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MISE EN PLACE DE LA COMMISSION DE RECONCILIATION NATIONALE ET DES REFORMES (CRNR) : Peut-on se réconcilier sans vérité ni justice ?

Beaucoup d’actes gravissimes ont été posés au Burkina Faso, tant du point du vue des crimes de sang que des crimes économiques. La plupart ont été commis  surtout sous Blaise Compaoré. Et le peuple burkinabè en garde un souvenir amer. Avec la chute de Blaise Compaoré, il pouvait s’attendre à ce que tous ces crimes soient élucidés et que justice soit rendue. Mais les choses semblent ne pas aller dans ce sens, avec la mise en place de la Commission de  réconciliation nationale et des réformes (CRNR) par la transition.

Encore un autre acte manqué de la transition

Déjà, avant même qu’elle ne commence ses activités, la CRNR, présidée par le prélat de Bobo-Dioulasso, Paul Ouédraogo, vient d’enregistrer la démission d’un de ses membres, en la personne de Siaka Coulibaly, bien connu dans le milieu des organisations de la société civile. Ce dernier justifie son acte par le fait que le Conseil constitutionnel a vidé la CRNR de toute sa substance, en lui enlevant la possibilité « de se saisir et documenter toute affaire de crime de sang et de crime économique et auditionner toute personne à cet effet. »

Dans ces conditions, poursuit le démissionnaire, la CRNR « ne pourra en aucune manière faire la vérité sur le passif politique du pays, ne pourra non plus contribuer à la justice sur les crimes passés et au final ne pourra pas réconcilier les Burkinabè ».

Même si la démission de Siaka Coulibaly était liée à d’autres motivations comme le laisseraient croire  certaines personnes, il faut reconnaître que les raisons officielles qu’il invoque sont, on ne peut plus, pertinentes et justifiées. Et c’est cela qui présente un intérêt pour le peuple burkinabè. En effet, mettre en place une commission de réconciliation nationale et de réformes qui va se contenter d’organiser des cérémonies de lamentations collectives marquées par des lâchers de pigeons, fussent-ils blancs, pour signifier que les Burkinabè se sont réconciliés, peut être assimilé  aujourd’hui à une véritable insulte à l’intelligence des Burkinabè et surtout à celle de ceux d’entre eux qui ont offert leur vie pour obtenir la chute de Blaise Compaoré. Ce dernier, on se rappelle, avait organisé une vaste comédie de ce genre, à travers la fameuse Journée nationale de pardon. Mais on pouvait croire qu’avec sa chute, cette expérience  malheureuse allait inspirer les acteurs de la transition pour qu’ils ne reproduisent plus les erreurs du passé. L’idée selon laquelle les peuples avancent en se servant des manquements du passé, n’a pas été prise en compte par la transition, à propos de la mise en place de la CRNR qui ressemble à la journée de pardon comme deux gouttes d’eau. Encore un autre acte manqué de la transition,  peut-on s’exclamer, en guise d’indignation ! En réalité, plus les jours passent, plus l’on peut avoir le sentiment que l’idée chère à la transition selon laquelle « plus rien ne sera comme avant », n’est que pure incantation. En effet, ce slogan, les acteurs de la transition le serinent chaque jour que Dieu fait dans leurs discours et tirades, mais dans les faits, l’on ne doit pas craindre de dire que tout est comme avant.

Et pourtant, ce ne sont pas les opportunités qui ont manqué à la transition pour opérer la rupture. Ce qui lui a le plus manqué, c’est l’audace et le courage politique. Parmi ces opportunités, l’on peut citer, entre autres, la question de la démilitarisation de l’espace politique du pays et la problématique de la réconciliation nationale.

En ce qui concerne le premier sujet, la rupture aurait consisté simplement à prendre des actes forts, allant dans le sens de la mise en place d’une armée véritablement républicaine.   Au Sénégal par exemple, la question de la place de l’armée dans l’espace politique a été tranchée par Léopold Sédar Senghor, dès les premiers instants de l’indépendance. Le résultat a été que jamais la Grande muette de ce pays ne s’est illustrée à travers des pronunciamientos.  Et ce n’est pas que l’armée sénégalaise manque, en son sein, de  militaires qui ont la qualité de gérer un Etat mais, simplement, parce que le Sénégal est un pays où la démocratie et l’Etat de droit sont des réalités.

La transition a manqué l’occasion d’opérer la rupture

Mais au Burkina, il en va autrement. Et si l’histoire politique de notre pays  a été émaillée de violences, c’est en grande partie lié au fait que la Grande muette porte, dans ses gênes, le virus de la politique. Et ce n’est pas en accordant des disponibilités à des personnalités militaires pour leur permettre de prendre part au jeu politique, que la transition va opérer une rupture par rapport au passé. L’on peut objecter en soutenant que les militaires sont des citoyens et qu’à ce titre, c’est leur droit de se lancer dans la politique. C’est vrai, à la limite, ils peuvent le faire mais à condition de… démissionner de la Grande muette, comme l’a fait, on se rappelle, le général De Gaulle en France. Or, au Burkina, on voudrait qu’une simple disponibilité suffise. C’est dire que les personnalités militaires qui ont bénéficié de ce statut peuvent revenir dans l’armée, au cas où elles n’auront pas été élues en octobre prochain, et servir la République comme si de rien n’était. Certes tous ces militaires qui affichent leurs ambitions politiques sont des personnages intrinsèquement valeureux aux plans humain, professionnel et social. Mais, il faut croire que le simple fait de ne pas démissionner de l’armée avant de se jeter dans l’arène politique, peut biaiser le jeu politique et mettre à mal la cohésion au sein de l’armée. C’est pourquoi l’on peut dire à propos de la démilitarisation de la scène politique, que la transition a manqué l’occasion d’opérer la rupture. Et ce manquement risque, encore une fois, de faire partie des péchés originels de la transition. Mais, il n’est pas encore tard.

En ce qui concerne la mise en place de la Commission de  réconciliation nationale et des réformes (CRNR), on peut penser que la transition veut tout, sauf la réconciliation. Car, de toute évidence, notre pays ne peut parvenir à cet objectif sans passer par la vérité et la justice. Tous les pays qui se sont essayés à ce jeu l’ont appris à leurs dépens. Et le Burkina ne fera pas l’exception. Et dire que ce sont nos maigres ressources qui seront mises à contribution pour financer les travaux d’un tel instrument ! Assurément, l’Eglise catholique qui, de par le passé, avait pris des positions justes et appréciées du peuple burkinabè par rapport aux velléités de Blaise Compaoré de tripatouiller la Constitution, doit savoir qu’elle joue sa propre crédibilité, en acceptant de désigner un de ses membres pour prendre  part à ce grand cirque qui, de toute évidence, n’apportera pas grand-chose au peuple burkinabè. De façon générale, tous les membres de cette CRNR sont interpellés. Car, comme l’a dit Feu Norbert Zongo, « le pire, ce n’est pas la méchanceté des gens qui posent des actes mauvais, mais le silence des hommes bien ». Faisons donc tout pour éviter une journée nationale de pardon bis.

 

Pousdem PICKOU

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8 commentaires

  1. Victimes et ayants droits des martyrs de l’insurrection populaire d’octobre 2014 au Burkina Faso UNISSEZ-VOUS!
    L’union faisant la force, unis, attachés vous les services d’avocats nationaux sérieux et internationaux talentueux pour porter plainte contre X pour homicide, coup et blessures volontaires et même pour associations de meurtrier !
    Sinon vous il n’y aura ni vérité ni justice pour vous !
    CRNC, Transition avec son tandem (KAF_ZIDA) et leurs cris de souris du genre :
    « Tout restera comme nous l’avons trouvé » ;
    « visitez notre panthéon »
    etc…
    Dans 8 mois mes chers victimes et ayants droits de nos martyrs de l’insurrection vous n’aurez que les larmes provenant de vos yeux hasards pour constater qu’il y a aucune justice en votre endroit.
    A bon entendeur….salut cas même.

  2. Divine Merci de rappeler aux victimes cette nécessité de s’unir pour obtenir justice. Toutefois, a mon avis, le combat pour la justice n’est plus celui des victimes seules. C’est nous tous notre combat! Parce qu’en réalité, en observant de près la conduite de la transition, on se conforte davantage dans l’idée que c’est de la farce! On est presqu’à mi-chemin dans la transition et le résultat insignifiant par rapport aux attentes légitimes du Peuple. On même l’impression que les autorités de la transition ne cherche qu’à atteindre seulement la fin de la transition pour se chercher. A cette allure, il nous faut comprendre que nous devons rester mobilisés pour obtenir la résolution des préoccupations qui nous ont mis dehors les 30 et 31.

  3. Qu’est-ce que le MBDHP fait concrètement pour les victimes des 30 et 31 octobre en particulier? En tout cas à l’adresse de Zougmoré, on ne comprend le mouvement dans ses missions, ses actions, ses omissions et ses options actuelles!! Des gens sont morts, d’autres blessés, le peuple a attendu des semaines espérant une réaction, un décompte, fut-il macabre, que nenni, on a rien vu.
    La vie chère est sans nul doute une atteinte aux droits humains, donc c’est un noble combat que vous menez, mais il est plus vrai que le 1er droit humain est la vie et l’intégrité physique. Et donc, SVP, ne laissez pas la proie pour son ombre.

    Les familles sont meurtries, abandonnées à elles-m^me et pendant ce temps, vous prenez la tête d’une autre lutte où des leaders ne manquent pas. Soutenez certes,les syndicats, mais occupez prioritairement de nos morts et de nos blessés.
    Cordialement

  4. Merci une fois de plus à ce journal pour sa clairvoyance et son combat quotidien pour la justice et le réveil des consciences. Que votre journal soit heureux car vous avez le soutien du peuple (confer les différentes interventions).
    En fait, ces autorités de la transitions se foutent du peuple, et il faut que ce dernier se réveille dès maintenant. Depuis quand après une insurrection on n’enregistre aucune arrestation, ni aucun gel de biens volés? Ce n’est qu’au BF qu’on constate malheureusement cette merde. Maintenant il n’y a aucun doute sur la naïveté du peuple avec ce slogan « Plus rien ne sera comme avant ». Ce slogan est un somnifère, qui nous a abattu dans notre sommeil de sorte qu’on n’arrive même pas à se lever. Et on risque de se lever tard trouver que « Tout est devenu comme avant » et l’image du peuple sera écornée à la face du monde.
    Réveillons dès maintenant pour contraindre ces gens à adopter le droit chemin. De la même manière que nous nous sommes levés pour contraindre le départ de certains ministres jugés douteux ou proche du régime déchu, nous pouvons par notre voix faire changer les choses (confer journée du 30 et 31 octobre 2014).
    Pour le moment nos martyres n’ont pas encore eu de repos digne de ce nom car jusqu’à présent aucun semblant de justice n’est diligenter pour faire la lumière sur leur disparition. C’est l’affaire de nous tous, il ne faut pas qu’on s’asseye pour dire que nous ne sommes pas les parents des victimes, c’est une grosse erreur. Ceux qui ont disparu entre le 30 et 31 octobre (Paix à leur âme ) appartiennent à la famille du peuple. Ils sont tous nos frères ,enfants, oncles, neveux,… Ils luttaient pour la nation et non pour leur propre cause.
    Levons-nous pour achever notre révolution dans la dignité. Ceux qui sont à la tête aujourd’hui ne l’ont pas mérités. C’est grâce au sang du peuple qu’ils se trouvent là-bas. Il n’y a que la lutte qui est la solution.
    Cordialement.

  5. on a l’impression que Kafando et Zida sont entrain d’occuper respectivement les postes de Président et de la Primature en entendant l’élection d’0ctobre prochain pour s’éclipser. Ah non. Ce sont des fonctions sérieuses qui ne les permettent pas de jouer avec le temps. Et pour ne pas arranger les choses ils concoctent une commission qui n’est qu’une enveloppe vide sur les crimes économiques et de sang. Nous pensons que l’Eglise doit prendre ses responsabilités. Il n’est pas question d’aller à un marché de dupes où certains intellectuels ne voient que les émoluments pour se pavaner dans les rues de Ouagadougou. SANS VERITE, SANS JUSTICE pas de réconciliation. Les membres de la Cours constitutionnel sont aussi comptable de cette situation; on a l’impression le département de la justice n’a pas intérêt ç ce que la justice fonctionne pour des raisons que ses principaux acteurs savent.

  6. M. Siaka COULIBALY, dès lecture de votre déclaration de démission, j’ai été parmi les premiers internautes à vous avoir félicité pour votre sens de responsabilité et courage. Mais j’avoue que j’ai eu le sentiment d’être vite allé en besogne, quand un autre internaute affirmait avec force détails que vous avez participé aux élections, vous vous seriez même présenté comme candidat à la présidence d’une Commission … quelqu’un d’autre que vous y aurait été élu, … et c’est après tout cela que vous annoncez votre démission. EST-CE VRAI? ECLAIREZ MA LENTERNE.
    Vous dites dans votre entretien avec Bayiri.com du 16 mars, que « Moi j’ai découvert cette disposition le matin du 10 mars à l’ouverture de la session comme d’autres » ET VOUS AVEZ TENU A PARTICIPER AUX ELECTIONS ET MEME A VOUS PORTER CANDIDAT? POURQUOI?
    Et vous ajoutez dans le meme entretien pour justifier davantage votre démission: « Surtout qu’après il y a eu pour la désignation du président de la commission électorale, des irrégularités, donc, moi cela m’a fondé dans ma décision de démissionner » EST-CE A DIRE QUE S’IL N Y AVAIT PAS EU CES RREGULAITES (PUISQUE VOUS DITES SURTOUT), VOUS Y SERIEZ RESTE MALGRE TOUTES VOS RECRIMINATIONS CONTRE LA MOUTURE ACTUELLE DU DECRET RELATIF A LA CREATION, AUX ATTRIBUTIONS ET AU FONCTIONNEMENT DE LA CRNR? Vos réponses nous permettront de revenir pour mieux apprécier votre acte

    En tout état de cause, je demeure personnellement convaincue, depuis les travaux du Collège de Sages de 1999, et ceux de la Commission pour la Réconciliation Nationale de l’époque, que SANS VERITE ET JUSTICE, IL N Y AURA QUE RECONCILATION FEINTE, RECONCILIATION DE FACADE. NOUS AVONS JETE DES COLOMBES EN 2000 AU STADE DE 4 AOUT AVEC BLAISE COMPAORE ENTOURE ET ENCERCLE DE NOTABILITES, ANCIENS PRESIDENTS, CHEFS COUTUMIERSET RELIGIEUX … MAIS NOUS AVONS ETE RATRAPPES 14 ANS APRES (31 octobre 2014), PARCE QUE CERTAINS ONT PEUR DE LA VERITE ET DE LA JUSTICE. CETTE FOIS-CI, AYONS LE COURAGE D’ALLER AU BOUT, SINON CE SONT NOS PROGENITURES QUI VONT PAYE AU CENTUPLES POUR LES CONSEQUENCES DE NOTRE IRRESPONSABILITE ET DE NOS INCOHERENCES. Quelle éducation donnons-nous à nos enfants en parlant de morale, d’éthique, de civisme pendant que des grands criminels économiques et de sang (il n y a que la vérité et la justice pour blanchir les innocents et faire payer les coupables, pour la postérité) et narguent tout le monde? ATTENDONS DE VOIR L’EDUCATION PAR L’EXEMPLE QU’IL NOUS SERA DONNE DE VOIR A TRAVERS LA FACON DONT CHACUN/E REMPLIRA SA MISSION !!!

  7. M. Siaka COULIBALY, dès lecture de votre déclaration de démission, j’ai été parmi les premiers internautes à vous avoir félicité pour votre sens de responsabilité et courage. Mais j’avoue que j’ai eu le sentiment d’être vite allé en besogne, quand un autre internaute affirmait avec force détails que vous avez participé aux élections, vous vous seriez même présenté comme candidat à la présidence d’une Commission … quelqu’un d’autre que vous y aurait été élu, … et c’est après tout cela que vous annoncez votre démission. EST-CE VRAI? ECLAIREZ MA LENTERNE.
    Vous dites dans le présent entretien que « Moi j’ai découvert cette disposition le matin du 10 mars à l’ouverture de la session comme d’autres » ET VOUS AVEZ TENU A PARTICIPER AUX ELECTIONS ET MEME A VOUS PORTER CANDIDAT? POURQUOI?
    Et vous ajoutez pour justifier davantage votre démission: « Surtout qu’après il y a eu pour la désignation du président de la commission électorale, des irrégularités, donc, moi cela m’a fondé dans ma décision de démissionner » EST-CE A DIRE QUE S’IL N Y AVAIT PAS EU CES RREGULAITES (PUISQUE VOUS DITES SURTOUT), VOUS Y SERIEZ RESTE MALGRE TOUTES VOS RECRIMINATIONS CONTRE LA MOUTURE ACTUELLE DU DECRET RELATIF A LA CREATION, AUX ATTRIBUTIONS ET AU FONCTIONNEMENT DE LA CRNR? Vos réponses nous permettront de revenir pour mieux apprécier votre acte

    En tout état de cause, je demeure personnellement convaincue, depuis les travaux du Collège de Sages de 1999, et ceux de la Commission pour la Réconciliation Nationale de l’époque, que SANS VERITE ET JUSTICE, IL N Y AURA QUE RECONCILATION FEINTE, RECONCILIATION DE FACADE. NOUS AVONS JETE DES COLOMBES EN 2000 AU STADE DE 4 AOUT AVEC BLAISE COMPAORE ENTOURE ET ENCERCLE DE NOTABILITES, ANCIENS PRESIDENTS, CHEFS COUTUMIERSET RELIGIEUX … MAIS NOUS AVONS ETE RATRAPPES 14 ANS APRES (31 octobre 2014), PARCE QUE CERTAINS ONT PEUR DE LA VERITE ET DE LA JUSTICE. CETTE FOIS-CI, AYONS LE COURAGE D’ALLER AU BOUT, SINON CE SONT NOS PROGENITURES QUI VONT PAYE AU CENTUPLES POUR LES CONSEQUENCES DE NOTRE IRRESPONSABILITE ET DE NOS INCOHERENCES. Quelle éducation donnons-nous à nos enfants en parlant de morale, d’éthique, de civisme pendant que des grands criminels économiques et de sang (il n y a que la vérité et la justice pour blanchir les innocents et faire payer les coupables, pour la postérité) et narguent tout le monde? ATTENDONS DE VOIR L’EDUCATION PAR L’EXEMPLE QU’IL NOUS SERA DONNE DE VOIR A TRAVERS LA FACON DONT CHACUN/E REMPLIRA SA MISSION !!!

  8. Il ne faut pas qu’on se flatte ni qu’on flatte le vaillant peyuple du Burkina. La commission de reconliation a DEJA ECHOUE; Cela était prévisible. C’est la personne la moins indiquée au Burkina Faso à savoir MGR PAUL qu’on a mise à la têrte de la commission. Moi même je vis à Bobo et le nom de Paul est trop gaté. Il n’est jamais arrivé à reconcilier quelque chose si ce n’est pas divisé. Ne soyez donc pas surpris des resultats : la commission a déjà ECHOUEE

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