HomeA la uneREELCTION DU PRESIDENT ZAMBIEN : Les défis qui attendent Hakainde Hichilema

REELCTION DU PRESIDENT ZAMBIEN : Les défis qui attendent Hakainde Hichilema


Appelés aux urnes, le 13 août 2026, pour choisir leur nouveau président et leurs députés pour les cinq prochaines années, les Zambiens avaient répondu présents. Et le suspense n’aura duré que quelques jours. Car, le favori de cette présidentielle qui n’est autre que le président sortant, Hakainde Hichilema, a été réélu avec 60% des voix contre 38% pour son principal challenger, Brian Mundubile, selon la Commission électorale. Cela dit, le spectre d’une crise postélectorale qui a plané sur ce scrutin s’est-il désormais éloigné ? Il faut le souhaiter. En effet, cette échéance électorale a été émaillée d’un cafouillage autour du dépouillement qui avait été suspendu puis repris après vérification d’informations faisant état de vols de bulletins et d’actes de violences contre de responsables électoraux. Et comme pour ne rien arranger, l’opposant Brian Mundubile avait affirmé avoir remporté la victoire, sans pour autant en fournir la preuve, et avait demandé que les résultats soient publiés immédiatement. En criant ainsi sa victoire avant l’heure, l’opposant avait donné l’impression de jeter de l’huile sur le feu. Une chose est pour le moins certaine : cette attitude ne participe pas à l’apaisement. Dans tous les cas, il faut éviter à tout prix une crise postélectorale car la Zambie revient de loin : un défaut de paiement à partir de 2020, où l’Etat n’arrivait plus à honorer ses engagements vis-à-vis de ses créanciers, et une inflation à deux chiffres, soit 24%, aujourd’hui redescendue à 9%. Malgré ces réussites du président sortant, qui vient de briguer un second mandat, la situation économique et sociale du pays ne semble pas avoir enregistré d’amélioration significative.Le chômage et la vie chère sont encore dénoncés par certains de ses compatriotes, si bien que les défis majeurs qui attendent le   nouveau président, sont connus. Les nouvelles mesures de Hakainde Hichilema, et du prochain Parlement qui comptera 282 membres, devront, sans doute, contribuer à renforcer le pouvoir d’achat des 22 millions de Zambiens qui ont connu des hauts et des bas depuis les difficultés financières de 2020.

 

La population attend beaucoup du nouveau président

 

Avec 64% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, ce double scrutin constitue une occasion de relever les défis auxquels le pays fait face.  Avec cette victoire, une seconde chance est donc accordée au président réélu pour honorer ses promesses de campagne de 2020. C’est d’ailleurs la principale critique qui lui est faite : le non-respect de certains de ses engagements, même s’il y répond en invoquant la situation difficile héritée de son prédécesseur. Quoi qu’il en soit, la population attend beaucoup du nouveau président, comme en témoignent les fortes attentes exprimées lors de la campagne électorale. En faisant mordre la poussière aux 12 autres candidats, le leader du Parti unifié pour le développement national (UPND), Hakainde Hichilema aura la lourde responsabilité de conduire des réformes ambitieuses pour une prospérité retrouvée dans ce pays d’Afrique australe. Il faut seulement      souhaiter que le climat post-électoral soit apaisé afin de permettre au vainqueur de dérouler dans la sérénité, son programme. Ce serait une façon d’honorer la mémoire de Kenneth Kaunda. Cela dit, si le président-candidat a réussi à damer le pion aux autres concurrents, c’est sans nul doute que l’opposition qui est partie en rangs dispersés à ces élections, n’a pas travaillé à se donner toutes les chances de succès. La multiplicité des candidatures qu’elle a optée comme stratégie, a contribué à l’exposer à l’emiettement de ses voix.

 

Boureima KINDO

 

 


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