A la uneLa chronique du fou

LUTTE CONTRE LE TERRORISME AU BURKINA

Attention à ne pas jouer le jeu de l’ennemi !

Le Burkina Faso, ma chère patrie, a été une fois de plus frappé par des terroristes qui, le 14 novembre dernier, ont attaqué le détachement de gendarmerie d’Inata dans la région du Sahel. Le bilan encore provisoire fait état de 49 soldats et 4 civils tués. Et ce n’est pas tout. Car, peu avant, soit le 12 novembre dernier, ce sont sept policiers qui périssaient dans une embuscade dans le Séno alors qu’ils étaient en mission de sécurisation sur l’axe Dori-Essakane. J’oublie volontiers la mort, suite à l’explosion d’un engin improvisé, de deux femmes sur l’axe Arbinda- Koutougou et la destruction, par des hommes armés, d’un camp militaire en construction à Tomikorosso dans les Cascades.  On en était là jusqu’à ce qu’une nouvelle attaque à Foubé, vienne faucher la vie à une vingtaine de personnes dont une dizaine de pandores. J’avoue que j’ai tellement pleuré que mes larmes ont fini par se vider et mes yeux me font très mal. Par moments, je sens même que mon cœur saigne ; tant je n’ai de cesse de m’interroger sur l’avenir de mon pays. Pourtant, je me réjouissais, il y a quelques mois, de la montée en puissance que les Forces de défense et de sécurité (FDS) avaient opérée sur les forces du mal au point que la peur semblait avoir changé de camp. Mais ces dernières attaques semblent avoir douché mes espoirs et rappelé à tous que la lutte contre le terrorisme est un combat de longue haleine. Ce n’est pas le seul combat des FDS. Loin s’en faut ! C’est une lutte qui exige une synergie d’actions et l’union sacrée de tous les Burkinabè. Car, il est connu de tous que les terroristes se nourrissent de nos divergences. C’est pourquoi je regrette les sorties de certains acteurs de la classe politique ou de la société civile qui ne font que jouer le jeu de l’ennemi. Il faut donc que les uns et les autres se ravisent. Car, nous avons une lourde responsabilité devant l’Histoire.

 

 

Nous ne pouvons rien entreprendre de durable dans la division 

 

 

Nos enfants et petits-enfants nous demanderont des comptes si on leur lègue un pays invivable. Certes, je comprends le ras-le-bol qu’expriment les populations qui souffrent le martyre. Mais je souhaite, lors des manifs organisées par-ci et par-là, qu’en plus d’interpeller les dirigeants sur leurs responsabilités, les uns et les autres disent ouvertement non à la violence aveugle. Cela, je vous le dis, peut faire peur aux terroristes qui ne se plaisent pas à nous voir unis. N’oublions surtout pas l’adage qui dit que « mille poussins réunis font peur à l’épervier ». Nous devons d’autant plus rester soudés que le Burkina, contrairement aux autres pays, ne sait même pas qui l’attaque puisque la plupart des assauts meurtriers ne sont pas revendiqués même s’il est vrai que, comme le disent des sources sécuritaires, parmi les assaillants se comptent de plus en plus de Burkinabè. Le ministre de la Défense lui-même l’a avoué. Quant à la marche de demain 27 novembre, j’appelle les uns et les autres à la raison. Car, imaginez un instant, et là je touche du bois, si pendant cette manif survient une autre attaque. Voyez-vous ? Arrêtons de nous  battre parce que l’ennemi nous a déjà suffisamment battus ! Nous ne pouvons rien entreprendre de durable dans la division et les rancœurs. Bien au contraire, par certains de nos comportements, nous donnons même l’impression de jouer le jeu de l’ennemi qui rit sous cape.

 

« Le Fou »

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