LOTISSEMENT DANS LA COMMUNE RURALE DE BINGO : Les habitants crient à l’injustice

LOTISSEMENT DANS LA COMMUNE RURALE DE BINGO : Les habitants crient à l’injustice

Le mouvement de solidarité pour le droit au logement (MSP-DRO.L) et la coordination du Collectif des habitants africains du Burkina (CHA) ont organisé une conférence de presse le 22 août 2015 au Centre national de presse Nobert Zongo à Ouagadougou. Le but était de dénoncer les malversations au niveau des parcelles par l’ancien préfet de ladite commune, Abdoulaye Kikièta, qui est actuellement en poste au ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, mais aussi de demander à ce que justice soit rendue aux autochtones de la commune.

 

Ils étaient nombreux à prendre part à cette rencontre avec les Hommes de média le 22 août dernier à Ouagadougou. Eux, ce sont les habitants autochtones et propriétaires terriens de la commune rurale de Bingo qui, par la voix du vice-président du MSP-DRO.L et coordonnateur du CHA, Seydou Traoré, ont manifesté leur mécontentement contre, ont-ils dit, la malversation et le détournement des parcelles par les autorités de leur commune. Leur porte-parole, Seydou Traoré, a dénoncé le comportement de Abdoulaye Kikièta, préfet à l’époque dans cette commune, qu’il accuse d’avoir pillé les parcelles des habitants, procédé à des lotissements illégaux, déguerpi les habitants et provoqué la division chez ces derniers. Au départ, a-t-il souligné, le maire de la commune, Dieudonné Zaïda, soutenait la population ; mais après l’installation d’un mémorandum que ce dernier a jugé inopportun en sa faveur, celui-ci a rejoint le camp du préfet en demandant à la population de quitter les lieux.

Seydou Traoré a invité les autorités à se pencher sur la situation des populations de Bingo avant que les choses ne prennent une autre tournure, car pour lui, les textes et conventions signés par les Etats à l’ONU pour la bonne gouvernance dans leurs pays respectifs ne sont pas appliqués. Pire, certaines autorités et les plus nanties, a-t-il déclaré, profitent de la misère des pauvres paysans pour s’accaparer des terres dans le but de préparer l’avenir de leurs progénitures. « Que justice soit rendue aux populations de Bingo qui ont droit au logement selon la Constitution burkinabè, car elles sont propriétaires terriennes et autochtones de ces lieux. Nous avons approché l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) qui nous a dit qu’elle compte mener des audits dans les jours à venir pour s’imprégner du problème  afin que des solutions soient trouvées», a-t-il conclu. Notons que la commune rurale de Bingo est située à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou.

Valérie TIANHOUN

 

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