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SIT-IN AU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES : Les travailleurs exigent la satisfaction de leur plate-forme revendicative


Le Syndicat des travailleurs des travaux publics, du bâtiment, de l’hydraulique et assimilés (SYTTBHA), à travers sa coordination des sous-sections du ministère des Infrastructures, a observé un sit-in le 9 février 2017 dans la matinée, au sein dudit ministère à Ouagadougou. Les manifestants ont exigé la satisfaction de leur plate-forme revendicative en lien avec leurs conditions de travail.

 

Pour se faire entendre, le Syndicat des travailleurs des travaux publics, du bâtiment, de l’hydraulique et assimilés (SYTTBHA), à travers sa coordination des sous-sections du ministère des Infrastructures, a observé un sit-in, le 9 février dernier dans la matinée, au sein dudit ministère à Ouagadougou. Pendant ce mouvement d’humeur, les manifestants scandaient d’une voix unanime, «ça ne va pas ». « Nous demandons seulement le respect des textes en matière d’indemnités » ; et de continuer : « depuis l’année passée, le ministère ne réagit pas face à nos préoccupations », a martelé le Secrétaire général du SYTTBHA, M’bi Yaméogo. Pour lui, le syndicat a tenté de dialoguer et de négocier  pendant une année avec son ministre de tutelle, mais il est toujours confronté aux réactions dilatoires. Voilà pourquoi il a été contraint d’observer ce sit-in. Dans le contenu de leur préavis, les membres du syndicat exigent la satisfaction d’un certain nombre  de revendications. D’abord, ils réclament une meilleure organisation du travail au sein du ministère des Infrastructures. Ensuite,

ils ont demandé la transparence dans la gestion des marchés publics au sein de leur département.   A ce titre, le SG du syndicat a pris le cas du marché de bitumage du tronçon Dédougou-Tougan. Selon lui, le ministre lui-même aurait retiré le marché attribué à une entreprise qui avait été retenue par la commission, au profit d’une autre entreprise. Un acte qu’il a qualifié d’inadmissible de la part d’un responsable d’un tel niveau. Concernant les marchés attribués aux entreprises étrangères, le SG a suggéré à l’Etat d’établir des clauses claires, qui donnent la priorité aux entreprises nationales. «Parce qu’avec les entreprises étrangères, l’argent est viré à l’extérieur, laissant 30% seulement au niveau national. Cela crée  des évasions fiscales et des pertes d’emplois. Nous acceptons que les marchés soient octroyés à des entreprises étrangères au cas où nous n’aurions pas l’expertise au niveau national », a soutenu le SG. La question de la motivation des agents dans les zones déconcentrées a été soulevée par M. Yaméogo. A ce sujet, il a affirmé que le syndicat a demandé au ministère d’harmoniser le système de motivation et de l’opérationnaliser pour que chacun puisse se sentir dans sa structure et éviter que certains agents ciblent  des zones de préférence où les conditions sont nettement meilleures. Le SYTTBHA a également dénoncé le paiement tardif des arriérés de frais de mission. Le SG a confié que le problème réel est que le ministre refuse de respecter les textes en la matière. « Le décret portant  frais de mission à l’intérieur du pays, dit que les frais de mission doivent être payés avant le départ, alors que nous avons des frais de mission datés de l’année passée, qui ne sont pas encore réglés. A chaque manifestation, on paie une partie», a-t-il regretté. A entendre M. Yaméogo, « actuellement, tous les travaux sont bloqués dans les différents services. Toutes les structures sont prêtes à venir déposer une correspondance  comme quoi elles ne veulent plus travailler. Nous n’avons rien fait en 2016 et en 2017, nous ne pourrons pas faire grand-chose ». En plus de dénoncer l’inexistence d’un organigramme fixe, les militants du syndicat, dans leurs revendications, ont réclamé la fin du chômage technique des agents du ministère des Infrastructures ainsi que la sincérité dans le dialogue social. Le ministre en charge des infrastructures, W. Eric Bougouma, à son tour, a rappelé les actions qu’il a déjà entreprises visant  à trouver des réponses aux préoccupations du syndicat. Il a en effet pris des initiatives qui ont été développées afin de permettre au ministère d’atteindre ses objectifs, avec la contribution de l’ensemble du personnel. Il s’agit notamment de la mise en place d’un comité chargé de réfléchir sur la motivation des agents, de la mise en place d’un comité de relecture de l’organigramme du département et du lancement des travaux d’un certain nombre de projets pour mettre les agents au travail. « Je voudrais vous réitérer ma volonté de trouver des solutions idoines pour la bonne marche du ministère, à travers un dialogue social et une communication francs », a confié le ministre.

 

Florence DIARRA (Stagiaire)

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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