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TRAITEMENT DE L’INFORMATION SECURITAIRE : Remis Dandjinou en parle avec la rédaction du journal « Le Pays »

Une délégation du ministère de la Communication et des relations avec le parlement, conduite par le chef du département ministériel, Rémis Fulgance Dandjinou, a rendu visite à la rédaction du journal « Le Pays », le 17 février 2019. Le traitement de l’information en lien avec le terrorisme, la situation sécuritaire, les dossiers judiciaires ont été les points sur lesquels les échanges ont porté.

La rédaction du journal « Le Pays » a reçu, le 17 février dernier, la visite de courtoisie d’une délégation du ministère de la Communication et des relations avec le parlement. Conduite par le ministre Remis Fulgance Dandjinou, par ailleurs, porte-parole du gouvernement, la délégation a échangé avec les journalistes en présence du Directeur général des Editions «Le Pays» Cheick Beld’or Sigué, sur les questions brûlantes du moment. Il s’agit, entre autres, du traitement de l’information sur le terrorisme au Burkina, de dossiers judiciaires tel celui de Yirgou. « Nous avons voulu rencontrer les rédactions des différents organes de presse pour les féliciter du travail qui est accompli, parce que dans le cadre de tout ce qui est couverture des questions sécuritaires, il y a de grands efforts qui sont faits. Mais, il est important également d’avoir, avec ces médias, un dialogue sur des impératifs, notamment sur la protection du vivre-ensemble, de la cohésion sociale. Il ne s’agit pas de vous dicter une conduite à tenir, encore moins d’influencer votre ligne éditoriale. Je sais que vous êtes attachés à votre indépendance et vous y mettez  du prix », a dit Remis Dandjinou pour planter le décor. Pour lui, il est important de faire attention pour ne pas remettre en cause notre vivre-ensemble. Et d’inviter les hommes et femmes de médias à privilégier le vivre en commun et même si c’est par une critique constructive, on peut promouvoir le vivre-ensemble. Au cours des échanges, l’information relative aux 146 terroristes neutralisés par l’armée et qualifiée d’exécutions sommaires sur des citoyens burkinabè, s’est invitée dans les débats. A la question de savoir s’il est vrai ou faux que les forces armées burkinabè ont exécuté des innocents, le ministre Dandjinou est formel : « Ceux qui ont été abattus sont des terroristes. C’est une opération militaire, a-t-il ajouté, menée de façon aérienne et terrestre, qui a permis la neutralisation de ces éléments ». Sur le dossier Yirgou, le visiteur du jour a indiqué que le dossier est entre les mains de la Justice et que le gouvernement ne peut plus se prononcer là-dessus. C’est à la Justice de dire aux Burkinabè le nombre exact de personnes qui ont perdu la vie dans ces actes lâches qui ont abouti à l’assassinat d’autres personnes. C’est aussi à elle de dire ce qui est mis en place pour retrouver les coupables. Qu’à cela ne tienne, le gouvernement ne veut et ne cachera rien dans cette affaire. Celui qui a commis des fautes, payera, a-t-il dit. Pour mettre à la disposition des journalistes l’information liée aux actes de terrorisme, a confié Remis Fulgance Dandjinou, des répondants au sein de l’armée seront mis à la disposition des organes de presse. En divers, d’autres préoccupations liées au fonctionnement des médias telles que la fiscalité, l’acquisition d’une rotative, ont été abordées avec le ministre.

Issa SIGUIRE

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