. Le mal est si profond qu’il a affecté toute l’Administration publique. Tant et si bien qu’il faut une thérapie de choc.

 

« Le Fou »

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