SOCIETE : Pourquoi les filles préfèrent travailler dans des maquis plutôt que dans des ménages
Le constat est saisissant. En effet, de plus en plus, les jeunes filles préfèrent travailler dans des maquis que de travailler comme domestiques dans des ménages. Il suffit de faire un tour dans des débits de boisson pour s’en rendre compte. Mais pourquoi en est-il devenu ainsi ? Telle est la question que les uns et les autres se posent. En effet, bien des filles disent que travailler dans un ménage, relève d’un véritable calvaire. Elles estiment qu’on ne leur accorde souvent aucun égard, quand elles ne sont pas souvent traitées comme des bêtes de somme. Et ce n’est pas tout. Car, il y a parfois des maîtresses qui se permettent d’exercer des sévices corporels sur leurs domestiques. Et même quand ces dernières sont souffrantes, elles s’en moquent éperdument. Et comme pour ne rien arranger, certains patrons, abusant de leur autorité, finissent par faire de leurs domestiques, des esclaves sexuelles, si bien que certaines d’entre elles perdent le goût de la vie. On oublie volontiers les cas où les jeunes domestiques n’arrivent pas à percevoir leur salaire à la fin du mois. Elles sont dans certains cas, exploitées pour finalement être chassées, telles des malpropres. Voyez-vous ? Pour toutes ces raisons, bien des filles ont décidé désormais d’aller prester dans des maquis. Là-bas, au moins, disent-elles, elles sont libres. Elles ne sont pas tenues de supporter les caprices d’une patronne.
On comprend le choix que font de plus en plus, les jeunes fille
Et en plus, dans les maquis, elles sont en contact avec des clients, notamment des hommes qui n’hésitent pas à leur faire des avances. Toutes choses qui leur permettent d’arrondir les fins de mois, puisqu’en plus de « monnayer » leurs services, elles bénéficient souvent de pourboires. Donc, en travaillant dans un maquis, une fille peut facilement mobiliser mensuellement le double, voire le triple de ce qu’elle aurait pu obtenir si elle était restée domestique dans un ménage. Voyez-vous ? Comme disait Thomas Sankara, « nul n’est mobilisé en dehors de ses intérêts ». On comprend donc le choix que font de plus en plus, les jeunes filles. Elles ont raison et sont dans leurs bons droits. Sauf qu’en optant de travailler comme servantes dans des maquis, certaines d’entre elles se retrouvent parfois groggys de leurs propres turpitudes. Il y en a qui piquent des grossesses indésirées pendant que d’autres contractent des maladies sexuellement transmissibles, ou autres. Certes, il y a des servantes de maquis qui ont eu la chance d’y rencontrer leurs âmes sœurs là où d’autres n’arrivent plus à se défaire de cette image de « filles légères » qui leur colle à la peau pour toujours. C’est dire si, entre les ménages et les maquis, l’essentiel, c’est de savoir se fixer un principe de vie, en gardant constamment à l’esprit que la vie est faite de hauts et de bas.
Sidzabda
