A la uneLa chronique du fou

DIFFICILE ACCES A L’INTERNET DANS LES HOTELS AU BURKINA

Les conséquences de la gestion artisanale

L’autre jour, dans la recherche de ma pitance quotidienne, j’ai vu un homme très en colère dans le hall d’un hôtel de la place dont je tais volontairement le nom. Me renseignant, j’apprends que cette montée d’adrénaline a pour origine, le difficile accès à l’Internet dans sa chambre d’hôtel. Pensant d’abord à une fable, je fus ensuite sidéré lorsqu’on m’apprit que ce que je venais de voir n’était que la partie visible de l’iceberg car, à Bobo, Koudougou, Kaya, Ouahigouya… les clients de bien des hôtels sont confrontés aux mêmes difficultés sinon à pire. Et pourtant, bien que n’étant pas un habitué des hôtels, il m’arrive d’entendre parler de « chambres climatisées avec Wifi gratuit » et je sais que je ne suis pas le seul à avoir entendu cela. C’est dire si cette phrase n’est qu’un simple appât pour attirer la clientèle. Pourquoi donc faire la publicité d’un service dont on ne dispose pas ou dont on ne dispose, mais de qualité mauvaise ? Si ce n’est pas de l’escroquerie, cela y ressemble. En tout cas, on comprend difficilement que quelqu’un qui veut s’ouvrir au monde ou connecter ses clients au reste de la planète, ne puisse pas se donner les moyens d’avoir une connexion digne de ce nom. En vérité, si l’on vit cette situation, c’est sans nul doute parce que certains promoteurs d’hôtels ne font pas de l’accès à Internet pour leurs clients, une priorité. Et cela peut se comprendre aisément, étant donné que nombre d’hôteliers évoluent dans l’informel. Un vrai professionnel mesure l’importance pour son hôtel, de disposer d’Internet au débit fluide. On n’aurait donc pas tort d’affirmer que le difficile accès à l’Internet dans les hôtels, n’est que le reflet d’une gestion artisanale. Car, en ce XXIe siècle, l’Internet ne doit pas être un luxe. Même, si le Fou n’est pas sur WhatsApp, Twitter, Facebook, je sais que ces réseaux sociaux facilitent la communication entre amis, parents et même collègues s’ils ne permettent pas de se faire des relations hors du pays « Le client est roi », dit-on. Mais combien sont-ils à en faire leur credo ?

Le gouvernement doit ouvrir l’œil et le bon

Car, il arrive même parfois qu’on oblige certains clients à se rendre à la réception pour avoir la connexion Internet. Ce qui n’est ni plus ni moins qu’un manque de respect vis-à-vis du client qui devrait pouvoir se connecter à l’Internet depuis sa chambre d’hôtel. C’est le minimum qu’on puisse demander à un hôtelier ! Cela dit, si les acteurs du secteur se permettent le luxe de priver les clients de l’Internet auquel ils ont pourtant droit, c’est peut-être aussi parce que l’autorité de tutelle n’est pas toujours regardante sur certains aspects de la gouvernance dans le domaine de l’hôtellerie. En tout cas, il y a quelque chose à faire pour que la connexion à Internet ne soit plus un casse-tête burkinabè surtout dans nos villes secondaires. Chacun à son niveau doit savoir ce qu’il doit faire. Mais il n’y a pas que les hôtels qui connaîssent ces problèmes de connexion à Internet. Bien des administrations publiques de l’Etat vivent le même problème. Vivement que cessent ces services de piètre qualité ! Le Fou que je suis, félicite par contre les hôteliers qui font preuve d’honnêteté et de professionnalisme, en permettant à leurs clients de naviguer à n’importe quelle heure dans le confort.

‘’Le Fou’’

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