HomeA la uneROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO : « Si Blaise Compaoré veut revenir au pays, il devra répondre devant la Justice »

ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO : « Si Blaise Compaoré veut revenir au pays, il devra répondre devant la Justice »


 

Le Premier ministre français Manuel Valls a effectué une visite au Burkina le 20 février 2016, pendant laquelle il a été reçu par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Ce dernier a accordé une interview à des confrères, en marge de cette visite.  Le terrorisme, la coopération militaire avec la France, le défi sécuritaire au Burkina Faso et les relations avec la Côte d’Ivoire, ont, entre autres, été évoqués lors de cet entretien. Lisez !

 

TV5 Monde : Monsieur le président Roch Marc Christian Kaboré, merci de nous accueillir ici au palais de Kosyam, merci de nous accorder cet entretien exclusif. Le Premier ministre français Manuel Valls, est venu ici rendre visite, rendre hommage et soutenir le peuple burkinabè qui a eu à faire face à des attaques terroristes récemment. Est-ce que comme lui, vous pensez que les terroristes s’attaquent lâchement aux jeunes démocraties ?

Roch Marc Christian Kaboré: Je voudrais d’abord saluer la venue du Premier ministre Valls au Burkina Faso. Cette une visite qui nous honore et qui est un témoignage de l’intérêt porté à l’acte odieux qui a été porté contre le Burkina Faso, le 15 janvier 2016. Pour ma part, je dirai tout simplement que le terrorisme s’en fout complètement de la démocratie. Comme vous le savez, ce sont des personnes qui, sur la base d’une conception erronée de la religion, visent à disloquer les économies des pays, à créer le non- Etat pour imposer leur vision obscurantiste. De ce point de vue, l’action qui est menée partout, puisqu’elle est maintenant mondiale, a cet objectif. C’est pour cela que nous devons nous mobiliser sur le plan national, régional et mondial pour mettre un frein à la progression de ce terrorisme.

TV5Monde : Après les attaques de Ouagadougou qui ont fait 30 morts, de nombreux Burkinabè, de nombreuses voix se sont élevées pour critiquer les forces de sécurité burkinabè qui n’ont pas réagi assez rapidement. Comment expliquez-vous qu’il a fallu l’intervention des forces spéciales françaises et américaines pour vous aider ? Et qu’est-ce que vous avez fait depuis, pour redynamiser les forces de sécurité burkinabè ?

Roch Marc Christian Kaboré: Je voudrais noter que le Burkina Faso, pendant longtemps, était un havre de paix. Et donc forcément les réflexes dans une telle situation ne sont pas systématiques. Deuxièmement, nos forces d’intervention étaient mal dotées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il était donc tout à fait logique que dans ce cadre, les forces spéciales françaises soient à nos côtés aussi bien avec les forces américaines, de concert avec les forces de sécurité burkinabè, pour nous permettre d’arriver à bout de ces terroristes qui ont eu beaucoup de temps et fait beaucoup de gâchis.
En attendant, nous sommes en train de travailler à la restructuration de ces forces d’intervention aussi bien en termes de formation, de dotation en matériels adéquats pour mener leurs missions, mais également au niveau de l’armée, nous sommes en train de travailler à la formation de forces spéciales pour pouvoir faire face à ce nouveau défi. Parce que désormais, le Burkina Faso qui était épargné des attaques terroristes, est obligé d’intégrer cela dans sa vie quotidienne.

TV5Monde : Pour cette formation de ces forces spéciales, vous avez demandé justement au Premier ministre Manuel Valls d’être aidé, de bénéficier d’une coopération qu’elle soit française ou américaine ?


Roch Marc Christian Kaboré: Nous avons demandé et je crois que nous avons été bien compris, en termes de formation et d’équipement minimum aussi bien pour la gendarmerie que pour la police et également en termes de formation de nos forces spéciales. Tout ce paquet de demandes a été exposé et je pense que nous avons été entendus.

TV5Monde : Le défi numéro un maintenant de votre gouvernement, c’est la sécurité. On apprend çà et là qu’il y a un développement de milices, de groupes d’auto- défense qui se mettent en place à Ouagadougou…


Roch Marc Christian Kaboré: La sécurité est certainement un nouveau défi qu’il nous faut relever. Mais vous savez que la sécurité a des conséquences au niveau budgétaire. C’est pour cela que nous avons expliqué au Premier ministre Valls que tout en luttant contre le terrorisme, nous devons lutter aussi pour le développement. Il est évident qu’il y a un combat militaire de renseignement à mener contre le terrorisme. Mais si nous ne faisons pas en sorte qu’il y ait le développement, de l’espoir, du travail pour les jeunes, le terreau sur lequel travaillent les terroristes sera maintenu. Cela veut dire que les terroristes travaillent aujourd’hui sur la pauvreté et sur la misère. Donc il est important que tout en travaillant à la lutte pour la sécurité, nous travaillions pour le développement de notre pays.

TV5Monde : Justement cela fait deux mois que vous êtes à la Présidence. Qu’est-ce que vous pouvez annoncer concrètement en direction des jeunes et de la population ? Vous avez des mesures, des annonces à faire sur des plans concernant l’emploi ou la lutte contre la pauvreté ?

Roch Marc Christian Kaboré: Après tout ce que nous avons vécu sous le régime de Blaise Compaoré et sous la Transition, je pense qu’il ne faut pas non plus rêver que le Burkina Faso sera par enchantement transformé en une zone d’emplois. Nous avons déjà lancé des annonces lors de notre candidature qui vont se concrétiser bientôt. La première est que nous avons décidé qu’il fallait faire en sorte que tous ceux qui ont fait l’université, qui sont sortis de la première année jusqu’à la maîtrise et qui, depuis, n’ont pas de travail, nous sommes prêts à les recruter et à les former afin qu’ils puissent donner leur contribution à l’enseignement primaire et au secondaire. Nous avons également décidé de recruter dans chaque village, des assistants communautaires de santé pour la prévention au niveau de la santé. Ce sont des annonces qui vont se mettre en place très rapidement.
Nous sommes aussi obligés de mettre en place des activités structurantes pour l’économie. C’est pourquoi nous avons dit qu’il fallait mettre l’accent sur le développement de l’agriculture, de l’élevage mais en même temps travailler au développement des petites et moyennes entreprises qui vont permettre à nos jeunes de pouvoir s’investir là-dedans. Et pour ce faire, nous sommes en train de rechercher les lignes de crédit qui vont permettre d’encourager ces jeunes, les former, les faire préparer des dossiers pour permettre de les accompagner dans ce domaine.

TV5Monde : Pour vous, c’est l’Etat qui doit jouer ce rôle ou bien vous avez envie de vous appuyer aussi sur le partenariat public-privé ?

Roch Marc Christian Kaboré: C’est l’Etat qui recrute chaque année dans la fonction publique normalement mais nous devons travailler à ce que le privé également puisse recruter du personnel à travers les petites et moyennes entreprises. Mais nous travaillerons dans le cas du développement de nos chantiers, notamment les infrastructures et d’autres domaines, à un partenariat public-privé qui vont permettre de réaliser ces programmes.

TV5Monde : On va venir à vos relations qui sont complexes avec la Cote d’Ivoire, avec l’affaire des écoutes téléphoniques et les mandats d’arrêts internationaux contre Guillaume SORO, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne et contre l’ancien président Blaise Compaoré dans l’affaire Thomas Sankara. Vous vous êtes vus avec le président ivoirien Alassane Ouattara à Addis Abeba. Qu’est-ce que vous vous êtes dits ?

Roch Marc Christian Kaboré: Je voudrais d’abord vous rassurer que les relations entre la Cote d’Ivoire et le Burkina Faso sont excellentes, malgré tout ce qu’on peut dire. Hier 19 février 2016 dans la soirée, nous avons eu une conversation téléphonique avec le président Alassane Ouattara. Je crois que les enjeux qui nous lient sont plus forts que les préoccupations que vous évoquez et ce sont des enjeux historiques. Nous avons des chantiers ensemble au plan des infrastructures, un commerce que nous développons entre nos deux pays, environ quatre millions de Burkinabè qui vivent en bonne entente avec les Ivoiriens. Nous travaillons également pour que des Burkinabè, notamment les éléments de l’ex-RSP qui se sont rendus à Abidjan, contre lesquels nous avons également lancé des mandats d’arrêt, soient extradés au Burkina Faso.

TV5Monde : Et vous pensez justement qu’ils vont être rapatriés ? Vous êtes optimiste ?

Roch Marc Christian Kaboré: Des efforts sont déjà en cours et je crois que très bientôt nous aurons quelques informations d’eux.

TV5Monde : Monsieur le président comment faire ? Parce que la Justice burkinabè travaille sur ces mandats d’arrêt et du côté d’Abidjan, on sait que cela fâche. Comment vous gérez cela entre la real politique et votre opinion publique qui demande des résultats à la Justice ?

Roch Marc Christian Kaboré: Pour nous, nous disons que nous sommes dans un Etat de droit et nous sommes soucieux de l’indépendance de la Justice. C’est pour cela que lorsque le président Alassane Ouattara a dit qu’il souhaitait que nous en discutions au plan diplomatique, nous avons estimé que nous pouvions poursuivre ce débat diplomatique qui est un débat de renforcement de la coopération et de l’amitié entre nos deux pays, tout en considérant également que la Justice a son indépendance et poursuit son travail. D’aucuns ont laissé comprendre que le président du Faso a voulu tordre le bras à la Justice pour demander instamment qu’on lève le mandat d’arrêt contre Guillaume SORO, mais cela n’a jamais été le cas. Et je crois que les discussions qui sont menées aujourd’hui au sein du corps judiciaire sont des discussions qui ont trait à la qualité et à la procédure avec lesquelles les mandats d’arrêt ont été établis.

TV5Monde : Vous encouragez la Justice burkinabè à continuer son travail en toute honnêteté ?

Roch Marc Christian Kaboré: Je vous ai dit que la Justice est indépendante. Je n’ai ni l’encourager, ni à la décourager. Chacun est dans son domaine. Je suis président du Faso et les réformes de la justice ont fait en sorte que depuis lors, ni le président du Faso, ni le ministre de la Justice ne sont membres du Conseil Supérieur de la Magistrature. Donc, c’est une Justice qui est indépendante. Notre rôle, en tant que jeune démocratie, c’est de travailler à ce que cela soit une réalité.

TV5Monde : Pour vous le retour de Blaise Compaoré, l’ancien Président, pour qu’il passe en jugement est une question importante que vous voulez absolument avant la fin de votre mandat ?

Roch Marc Christian Kaboré: Nous avons dit simplement que nous devons travailler à la réconciliation nationale et que cette réconciliation nationale passe par la vérité, la justice et le pardon. Pour nous, si Blaise Compaoré veut revenir au pays, il devra répondre devant la Justice, de ce pour quoi il est accusé. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Il a le droit de revenir mais voilà la condition et comme je le dis, nul n’est au-dessus de la loi.

TV5Monde: Si la Justice burkinabè demande que l’ex-président soit extradé vers Ouagadougou, est-ce que le président ivoirien va l’accepter ?

Roch Marc Christian Kaboré: Pour l’instant, nous l’avons demandé mais nous n’avons pas encore de résultats. Nous avons par ailleurs appris qu’il a acquis la nationalité ivoirienne et que par conséquent, selon des textes, on ne doit pas extrader des Ivoiriens vers d’autres pays. Vous savez, en matière de droit, on peut trouver beaucoup de subterfuges. Pour l’instant, notre mandat d’arrêt est toujours d’actualité en ce qui le concerne et en ce qui concerne les autres Burkinabè pour lesquels des mandats d’arrêt ont été déposés auprès de la Côte d’Ivoire.

TV5Monde : Monsieur le Président vous portez aujourd’hui le Faso Dan Fani, ce pagne traditionnel burkinabè qui a été mis à la mode sur le devant de la scène par l’ex-Président, feu Thomas Sankara. C’est un symbole du « Made in Burkina », le symbole du coton que le Burkina produit, celui de l’émancipation des femmes. Pour vous, la solution pour le Burkina passe-t-elle par la transformation de ce coton et des matières premières afin de créer des emplois pour les jeunes et de leur éviter d’avoir envie de traverser la mer pour rejoindre l’Europe et de prendre des risques ?

Roch Marc Christian Kaboré: Tout à fait. Le port du Faso Dan Fani est non seulement un symbole mais notre souhait est que ça soit vraiment une mentalité. Parce que nous ne pouvons pas développer notre économie si nous ne consommons pas ce que nous produisons. Et c’est pourquoi nous devons encourager aussi bien dans le coton que dans l’agriculture en général, la production et la consommation de nos produits. Parce que c’est bien beau de crier à la vie chère mais si nous voulons consommer les produits qui sont importés, il faut s’attendre à payer le prix qu’il faut payer. Et nous devons faire en sorte que ce qui est positif dans notre culture aussi bien culinaire que vestimentaire et dans d’autres secteurs, nous puissions le mettre en exergue. Cela créera des emplois et nous donnera des valeurs culturelles beaucoup plus fortes. C’est tout cela qui est important pour nous. Il faut que nous travaillions à ce que les Burkinabè consomment burkinabè.
Il faut noter que nous sommes un gros producteur de coton mais seulement 2% de coton sont transformés au Burkina. Donc obligatoirement il y a une réorientation à faire pour que le coton burkinabè soit usiné ici et que nous puissions faire en sorte que nous produisions des tissus au Burkina Faso.

TV5Monde : Justement vous lancez un appel aux investisseurs privés ou encore vous pensez que c’est le rôle de l’Etat de construire des usines ?

Roch Marc Christian Kaboré: On lance un appel aux investisseurs privés. Il y en a déjà pas mal qui tapent à la porte pour demander s’ils ont la possibilité de reprendre l’ancienne Faso Fani qui était une usine de production du textile que nous avions au Burkina Faso. Et nous sommes en discussions.

Burkina Info : Par rapport aux Koglwéogo, ces groupes d’auto-défense, dans l’opinion, la question crée la psychose. Est-ce que oui ou non il faut les dissoudre parce qu’ils n’ont même pas d’autorisation légale ? Et quand on voit des actes qu’ils posent, les Burkinabè sont inquiets. On veut vous entendre sur le sujet. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Roch Marc Christian Kaboré: Je voudrais dire que partout, l’Etat n’existe pas en termes de sécurisation des populations. Il est évident que se pose le problème de cette formation de groupes d’auto sécurité qui s’est développé et qui ont proliféré de façon tranquille sans que l’on ne soit au courant.
Pour moi, personne n’est au-dessus de la loi. Même si ce n’était pas intitulé Koglwéogo, il y aurait toujours des groupes d’auto- défense dans les villages. Même à Ouagadougou, il fut un temps où les voleurs étaient pourchassés, tués parce que les populations considéraient que l’Etat ne jouait pas son rôle en termes de justice et de lutte contre le banditisme.
Pour moi, personne n’est au-dessus de la loi, cela veut dire que si des groupes attrapent des voleurs ou des délinquants et les remettent à la gendarmerie ou à la police pour que la procédure normale de justice s’enclenche, je n’ai aucun problème avec cela. Mais s’il doit y avoir des dérapages qui portent atteinte aux droits de l’Homme, à la vie des hommes, ces personnes doivent répondre instamment devant la Justice. C’est clair.
L’autre aspect que je voulais poser, c’est que quelque chose qui n’existe pas légalement et dire qu’elle doit être dissoute me pose un problème. Je crois qu’il faut créer des passerelles de dialogue pour permettre de résorber progressivement cette situation. C’est pourquoi les instructions ont été données pour que désormais toutes les situations de dérapage soient sanctionnées avec la plus forte énergie. Ce n’est que de cette manière que nous allons progressivement arriver à remettre les gens dans les normes de travail qu’il faut. Parce que la police a toujours besoin certainement des personnes qui l’aident dans son travail. Bien que nous ayons 32 000 policiers aujourd’hui, ils n’ont pas les moyens d’assurer la sécurité de tout le territoire. Quand un paysan a perdu ses dix bœufs et qu’on les lui retrouve, il ne cherche pas à savoir quels moyens on a utilisé ; il est tout simplement heureux. Et c’est cette contradiction que l’on retrouve entre le village où ces groupes agissent et ont le soutien des habitants et la ville où nous considérons que l’Etat doit être partout sur l’ensemble du territoire.

RTB /Télé : Comment le Burkina Faso peut-il s’y prendre pour le retour des ex-RSP en Côte d’Ivoire et qui constituent une menace sécuritaire pour ce pays ?

Roch Marc Christian Kaboré: Les ex-RSP qui sont en Côte d’Ivoire ne sont pas très nombreux. Le plus gros lot de ces ex-RSP est réparti dans les casernes et ce que nous devons demander, c’est que ces personnes rentrent dans la conception de l’Armée républicaine. Ceux qui sont à l’extérieur, nous avons lancé des mandats d’arrêts contre eux. Ces mandats d’arrêts que nous avons lancés en demandant aux autorités ivoiriennes de s’en occuper, commencent à porter leurs fruits. Nous nous en réjouissons et nous encourageons toujours les autorités ivoiriennes à poursuivre ce travail. Parce que tous ceux que nous avons appréhendés au Burkina Faso n’ont pas été exécutés, contrairement à ce qui a été dit. Tout le monde passera au Tribunal, sera jugé et écopera de la peine qu’il mérite. De ce point de vue, c’est la coopération policière et de gendarmerie qui va nous permettre de résorber le cas de ces quelques dizaines de personnes qui sont à Abidjan et de les faire rentrer au pays pour que nous puissions terminer avec ce processus de coup d’Etat qui a eu lieu dans notre pays.

Source : Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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  • Les citoyens burkinabè en particulier et l’opinion publique en général devraient faire l’effort de comprendre qu’il faut accorder un peu de temps au nouveau Premier ministre Paul Kaba THIEBA pour fonder son programme gouvernemental sur des bases réalistes et solides. Ceux qui se précipitent pour l’accuser de ne pas connaître les réalités du pays lui font un mauvais procès. Avec les technologies de l’information et de la communication de nos jours, on n’a pas besoin de résider longtemps au Burkina pour savoir les problèmes majeurs qui s’y posent. Le premier ministre THIEBA connaît très bien les réalités du pays avec des détails techniques mieux que plusieurs compatriotes à la critique facile et non rationnelle. D’ores et déjà, il est en train de trouver des mécanismes pour relancer l’économie nationale qui végète depuis 2011 dans un marasme qui amenuise le développement. Ainsi, le projet SYLVIE pour les opérations douanières à travers une Platte forme numérique qui était resté théorique depuis plus d’un an, vient d’être activé par le premier ministre en février 2016.Cela réduit le temps des procédures qui est passé de 20 jours à 3 jours. Ce mécanisme contribue aussi à lutter contre la corruption entre commerçants et douaniers et booste le trésor public. Un second projet novateur du premier ministre porte sur la création d’une caisse de dépôt qui existe dans certains pays comme le Sénégal et qui permet de constituer des garanties financières pour les banques pour financer des réalisations économiques et sociales sur le long terme. Ce mécanisme pourra permettre aux banques d’accorder par exemple des prêts pour des logements sociaux à des taux très bas à la portée d’une couche large de la population active. Par conséquent, comme disent les dioulas,il faut aller doucement(doni doni) avec le premier ministre THIEBA qui a des idées originales pour relancer l’économie nationale au profit de tous.

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