LUTTE CONTRE LES NUISANCES SONORES EN MILIEU URBAIN : Il ne faut pas baisser la garde
La Brigade Laabal s’est invitée à la fête des amoureux dans la nuit du 14 février dernier. En effet, une de ses équipes a fait le tour de quelques lieux de réjouissances populaires aux environs de 23h, à Ouagadougou. Il s’est agi, notamment des maquis où l’ambiance, en pareille circonstance, est tonitruante. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette visite inattendue a surpris plus d’un. Elle a cassé l’ambiance et, pour ainsi dire, gâché la fête de bien des amoureux qui n’ont pas pu continuer à roucouler dans une atmosphère électrique et pleine de romance. Si les éléments de Laabal ont débarqué aussi tard, en ces lieux, ce n’était pas par jalousie ni qu’ils étaient contre x ou y. Non, loin s’en faut ! Ces éléments avaient sans doute été alertés pour des cas de nuisances sonores nocturnes en pleine zone d’habitation. Et s’ils ont mis fin à cette ambiance de carnaval, c’était pour faire respecter la loi qui interdit les nuisances sonores dans les débits de boisson ou tout autre lieu public à une certaine heure de la nuit. En effet, dans notre pays, les textes stipulent qu’à partir de 23h, le bruit de la musique ne doit plus être entendu de l’extérieur. C’est dire qu’à ce moment, les DJ et autres faiseurs d’ambiance, doivent baisser considérablement les décibels ou tout simplement couper le son s’ils n’ont pas les moyens de limiter le bruit. C’est un rappel qui vaut son pesant d’or et qui doit servir de leçon à tout un chacun. Parce qu’on est vraiment fatigué de tous ces bruits nocturnes qui empêchent les gens de se reposer tranquillement.
Aider les autorités compétentes à être efficaces
Jusqu’à quand va-t-on continuer à ne pas respecter les dispositions règlementaires relatives aux sonorités ? Dans certains endroits, la musique résonne à fond jusqu’au petit matin et ce, pour le plus grand malheur des populations riveraines. Je sais que les autorités compétentes font déjà de leur mieux pour combattre ce phénomène. En témoignent les actions sporadiques d’interpellation allant parfois jusqu’à la fermeture de certains lieux. C’est de bonne guerre. Chacun, à son niveau, doit comprendre que le voisin a besoin de paix et de tranquillité pour ne pas voir son sommeil perturbé. C’est une question de bon sens et de savoir-vivre. C’est même essentiel pour préserver le bon voisinage.
«Le Fou»
