PREMIERE JOURNEE DE LA COUPE DU MONDE 2026 : L’Afrique a toujours son mot à dire
Deux victoires, quatre matchs nuls et quatre défaites. C’est le bilan de la participation des équipes africaines à la Coupe du monde 2026, à l’issue de la première journée qui s’est achevée le 17 juin dernier. Un bilan plutôt mitigé au regard des attentes des nombreux amoureux du football africain qui rêvent de voir leurs équipes favorites tenir le haut du pavé et écrire l’histoire dans une compétition où le continent noir a encore du mal à être projeté à la lumière. Et avec un total de dix (10) points sur trente (30) possibles, la moisson est clairement insuffisante en termes de chiffres. La Côte d’Ivoire et le Ghana sont les deux seuls pays à enregistrer une victoire d’entrée.
Les équipes qui ont trébuché lors de la première journée, doivent impérativement se ressaisir
Mais à y regarder de près, les matchs nuls arrachés de haute lutte par le Maroc, l’Egypte, le Cap-Vert et la République démocratique du Congo, sont loin d’être anecdotiques. Et ils valent d’autant plus leur pesant d’or que ce sont autant de points précieux glanés devant des équipes huppées comme le Brésil, l’Espagne, le Portugal et la Belgique, qui restent aujourd’hui encore des références du football mondial. La grande déception vient du Sénégal et de l’Algérie qui n’ont pas su tenir la dragée haute devant respectivement la France et l’Argentine, là où l’Afrique du Sud et la Tunisie ont enregistré des défaites inquiétantes. Mais rien n’est encore perdu pour ces équipes. Et l’Afrique a toujours son mot à dire. D’autant plus qu’à quelques exceptions près, elle a globalement montré un beau visage dans le jeu, en étant parfois même séduisante, à l’image de la belle copie rendue par le Maroc devant le Brésil qui n’est nulle autre que l’équipe la plus titrée de la compétition. Et l’espoir est d’autant plus permis que toutes les équipes ont encore leur destin en main. Et ce premier tour qui a permis aux uns et aux autres de prendre leurs marques pour mieux régler la mire, a plutôt révélé un nivellement de valeurs par le haut ; l’écart entre les équipes tenant parfois à des détails. Toute chose qui augure d’une suite de la compétition beaucoup plus ouverte et plus engagée où les points seront chers. Quoi qu’il en soit, pour une première participation à dix à une Coupe du monde, l’Afrique doit justifier sur le terrain, que ce sont des places amplement méritées. Et cela passe par de bonnes performances sur le rectangle vert. C’est pourquoi les équipes qui ont trébuché lors de la première journée, doivent impérativement se ressaisir et faire mieux sous peine d’hypothéquer leurs chances en s’ouvrant les portes d’une élimination précoce et d’un retour prématuré à la maison. Pour le reste, cette 23e édition de la Coupe du monde est bien partie pour entrer dans l’histoire. Car, en plus des stars qui sont globalement au rendez-vous, l’engouement du public se fait sentir dans les gradins, avec un audimat télé qui est bien parti aussi pour battre des records. C’est la preuve qu’en dépit des mesures de restriction et autres tracasseries de l’Administration Trump, qui ont pu susciter des craintes, cette compétition garde toute son attractivité.
Les supporters africains n’attendent pas moins une bonne représentativité du continent noir aux 16èmes de finale du tournoi
Et l’on espère que le spectacle restera au rendez-vous et que le fair-play prévaudra jusqu’au bout. Pour en revenir aux représentants du continent noir, ils doivent continuer à croire en leurs chances tout en travaillant à rehausser leur niveau de jeu. Et s’ils veulent se donner les meilleures chances de franchir ce premier tour et espérer aller loin dans la compétition, ils doivent jouer sans calculs pour gagner. Car, désormais, chaque point compte. Autant dire qu’ils ne doivent pas jouer simplement pour ne pas perdre. Parce qu’en plus du talent des joueurs sur le terrain, le football, c’est aussi un état d’esprit. En tout état de cause, maintenant que la compétition aborde sa deuxième journée, aucun faux pas ne sera encore toléré. Car, c’est une journée qui peut être déjà décisive ; aussi bien dans le sens de la qualification au second tour que dans celui d’une poussée vers la porte de sortie de la compétition. Et, à défaut de faire le carton plein au second tour, les supporters africains n’attendent pas moins une bonne représentativité du continent noir aux 16èmes de finale du tournoi. Et les équipes engagées ont le devoir de tenir ce pari.
« Le Pays »
