MONDIAL 2026 : L’arbitrage à l’épreuve des enjeux financiers
La Coupe du monde 2026 continue de battre son plein. En effet, après les huitièmes de finale qui ont refermé leurs portes, le 7 juillet dernier, la compétition entre dans une autre phase décisive. Il s’agit des quarts de finale qui débutent, aujourd’hui même, avec une très belle affiche : Maroc#France. Même sans avoir mené un sondage, on peut dire, sans aucun risque de se tromper, que la plupart des Africains font bloc derrière les Lions de l’Atlas. C’est, du reste, la seule équipe africaine en lice qui donne à espérer à tout un continent. L’Egypte sur laquelle reposaient les espoirs des uns et des autres, a été éliminée, battue en huitièmes de finale par l’Argentine de Lionel Messi.
Certains arbitres se rendent parfois coupables de comportements répréhensibles
Ce match que les Pharaons, pour ainsi dire, ont pratiquement dominé jusqu’à la fin avant de le perdre, continue d’ailleurs d’alimenter la polémique. En effet, ils sont nombreux qui accusent l’arbitre de parti pris en faveur de l’Argentine. En témoigne, disent-ils, le deuxième but de l’Egypte qui a été annulé et ce, après intervention de la VAR qui a choisi de revenir sur une faute commise par un des Pharaons. Et ce n’est pas tout. On a aussi en mémoire d’autres cas où l’arbitrage a été décrié. C’est le cas, entre autres, du match qui a opposé le Portugal à la Croatie ; le pénalty oublié pour le Ghana lors du duel qui l’a opposé à l’Angleterre ; on oublie volontiers le carton rouge oublié de Messi lors du premier match de l’Argentine contre l’Algérie. On peut prolonger la liste des couacs, tant ils sont nombreux qui provoquent des grincements de dents dans les gradins, voire au-delà. Certes, on le sait, les arbitres sont avant tout des êtres humains qui, comme les autres, ne peuvent prétendre incarner la perfection. Leurs faits et gestes peuvent parfois être empreints d’erreurs d’appréciation. Si fait qu’il ne vient à l’esprit de personne de réclamer l’impossible aux arbitres dont le travail, pour ainsi dire, a été facilité, depuis quelques années, avec l’avènement de la VAR (Video Assistant Referee). Toutefois, se laissant emporter par l’émotion, certains arbitres se rendent parfois coupables de comportements répréhensibles au point qu’ils se moquent de la déontologie et de l’éthique professionnelles. Ils en font à leur tête, l’essentiel étant pour eux de se faire plein les poches. Et ce n’est pas tout. Quand on sait que derrière le football se cachent beaucoup d’enjeux financiers, on comprend certaines décisions arbitrales arbitraires. C’est une règle non écrite, mais qui, en réalité, guide des décisions d’arbitres sur le rectangle vert. En effet, il y a par exemple, plus à gagner en faisant triompher l’Argentine de Lionel Messi, connu pour être une star planétaire qui draine de milliers de fans à travers le monde, que laisser passer l’Egypte en quarts de finale. Y voir une forme de discrimination n’a rien d’exagéré, ce d’autant que le racisme, il faut le relever, est une réalité dans les stades. En effet, en plus des équipes africaines, certains joueurs noirs qui évoluent dans des grands clubs ou dans des sélections nationales en Europe, sont victimes de propos racistes ou traitements déshumanisants.
Au-delà de Kylian Mbappé, de nombreux joueurs africains avaient souvent fait l’objet de railleries
Le cas le plus édifiant est la sortie de la sénatrice paraguayenne sur Kylian Mbappé, du nom de ce joueur d’origine camerounaise, qui évolue dans l’équipe nationale française. Si, sur le terrain, les instances dirigeantes de football ont travaillé à minimiser les comportements, propos et attitudes racistes, force est de reconnaître que le phénomène a la peau dure. Car, au-delà de Kylian Mbappé, de nombreux joueurs africains tels que Samuel Eto’o, Didier Drogba et autres, avaient souvent, du fait de la couleur de leur peau, fait l’objet de railleries. Cela dit, si elle veut que cela serve de leçon aux autres, la Fédération internationale de football et associations (FIFA) doit mettre un point d’honneur à faire sanctionner cette Paraguayenne pour racisme. Il ne faut pas se contenter de simples condamnations qui, très souvent, ne produisent aucun effet.
« Le Pays »
