REVELATIONS :

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Attaques du 2 mars à Ouaga : la famille du militaire radié ayant combattu aux côtés des FDS, n’a pas de ses nouvelles

 

Après avoir été considéré comme un complice des terroristes qui ont attaqué l’Etat-major général des armées, le 2 mars dernier, le militaire radié, Zakaria Karian, a été finalement identifié comme ayant prêté main-forte aux Forces de défense et de sécurité lors des combats. Selon les informations officielles, ce soldat a été libéré. Mais selon nos informations, le militaire radié est porté disparu. Du moins, sa famille dont certains membres sont arrivés ces derniers jours à Ouagadougou, n’a pas de ses nouvelles. Ses numéros de téléphone ne seraient plus fonctionnels. Il en serait de même pour ses compagnons, eux aussi radiés de l’armée, qui cherchent à localiser leur camarade. D’après nos sources, ces derniers craignent pour la vie de Zakaria Karian et même pour la leur.

 

Manquement aux règles d’éthique et à la déontologie : la liste de magistrats sanctionnés

 

C’est connu, la Commission d’enquête mise en place pour investiguer sur les manquements aux règles d’éthique et à la déontologie dans la magistrature a déposé son rapport. Certains se posaient des questions sur l’identité des magistrats épinglés à l’issue de ces enquêtes. Le Courrier Confidentiel vient de publier un extrait du rapport portant sur les personnes mises en cause. Lisez plutôt !

« Sanou Seydou pour : « Avoir égaré un dossier d’instruction ;  avoir dressé un procès-verbal de restitution et pris une ordonnance de restitution d’un faux passeport gambien sans communiquer le dossier au parquet en vue de ses réquisitions; avoir demandé à des inculpés de se séparer de leurs conseils s’ils veulent bénéficier d’une liberté provisoire, de désister de leurs appels contre des ordonnances de refus de mise en liberté provisoire afin qu’il statue favorablement de manière intéressée sur la demande nouvelle de mise en liberté provisoire ; avoir libéré sans ordonnance un inculpé qui n’a pas introduit une demande de mise en liberté provisoire ; avoir restitué le produit de l’infraction à l’inculpé ; avoir sollicité des sommes d’argent à travers son greffier d’instruction Berthe Zakaria avec des parents de personnes poursuivies aux fin de les laisser libres à l’issue de l’interrogatoire de première comparution ;

« Nana Adama et Dao Issaka dans le dossier Kaboré John Boureima : Nana Adama pour avoir noué et entretenu des relations nourries avec monsieur Kaboré John Boureima pendant que le dossier de celui-ci était pendant devant la Chambre commerciale dans laquelle il siégeait et qu’il était déjà informé des suspicions de corruption pesant sur des magistrats dans le dossier ; Dao Issiaka pour avoir signé un arrêt dans l’affaire Kaboré John Boureima dont les circonstances du délibéré et la composition de la Chambre qui a rendu la décision, sont inexactes ».

Ouédraogo Issouf dans le dossier cabinet d’instruction de Diapaga : « pour s’être  adonné à une pratique consistant à faire libérer par la voie de la main levée d’office, en faisant croire aux parents qui lui payent de l’argent qu’il s’agit d’une liberté sous caution ; les décharges relatives au versement de ces prétendues cautions sont déchirées par la suite et l’argent réparti entre lui et le greffier d’instruction ; pour avoir, dans le cadre de la pratique ci-dessus décrite, falsifié les dates de réquisitions du parquet et de son ordonnance de main levée d’office d’un mandat de dépôt dans un dossier d’instruction parce que l’argent promis n’a pas été versé au moment où il signait l’ordonnance ».

Banhoro Amidon : « Pour avoir, en sa qualité de juge au Tribunal de Grande Instance de Ouahigouya, approché des justiciables pour monnayer sa décision contre la somme de deux cent mille (200 000) F CFA ; et pour avoir perçu des sommes d’argent de la part de détenus en sa qualité de Juge d’Application des Peines pour leur faire bénéficier des mesures de semi-liberté et de placement à l’extérieur ».

Poda Poulmè dans le dossier de l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso représentée par Sanou Sylvestre : « Pour avoir, dans le cadre de la reconstitution dudit dossier après l’incendie du palais de justice de Bobo-Dioulasso, requis l’ouverture d’une information contre Sanou Etienne Noël qu’il savait décédé, exclu expressément Zoungrana Rasmané et Sandwidi Dramane pourtant visés dans la plainte avec constitution de partie civile et même inculpés dans le dossier disparu du fait de l’incendie du palais ».

MESRSI : les mérites du Professeur Filiga Michel Sawadogo reconnus

 

L’information émane du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. Le Pr Filiga Michel Sawadogo sera honoré par ses pairs aux niveaux national et africain. Du moins, c’est qu’on peut lire dans une correspondance signée du ministre Pr Stanislas Ouaro : « Le Pr Filiga Michel Sawadogo a rendu de nombreux services à la nation burkinabè et à l’Afrique par son inestimable apport intellectuel à la formation des étudiants, à l’encadrement des chercheurs et au développement de la recherche en droit au Burkina Faso et en Afrique. Afin de lui témoigner leur reconnaissance pour ses services rendus, ses pairs des universités burkinabè et africaines lui dédient des contributions scientifiques regroupées dans un ouvrage appelé : « Mélanges » ayant pour titre « Les horizons du droit OHADA ». La remise officielle dudit ouvrage aura lieu à Ouagadougou. A cet effet, il est prévu la tenue d’un colloque scientifique, le 5 avril 2018, ainsi qu’une cérémonie d’hommage et de remise de l’ouvrage le 6 avril 2018 ».

 

Réseaux sociaux : Aristide Bancé a retrouvé sa « prostituée »

 

L’international burkinabè, Aristide Bancé, a retrouvé la « prostituée » qu’il recherchait. Il a tenu à publier ce message sur sa page Facebook : « En intitulant mon texte "Je recherche une prostituée", c'était à dessein, car c'était le seul titre capable de maintenir en un flash l'attention de la concernée. En parcourant Facebook, un tout autre titre aurait pu lui faire zapper ce texte. Succédant à sa sœur, ma bienfaitrice est rentrée en contact avec moi, à la suite de cette publication. Et soyez en rassurés, c'est bel et bien elle ! Elle est mariée à présent... Mais il ne faut pas que j'en dise plus. C'est l'occasion de dire merci à tous ceux qui ont relayé l'information, contribuant à l'élargissement de sa portée et à l'efficacité du résultat. Je vous dois donc un bref résumé de nos échanges. D'abord, elle m'a confié avoir pleuré à la lecture du post qui lui a cependant donné le courage de m'aborder : « En te voyant jouer à la télévision, m'a-t-elle dit, j'ai toujours su que c'était de toi qu'il s'agissait, mon ami fauché de 2003. Comment ne pas te reconnaître d'autant plus que tu as gardé la même coiffure ? Seulement, je n'ai pas voulu t'approcher pour ne pas être prise pour une opportuniste, car quand on approche une star, tout le monde y va de son interprétation. En plus, je ne savais même pas si tu m'aurais reconnue, encore moins si tu te souvenais de notre histoire. Et voilà ton message qui m'envoie ce baume au cœur... ».

TGI/Banfora : un enseignant conduisant sans permis condamné à 100 000 F CFA avec sursis

 

Un enseignant en poste dans une CEB de Bogandé dans la Gnagna, répondant au nom de T.S. a comparu devant le Tribunal de Grande instance (TGI) de Banfora, le 13 mars 2018, parce que pris en train de conduire un véhicule sans pour autant disposer d’un permis de conduire. Selon le Procureur du Faso près le TGI de Banfora, ces faits sont prévus et condamnés par loi. Il s’est avéré que T S, en plus de ne pas être titulaire du permis de conduire, ne disposait pas d’autorisation d’absence encore moins celle de sortie du territoire national. Le véhicule qu’il venait d’acquérir n’avait pas non plus de documents. Il avait quitté Bogandé à bord dudit véhicule, et se faisait conduire par un de ses amis. Une fois à Bobo-Dioulasso, ce dernier abandonne T. S qui décide de poursuivre son parcours en direction de la Côte d’Ivoire. Dans sa réquisition, le procureur a demandé au président de tenir compte du statut de T. S qui est fonctionnaire et qui soutient n’avoir pas démissionné. De plus T. S promet de regagner son poste dès la fin du jugement, pour s’acquitter de sa mission d’enseignant. La « plaidoirie » semble avoir convaincu le président du tribunal puisque celui-ci, dans sa sentence, a condamné T.S à une peine de 100 000 F CFA, avec sursis.

 

Banfora : 5 ans de prison ferme pour un individu, pour avoir volé et tué une chèvre

 

M.S, un jeune homme âgé d’environ 27 ans qui a comparu devant le TGI de Banfora, le 13 mars 2018, a écopé d’une peine d’emprisonnement de 5 ans ferme pour avoir volé et tué une chèvre. Les faits remontent au 2 février 2018 dans la nuit, où M.S a été alpagué par Karama Makélé et 4 autres personnes puis remis à la police de Nienkorodougou qui était en patrouille. A l’audience de ce 13 mars 2018, le prévenu a nié les faits. Face à son insistance, le procureur s’est vu obligé de rapporter sa déposition lors de l’enquête préliminaire où il a reconnu les faits à la police de Nienkorodougou. Dans cette déposition, M.S avouait avoir volé la chèvre parce qu’il vivait dans des conditions précaires. Mais devant le parquet tout comme à l’audience ce 13 mars 2018, relate le procureur, il a changé de version, niant tout en bloc. Pour le procureur, les multiples versions des faits confondent davantage le prévenu contre qui il a requis 36 mois de prison ferme. Le président du TGI aura la main plus lourde. En effet, dans sa sentence, il a condamné M.S à 60 mois de prison ferme.

Banfora : environ 5 dossiers de viol au rôle ce 13 mars 2018

 

Les cas de viol sont de plus en plus légion dans la région des Cascades. En effet, rares sont les audiences correctionnelles au TGI de Banfora qui se tiennent sans que des prévenus ne comparaissent pour cas de viol. Le 13 mars 2018, ce sont en tout 5 dossiers inscrits au rôle qui ont été appelés dans ce registre. Sur ces cinq dossiers, seulement deux prévenus étaient présents dans la salle. Pour les trois autres, ni les plaignants et encore moins les prévenus n’ont daigné se présenter aux juges. Selon le procureur qui s’adressait au président relativement à l’un des dossiers où aucune des parties n’était présente, le prévenu aurait versé la somme de 100 000 F CFA au père de la victime et depuis lors, la partie plaignante semble ne plus s’intéresser au dossier.

 

Culture : le festival « Nuits du Conte au village » se tiendra du 15 au 18 mars à Lâ-Toden

 

Placée sous le patronage de Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture, des arts et du tourisme et sous le parrainage de Sommanogo Koutou, ministre des Ressources animales et halieutiques, la 13e édition du festival « Nuits du Conte au village » « Wad tid solem » de Sissamba se tiendra du 15 au 18 mars 2018 dans la commune de Lâ-Toden, province du Passoré. Ce sera un lieu de rencontre de plusieurs artistes venant de toute l’Afrique.

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1 Commentaire

  1. LUSTRE

    C’est ça la vrai justice: 5 ans de prison ferme pour un individu, pour avoir volé et tué une chèvre. Plus de deux milliards volé 1 ans ferme.

    Reply

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