A la uneLa chronique du fou

DISPARITION D’ENFANTS A OUAGADOUGOU : Vite une solution !

S’il y a un phénomène qui suscite indignation et inquiétude ces dernières années, dans la capitale burkinabè, c’est bien la disparition d’enfants. Même Fou, je fais le constat qu’il ne se passe pas un seul jour, sans qu’on n’annonce qu’un enfant est porté disparu. Et généralement, certains sont, dans le meilleur des cas, retrouvés sains et saufs quelques jours après. Malheureusement, la liste de ceux qu’on ne retrouve jamais ou qu’on découvre morts, est longue. C’est dire  s’il y a péril en la demeure. C’est d’autant plus vrai que malgré l’ampleur du phénomène, il n’y a, en tout cas, à ma connaissance, aucune action majeure populaire entreprise par les autorités pour, à défaut d’éradiquer le phénomène, le réduire à sa plus simple expression. On a comme l’impression que face aux vicissitudes de la vie, certains parents ont démissionné de leur rôle d’éducateur. Ne nous voilons pas la face, certains parents ne se soucient guère de la situation pour ne pas dire de l’avenir de leurs progénitures. Et Dieux seul sait s’ils sont nombreux. Comment un parent peut-il passer 4 heures de temps, voire toute une journée sans chercher à savoir où se trouve son rejeton? Il ne fait pas de doute qu’il y a une négligence notoire de la part de certains parents. Certes, ce n’est pas facile d’élever un enfant. Mais quand on met un gosse au monde, ce n’est surtout pas pour que les autres s’en occupent. L’attitude de certains parents est d’autant plus condamnable que le climat d’insécurité qui règne au pays des Hommes intègres, recommande une grande vigilance. Non seulement il y a des crimes crapuleux, mais   aussi des crimes rituels. C’est un secret de Polichinelle que notre société va de plus en plus mal. Mais en dépit de ce triste constat, nombreux sont les enfants qui sont abandonnés à eux-mêmes, surtout ceux dont les parents tirent le diable par la queue.

L’Etat se doit d’être sévère vis-à-vis de tous ces loups déguisés en agneaux

Cela dit, tous les parents ne sont pas irresponsables. Certains sont mêmes prêts au sacrifice suprême pour protéger leurs enfants contre des prédateurs. C’est pourquoi le Fou félicite cette catégorie de parents et les invite à plus de prudence.

En vérité, les responsabilités sont partagées. Malgré les dénonciations récurrentes qui sont faites, tout laisse croire que l’Etat brille par sa mollesse sur ce plan. En tant que premier garant de la sécurité individuelle et collective, l’Etat peut et doit faire mieux. Non seulement en engageant une croisade contre ces délinquants qui tuent sans foi ni loi, mais aussi en infligeant des sanctions sévères aux auteurs d’enlèvement d’enfants et aux commanditaires. Tant qu’il n’agira pas ainsi, nos enfants ne seront jamais à l’abri de ces détraqués mentaux qui croient dur comme fer que la richesse est au bout d’un crime. L’Etat se doit d’être sévère vis-à-vis de tous ces loups déguisés en agneaux, qui profitent de la candeur des enfants pour leur faire du mal. C’est d’autant plus impérieux que mêmes certains adultes, notamment des jeunes filles et femmes, n’échappent pas à l’ignomie de ces individus tapis dans l’ombre. En tout cas, l’Etat doit agir et plus tôt il le fera, mieux cela vaudra. Car, au rythme où vont les choses, il faut craindre que la capitale ne devienne, si ce n’est déjà le cas, une jungle pour des êtres innocents et fragiles.   Même Fou, je fais le constat que le désarroi de certains parents, est parfois insupportable. Et ce ne sont pas les policiers et autres gendarmes qui compilent les nombreuses déclarations de disparition d’enfants, qui diront le contraire. C’est dire s’il faut vite une solution ! En tous les cas, le Fou aura joué sa partition.

 

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