HomeA la uneRESTITUTION DE TAMBOUR PAR LEUR DU PEUPLE EBRIE A LA COTE D’ IVOIRE :Ce n’est pas trop tôt

RESTITUTION DE TAMBOUR PAR LEUR DU PEUPLE EBRIE A LA COTE D’ IVOIRE :Ce n’est pas trop tôt


La restitution d’œuvres d’art par la France aux pays africains, se poursuit. Après le Bénin et le Sénégal, la Côte d’Ivoire a reçu une œuvre de grande importance. Il s’agit du tambour parleur du peuple Ebrié, autrefois appelé peuple tchaman. On pourrait dire que ce n’est pas trop tôt. Mais comme le dit l’adage, « mieux vaut tard que jamais ». Confisqué en 1916 par le colonisateur, cet objet était un puissant moyen de communication puisqu’il servait surtout à sonner l’alerte pendant l’arrivée des colons français. Sa restitution a été matérialisée par les ministres française et ivoirienne de la Culture, Rachida Dati et Françoise Remarck. Mieux, une proposition de loi avait été déposée au Sénat dont le vote a parachevé la restitution puisqu’avant cela, le tambour parleur a été cédé à la Côte à titre de prêt. Toujours est-il que le peuple ivoirien se réjouit déjà de son retour au bercail. On se rappelle que l’annonce avait été faite par le président français Emmanuel Macron, pendant le sommet Afrique-France qui s’était tenu à Montpellier. En tout cas, sur les bords de la lagune Ebrié, l’on se félicite de la restitution de cete œuvre d’art. Le jeu en vaut la chandelle d’autant plus que ces œuvres d’art volées ou pillées pendant la période coloniale constituent un pan important de l’Histoire africaine. Leur restitution permettra à la nouvelle génération africaine de mieux connaître les symboles forts de la lutte anti-coloniale. En effet, si la Côte d’Ivoire a longtemps réclamé la restitution de ses œuvres d’art, c’est parce qu’elles constituent, pour elle, de véritables trésors.  En tout cas, le retour du tambour parleur du peuple Ebrié, en Eburnie, va, à coup sûr, donner un autre visage au Musée des civilisations de la Côte d’Ivoire. Cela dit, il faut souhaiter qu’en plus du tambour, les autres objets, 148 total, soient restitués au pays d’Houphouët Boigny. Du reste, l’on peut se demander pourquoi la France a trainé les pieds dans la restitution de ces objets d’art aux différents pays africains qui en ont fait la demande. C’est vrai que ces objets ont apporté et continuent d’apporter beaucoup à la France, mais celle-ci doit se rendre à l’évidence qu’il est temps qu’elle les restitue à leurs vrais propriétaires, surtout que la plupart de ces objets ont été confisqués dans des circonstances douloureuses. De toute évidence, ce n’est un secret pour personne que la colonisation a fait beaucoup de mal à l’Afrique et faire de la résistance dans la restitution des objets confisqués pendant cette douloureuse période, c’est enfoncer le couteau dans la plaie.

 

“Le Pays”


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