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ATTAQUE D’UN POSTE MILITAIRE AU NIGER:Comment arrêter le décompte macabre?

C’est à croire que les terroristes ne veulent pas donner du répit à l’armée nigérienne. Après les attaques meurtrières en fin d’année dont celle d’Inates qui aura coûté la vie à une soixantaine de militaires, les forces du mal ont encore frappé hier, 9 janvier 2020 à Chinagoder. Le bilan fait état d’une trentaine de militaires tués et une soixantaine de terroristes abattus. C’est dire si le Niger commence l’année 2020 dans la désolation.  Cette énième attaque sanglante est la preuve, s’il besoin en est, que les terroristes qui écument le territoire nigérien disposent d’une puissance de feu hors du commun. Face à ces assauts  à répétition, l’on se demande quel antidote trouver ?  Comment arrêter la spirale de la mort ? Comment mettre fin à ce décompte macabre ? Car, ni le Niger, ni le Burkina encore moins le Mali ne sont épargnés. Disons le net, l’heure est grave car, c’est la survie même de ces pays qui est ici, en jeu. C’est pourquoi il est impératif de mutualiser les renseignements, les moyens humains et matériels. Car, de plus en plus, les terroristes n’hésitent plus à se coaliser pour mener des attaques d’envergure.

Tant que le Nord-Mali restera un nid de terroristes, l’insécurité au Sahel aura de beaux jours devant elle

En tout cas, il est temps d’œuvrer à mettre fin à la comptabilité macabre dans les trois pays. Pour ce faire, une opération de dératisation s’impose pour mettre hors d’état de nuire ces groupes  terroristes qui sont en passe, si ce n’est déjà fait, de mettre le Sahel sous coupe réglée. Mais, que l’on ne s’y trompe pas : tant que le Nord-Mali restera un nid d’abeilles où des individus sans foi ni loi pourront toujours trouver refuge après leurs forfaits,  l’insécurité au Sahel aura de beaux jours devant elle. Et ce n’est pas demain la veille que l’on viendra à bout du terrorisme dans ces contrées. En tout état de cause, l’on ne saurait raisonnablement aborder cette question sans évoquer la question du statut de la ville de Kidal qui appelle à une clarification. D’autant que de plus en plus, des voix s’élèvent jusque dans des palais présidentiels, pour attirer l’attention sur le cas de Kidal. Car, tout porte à croire que tant que la ville rebelle du Nord-Mali échappera au contrôle de Bamako et sera l’objet d’ambigüités de la part de la communauté internationale, les pays du Sahel ne connaîtront jamais la paix.

 

DZ

 

 

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