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ATTAQUE TERRORISTE EN PLEINE CAN EN EGYPTE: Un pied de nez à Al-Sissi

 

Six policiers et un officier ont trouvé la mort dans une attaque perpétrée le 25 juin dernier près d’Al-Arich, dans le nord du Sinaï, en Egypte. Les assaillants ont visé un « Centre de rassemblement » de la Police égyptienne, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur qui précise que le Nord du Sinaï est une région isolée où sévit une insurrection djihadiste armée.

Certes, l’Egypte, faut-il le rappeler, connaît des attaques terroristes meurtrières comme par exemple, celle de novembre 2017, qui avait visé la grande mosquée du Caire, qui avait laissé plus de 300 cadavres sur le carreau. Mais cette nouvelle attaque a quelque chose de particulier en ce sens qu’elle intervient en pleine Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se joue au pays des Pharaons. Il est vrai que les stades où se jouent les matches de football sont placés sous très haute sécurité et se trouvent à bonne distance du Nord-Sinaï, mais il reste que cette attaque provoquera, à n’en point douter, une psychose chez les différentes délégations étrangères présentes sur le sol égyptien.

En tout cas, les terroristes voudraient troubler la fête du ballon rond, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.

Al-Sissi doit se secouer

 Dans ces conditions, il ne serait pas surprenant que dans les jours à venir, des matches se jouent avec des gradins vides, la peur s’étant emparée des supporters. Or, ce sont ces derniers qui vont vivre les matches ; ce qui leur vaut l’appellation bien connue de « douzième joueur » d’une équipe de football. En tout cas, c’est un doigt d’honneur que les terroristes viennent de faire au maréchal Al-Sissi.

A lui de travailler à relever le défi de la sécurité de sorte que la compétition se termine dans le calme et la sérénité. Car, ce n’est pas par hasard que l’organisation de la CAN a été confiée à l’Egypte après que les premiers responsables de la Confédération africaine de football (CAF) eurent jugé le Cameroun incapable et cela, pour, entre autres raisons, manque d’infrastructures d’accueil, mais aussi et surtout, crise sécuritaire dans la région anglophone.

Si, si, Al-Sissi doit se secouer d’autant qu’en plus de l’honneur qui lui revient d’abriter la CAN, il est le président en exercice de l’Union africaine (UA) et cela pour une denrée d’un an. Du succès donc de l’organisation de cette CAN, dépendra sa renommée de militaire intraitable qui ne recule devant rien. On attend de voir.

 B.O

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Un commentaire

  1. Al Sissi lui même est un criminel. Il tué des milliers d’égyptiens lors de son coup d »état. Et puis quelques jours avant la CAN, le premier président démocratiquement élu est mort de manière suspecte dans le tribunal militaire. Je pense que c’est un autre crime de Al Sissi.
    Dénoncer plutôt les crimes d’Al Sissi ou dénoncer le silence des soi disantes démocraties occidentales (USA, France, Allemage, UK, U.E, ….) face aux crimes de Al Sissi contre le peuple égyptien.

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