VENTE DE PRODUITS IMPROPRES A LA CONSOMMATION :Attention à ces bonbons qui tuent !
a Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a mené une opération de salubrité publique en début de semaine en cours. L’intervention qui a eu lieu dans les environs du Grand marché de Ouagadougou, a permis de mettre hors circuit de vente, plusieurs cartons de bonbons périmés. Je commence par féliciter les services de contrôle pour cette action qui contribue à protéger la santé des consommateurs, notamment celle de nos enfants qui sont friands de bonbons. Je salue également leurs efforts inlassables déployés au quotidien pour garantir la sécurité des consommateurs que nous sommes, et préserver la santé publique. Cela dit, il faut aussi déplorer et condamner l’attitude des commerçants qui s’adonnent à cette pratique sans même se soucier de la vie des consommateurs. Ils mettent sur le marché, des produits impropres à la consommation. C’est d’autant plus inquiétant que ces produits périmés, le plus souvent conservés dans des conditions d’hygiène déplorables, se retrouvent à la portée de nos enfants. Dans les écoles, par exemple, ces bonbons, jus et biscuits de qualité douteuse, soigneusement placés dans des emballages qui attirent, se vendent et s’achètent comme de petits pains. Il s’en trouve également des parents qui, pour faire plaisir à leurs gosses, leur achètent ces délices qui ne sont, en réalité, que des pièges sucrés à la bouche de nos enfants. Je profite de l’occasion pour les interpeller. Je ne suis pas contre leur intention de faire plaisir à leurs enfants. C’est tout à fait normal. Sauf qu’en procédant ainsi, en gavant leurs petits de ces denrées alimentaires qui sont, pour la plupart, périmées, ils contribuent à compromettre leur santé.
Préserver la santé des enfants
En effet, ces sucres, même s’ils ne sont pas périmés, exposent les enfants à la carie dentaire et à d’autres maladies comme le diabète. Les parents doivent donc en prendre conscience et limiter la consommation de sucre chez les enfants. Je ne suis pas conseiller diététique ni spécialiste en nutrition, mais je pense qu’ils peuvent, par exemple, miser plus sur les fruits qui sont bien plus riches et importants pour garder une bonne santé. Ce problème est une question de santé publique. C’est dire si le sujet ne concerne pas que les parents d’élèves. Les établissements scolaires au sein desquels ces produits dangereux sont vendus, ont aussi leur partition à jouer pour davantage préserver la santé des enfants. Responsables du bien-être des enfants, ces établissements peuvent, de façon souveraine et en collaboration avec les autorités compétentes, interdire la vente de ces friandises sur leurs sites. A côté de ces initiatives qui nécessitent une synergie d’actions, il est important de poursuivre les actions de contrôle pour retirer le maximum de produits périmés de nos marchés. C’est d’autant plus nécessaire que certains commerçants sont prêts à tout pour préserver leurs intérêts. Ils vont jusqu’à dissimuler leurs produits périmés pour échapper aux services de contrôle. Ce type d’individus, ce n’est pas une simple sensibilisation qui les fera changer de comportements. Ces derniers n’entendent que le langage de la force. D’où la nécessité de durcir les sanctions à leur encontre pour les contraindre à se ranger.
« Le Fou »
