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FRANCIS NEYA COORDONNATEUR DE LA COSCA A PROPOS DU DIALOGUE INCLUSIF MAJORITE/OPPOSITION : « Il n’y a pas de compromis qui puisse être accepté »

La Coordination des organisations de la société civile pour l’alternance (COSCA) a organisé une rencontre avec les Hommes de médias le 3 octobre 2014, à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre, la COSCA a donné son point de vue sur le dialogue inclusif entre Majorité et Opposition, initié par le chef de l’Etat Blaise Compaoré.

Pour Francis Neya, coordonnateur de la Coordination des organisations de la société civile pour l’alternance (COSCA), le dialogue inclusif entre Majorité et Opposition politique ne pourrait avoir un compromis acceptable. « Il n’y a pas de compromis qui puisse être accepté dans ce dialogue », a-t-il dit, lors de la conférence de presse animée par la coordination le 3 septembre dernier. Car estime-t-il, des cinq points qui ont été retenus pour servir de base dans le dialogue, deux sont non négociables, à savoir la question de la modification de l’article 37 de la Constitution et celle de la mise en place du Sénat. Au regard de ces aspects, « je ne pense donc que l’Opposition ne serait pas allée au dialogue si tous les points de discussions avaient été définis au préalable », a-t-il estimé. S’agissant toujours du compromis du dialogue, Michel Rabo, membre de la COSCA, a fait savoir que l’on s’attendait à ce que le président du Faso pose à l’Opposition, la question des garanties dont il pourrait bénéficier après son retrait de l’élection présidentielle de 2015. Pour la COSCA, l’absence du président sur la table de discussion ne pourrait se comprendre, car il est le principal concerné dans ce dialogue. « Le problème a trait à sa personne. Mais il se met au-dessus, comme si ce sont les deux parties (Majorité et Opposition) qui sont en confrontation », a-t-il assené. Et le coordonnateur de la COSCA de se demander comment un capitaine d’une équipe peut régler un différend entre son équipe et une autre équipe. A en croire Francis Neya, le président a toujours traité son Opposition avec mépris et dédain. « C’est pourquoi nous l’invitons à clarifier son statut et ses objectifs dans la discussion », a-t-il martelé. Par ailleurs, la COSCA a affirmé qu’aucune négociation pour la tenue d’un référendum tendant à sauter le verrou de la limitation des mandats ne sera tolérée, pas même un référendum couplé aux élections présidentielles. Pour cela, la coordination a réaffirmé son soutien à l’Opposition politique et a interpellé le chef de l’Etat sur les conséquences « graves » que pourrait connaitre l’ordre social, si le corps électoral venait à être convoqué pour l’organisation d’un référendum.

Adama SIGUE

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