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ASSASSINAT DE RELIGIEUX AU BURKINA. : Le tournant !

 

Le Burkina Faso, pays des Hommes intègres, est en train de toucher le fond. C’est le moins que l’on puisse dire avec l’attaque enregistrée, hier, 12 mai 2019, à Dablo dans la région du Centre-Nord au cours de la laquelle un prêtre et cinq de ses fidèles ont été froidement assassinés après que des hommes armés, venus d’on ne sait où, se sont frauduleusement introduits dans leur église. C’est la deuxième attaque du genre, en l’espace de deux semaines, la première ayant été perpétrée à Silgadji, dans la région du Sahel où un pasteur et cinq de ses fidèles avaient aussi été abattus par des marchands de la mort alors même qu’ils étaient en pleine séance de prière. Voyez-vous ? Il s’agit là d’un véritable tournant. Les terroristes ont plus d’un tour dans leur sac. En effet, après avoir tenté de dresser les communautés les unes contre les autres, en témoignent les évènements malheureux de Yirgou et d’Arbinda, les malfaiteurs des temps modernes cherchent à tout prix à briser la co-existence pacifique qui a longtemps existé entre chrétiens et musulmans au Burkina. Ils pensent, par ces actes lâches et barbares, mettre le pays à feu et à sang ; eux qui, pendant longtemps, passaient leur temps à harceler les Forces de défense et de sécurité avant, plus tard, de jeter leur dévolu sur les pauvres enseignants, espérant ainsi tuer l’école burkinabè. C’est le lieu donc d’en appeler à la responsabilité et à la vigilance des leaders religieux qui, pour ne pas jouer le jeu de l’ennemi, doivent lui opposer l’amour et le respect de l’autre dans sa différence.

Les terroristes ne sont pas aussi courageux qu’ils tentent de le faire croire

Car le Burkina est un pays de tolérance où à l’intérieur d’une même famille, on peut trouver plusieurs sensibilités religieuses. Ne nous trompons donc pas de combat. C’est le seul moyen pour nous de préserver notre vivre-ensemble qui, jadis, faisait de notre Burkina un havre de paix ; toute chose qui avait valu des félicitations du Pape François au président Roch Marc Christian Kaboré au cours d’une visite au Vatican. En tout cas, pour revenir à l’attaque de Dablo, elle constitue un pied de nez aux Forces de défense et de sécurité du Burkina d’autant qu’elle intervient quelques heures seulement après le lancement de l’opération Ndofu dans les régions du Centre-Nord, du Nord et du Sahel. Elles doivent comprendre qu’elles sont sur un terrain presque sous coupe réglée des groupes armés et que le combat promet d’être rude mais aussi de longue haleine. Mais comme on le sait, les terroristes sont ainsi faits qu’ils craignent aussi la mort. Ils ne sont pas aussi courageux qu’ils tentent de le faire croire. Ce qui explique qu’ils n’acceptent pas le corps-à-corps, préférant multiplier les attaques par surprise et les embuscades. C’est dire donc qu’ils ne sont pas invincibles. A l’instar de Utapuanu qui a permis de réduire la voilure des terroristes dans la région de l’Est, Ndofu peut porter l’estocade à ceux-là qui, de jour comme de nuit, sèment la mort et la désolation au Nord, Centre-Nord et Sahel.

« Le Pays »

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