1RE ASSEMBLEE GENERALE 2018 DU CED/HAUTS-BASSINS : « Roch Marc Christian Kaboré doit démissionner », dixit Pascal Zaïda

1RE  ASSEMBLEE GENERALE 2018 DU CED/HAUTS-BASSINS   :  « Roch Marc Christian Kaboré doit démissionner »,  dixit Pascal Zaïda

   

Bobo-Dioulasso à abrité le dimanche 27 mai la première Assemblée générale de l'année 2018 du Cadre d'expression démocratique (CED) section des Hauts-Bassins. Deuxième du genre dans la ville de Sya, cette rencontre, à l'instar de la première, s'est appesantie sur une analyse de la situation politique, économique, sécuritaire et sociale du pays. Pascal Zaïda, coordonnateur du CED, n'a pas manqué de marquer de son emprunte cette AG.

 

La salle Rosario Chiquette de la cité des Silures sacrés, a servi de cadre pour la tenue de cette deuxième rencontre du CED/Hauts-Bassins qui, tout comme la première, a été marquée par des discours peignant la gouvernance du régime au pouvoir de manière très critique. Trois allocutions ont essentiellement marqué la rencontre, à savoir celle du président du comité d'organisation Djibril Compaoré qui a planté le décor en souhaitant la bienvenue à l'Assemblée et aux hôtes venus de la capitale. Ensuite s'en est suivie l'intervention du coordonnateur du CED section Hauts-Bassins, James Dembélé, qui a fait un tour d'horizon des difficultés que vivent les Burkinabè dont notamment les questions de délestages chroniques que connaît la ville de Sya cette année, la psychose que cause le terrorisme qui ne cesse de frapper dans différentes zones du pays en l'occurrence « le Nord, une des parties les plus importantes du pays surtout en matière d'élevage, que nous sommes à deux doigts de perdre » a laissé entendre le coordonnateur Hauts-Bassins du CED qui, avant de clore son propos, a indiqué qu’« avec le MPP au pouvoir, le Burkina à reculé d'au moins 20 ans ». Toute chose qui l’amène à croire avec conviction et assurance que Roch Marc Christian Kaboré ne sera pas de la course pour Kossyam en 2020. A la suite de cette intervention, Pascal Zaïda est revenu sur les détails de son parcours, les arrestations et les tentatives de corruption de toutes sortes dont il a été victime, avant de lancer en direction des partisans du MPP que si le pouvoir Kaboré à été bâti sur la corruption, qu'ils sachent qu'il y a toujours des gens qui se battent pour le devenir du Burkina Faso et que tôt ou tard « ils seront jugés parce qu'ils ont enfreint à la loi » a-t-il dit. Pour toute analyse de la situation actuelle du pays, Pascal Zaïda à tenu à faire remarquer que dans les Hauts-Bassins comme partout ailleurs au Burkina Faso l'économie est à plat, dans le secteur informel rien ne marche, les usines sont en train d'être fermées, il n'y a pas de marché et aucune alternative positive n'est possible. « Les bobolais si vous dormez, c'est votre problème » c'est en ces termes que le coordonnateur national du CED à tenu à alerter la jeunesse de Bobo-Dioulasso, quant à l'usurpation dans laquelle fait le gouvernement Kaboré. En effet, soutient-il, des projets dont certains de bitumage de quelques artères de la ville de Sya sont du régime déchu dont le MPP s'en vente. « Nous ne sommes pas contre le MPP mais plutôt contre sa manière de gérer », a indiqué le leader du CED qui estime que si la machine n'arrive pas à décoller, c'est parce que le pouvoir du MPP est ingrat, tout en précisant que pour relancer ladite machine, il faudrait d'abord que tout Burkinabè qui a été contraint à l'exil pour ses opinions politiques revienne automatiquement au pays. « La seule alternative possible pour le pouvoir en place est d'engager des dialogues inclusifs », a dit Pascal Zaïda pour qui Roch Marc Christian Kaboré n'a  d'autres solutions que de démissionner car il a failli à sa mission. Pour lui ce n'est pas en 2 ans qu'il pourra faire ce qu'il n'a pas pu faire en 3 années.

LE MONARCK

(Correspondant)

 

 

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