MARCHE DE BOBO-DIOULASSO : Voilà une réponse du berger à la bergère

MARCHE DE BOBO-DIOULASSO   : Voilà une réponse du berger à la bergère

 

La structure de gestion des marchés a organisé le jeudi 4 avril 2019, une conférence de presse afin d’éclairer les lanternes de l’opinion publique sur les allégations portées sur elle. La conférence était présidée par Amadè Ouédraogo, membre du comité de gestion du marché.

C’est pour apporter plus d’éclairage au problème de la gestion du marché, que cette conférence a été organisée. Selon Amadè Ouédraogo, le Dr Ibrahim Traoré qui est le prétendu président de la Structure de gestion des marchés (SGM) et Didier Toé sont des complices qui sont accusés de malversations de plus de 10 millions de F CFA décelées par l’ASCE. A entendre M. Ouédraogo, les rapports de l’ASCE trouvent illégale la substitution du directeur de la SGM, seul ordonnateur des virements sur les comptes de la SGM, par Ibrahima Traoré et Didier Toé qui ont changé les signatures en banque. L’ASCE a aussi vu que M. Traoré aurait encore perçu des indemnités de présidence du comité de gestion qui sont passées de 116 349 à 586 321 F CFA. En outre, il s’est arrogé le droit de procéder à la relecture de façon unilatérale de l’organigramme pour se faire rattacher directement tous les services financiers. Il a aussi modifié des statuts où il devient le président du conseil d’administration, le président du comité de gestion et le directeur général, tout en refusant de se soumettre au Conseil municipal. Selon Amadè Ouédraogo, le duo est spécialisé dans les surcharges et les falsifications des reçus pour dissimuler les preuves de ce qui leur est reproché, pour diviser le personnel de l’administration de la SGM et les commerçants et pour mettre en mal les intérêts des commerçants. Selon, M. Ouédraogo, il existe des élus locaux des marchés et yaars qui soutiennent la structure dirigée par Amadou Barry, installé par le maire de la commune de Bobo-Dioulasso. A entendre M. Barry, ce sont les compétences qui ont été recherchées pour être à la hauteur de la gestion de la structure. De plus, l’installation faite par le maire répond aux normes d’une légalité, le maire lui-même relevant du ministère de l’Administration territoriale. Par contre, ce qui est illégal, c’est la formation spontanée des groupes d’individus. « Tout le monde peut se réclamer appartenant à un groupe donné et qui peut l’empêcher ?», s’est-il interrogé. Pour apaiser les tensions entre ces deux camps, M. Barry compte sur l’implication du ministère de l’Administration territoriale au vu des rapports qui lui sont parvenus.

Emmanuel SOMBIE
(Correspondant)

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