LETTRE OUVERTE AU PROCUREUR DU FASO : « Madame, je vous exhorte à la vigilance et à la persévérance »

LETTRE OUVERTE AU PROCUREUR DU FASO : « Madame, je vous exhorte à la vigilance et à la persévérance »

Revenant sur l’affaire de tentative présumée d’assassinat de Inoussa Kanazoé, qui avait valu l’arrestation suivie de la libération de Moussa Kouanda et deux autres personnes présentées comme étant des complices, l’auteur de la lettre ouverte ci-dessous exhorte madame le procureur du Faso à la vigilance. Lisez plutôt  !

 

Les turpitudes de la marche de notre pays l’ont été en partie par la faute d’une justice aux ordres, qui servait les puissants au détriment des faibles. Une situation qui a fini par engendrer la justice de la rue, signe profond d’une exaspération réelle des justiciables. Il était alors temps que ceux qui étaient   patriotes, hommes et femmes intègres, redonnent à la justice un souffle nouveau et aux citoyens un espoir nouveau.

Oui, madame le procureur, je crois en la justice de mon pays et je vous félicite, car vous êtes l’illustration parfaite de l’indépendance de celle-ci. En effet, dans un monde où l’argent s’installe en commandeur des consciences, vous avez eu la bravoure de vous autosaisir du dossier de fraude fiscale, de blanchiment d’argent… impliquant le richissime  Inoussa Kanazoé et ses collaborateurs. Alors que certains pensaient à une manipulation politicienne, vous avez pris l’opinion nationale et internationale à témoin, à travers une conférence de presse où tous les faits d’accusation ont été mis au grand jour.

C’est en attendant que cette affaire connaisse son dénouement qu’un épisode non moins rocambolesque de tentative d’assassinat sur la personne de Inoussa Kanazoé, fit son apparition. Le présumé commanditaire n’est autre que Moussa Kouanda, ex-partenaire de Inoussa Kanazoé. Le film qui nous a été présenté par les médias, laisse entrevoir, entre autres, qu’un des présumés complices de Kouanda du nom de Coulibaly, aurait été victime de subornation par le camp Kanazoé. Malgré ce qui ressemble à un montage savamment orchestré, le juge s’est voulu imperturbable. Aucune charge n’a été retenue contre Kouanda Moussa et ses coaccusés, selon son avocat. Là aussi, je me permets de féliciter la Justice quand on peut imaginer les moyens mis ou qui pouvaient être mis en œuvre pour une issue contraire.

En tant qu’observateur de la scène nationale et suivant avec intérêt les dossiers Kanazoé et Kouanda, je réaffirme ma foi en la Justice burkinabè qui se montre de plus en plus digne et proche des populations. C’est pourquoi je ne peux m’empêcher de penser à tous ces innocents qui croupissent dans les prisons, à cause de systèmes judiciaires nourris par des prédateurs qui ne jurent que par leur puissance financière et leur dextérité dans le mensonge.

Madame le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, tout en vous félicitant pour la droiture dans le travail abattu, je vous exhorte à la vigilance et à la persévérance,  car il ne serait pas exclu que de faux témoins vous soient envoyés d’autres pays.

Mais, ne dit-on pas qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ? En ma qualité d’homme de paix et coordonnateur général du TOUBA (Tous Unis pour un Burkina Apaisé), j’invite les protagonistes, malgré la profondeur des divergences, à se surpasser pour fumer le calumet de la paix des braves, car dans cette guerre d’éléphants, personne n’aura à gagner : ni les fourmis, ni les arbustes ne seront épargnés.     

                                 

Le coordonnateur général  TOUBA (Tous Unis pour un Burkina Apaisé)

                                                                                      

Richard SILGA

 

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