PROCES DU PUTSCH MANQUE DE 2015 : Le dernier mot revient aux juges

PROCES DU PUTSCH MANQUE DE 2015  : Le dernier mot revient aux juges

C’est en principe le 27 février prochain, soit dans quelques jours seulement, que doit s’ouvrir le procès du putsch manqué contre les autorités de la Transition. C’est un évènement très attendu. Car, tout le monde a hâte de savoir ce qui s’est passé réellement le 16 septembre 2015. C’est d’ailleurs pour permettre à tous ceux qui veulent suivre le procès de le faire, que le parquet militaire a décidé de le délocaliser à la salle des Banquets de Ouaga 2000. Je pense qu’il s’agit d’une très bonne chose. Je tire d’ailleurs mon chapeau à la Justice militaire qui souhaite faire par-là dans la transparence. Je l’encourage à aller jusqu’au bout. Qu’elle dise le droit, rien que le droit. Pour cela, elle doit se démarquer de toute chapelle. Je le dis parce qu’à quelques heures de l’ouverture de ce procès, je sens qu’il y a une sorte d’agitation sociopolitique. Pendant que les uns font des pieds et des mains pour retarder les échéances, d’autres semblent pressés. Si fait que certains en appellent à une forte mobilisation du peuple, comme s’il s’agissait d’une démonstration de force. J’avoue que je ne comprends rien dans tout ça. Tout se passe comme si chacun, de son côté, cherchait à influencer la Justice dans son travail. Si tel est le cas, j’en appelle au bon sens de tous. Car, ce n’est pas de cette manière qu’on pourra asseoir un Etat de droit durable. Donc, il faut quitter dans ça. On ne peut pas vouloir d’une justice libre et indépendante, et en même temps, passer le temps à lui mettre la pression. Je dis et je répète que ce n’est pas normal.

Le procès sera l’occasion pour les uns et les autres de se défendre

 

Laissons les juges faire leur travail. C’est à eux que revient le dernier mot. Tout le reste n’est que pure gesticulation. En tout cas, je mets tout le monde en garde contre toute tentative de récupération politique. Car, comme le dit l’adage, « la loi est dure, mais c’est la loi ». Ceux qui sortiront blanchis de cette affaire, pourront se frotter les mains parce que cela les ragaillardira  politiquement. Mais que ceux qui seront condamnés, s’assument pleinement. Moi, je n’ai rien contre qui que ce soit. Non, je n’ai pas l’habitude de prendre parti pour quelqu’un. Seul prime pour moi l’intérêt supérieur du peuple. Donc, je pense que le procès sera l’occasion pour les uns et les autres de se défendre. Car, avant de condamner un prévenu, les juges prennent le soin de l’écouter, parfois avec ses avocats. C’est en cela, à mon avis, que réside la beauté de la chose. Car, si on te donne l’occasion de te défendre et que tu passes le temps à balbutier, attends-toi à être condamné. En tout cas, qu’il plaise à Dieu, le jour du procès, je serai au rendez-vous, puisque j’aimerai entendre certains prévenus sur ce dont on les accuse. Leurs réactions m’intéressent en ce sens qu’elles me permettront de me faire une idée sur le coup d’Etat que d’aucuns ont qualifié de « plus bête au monde ». L’expression, si je ne m’abuse, vient du président guinéen Alpha Condé qui, visiblement, était très remonté contre le putschiste en chef qu’est Gilbert Diendéré.

 

« Le Fou »

 

 

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