ATTAQUE D’UN POSTE DE GENDARMERIE A SAMOROGOUAN : Deux mois après, la colère et la consternation sont toujours palpables

ATTAQUE D’UN POSTE DE GENDARMERIE A SAMOROGOUAN : Deux mois après, la colère et la consternation sont toujours palpables

Samorogouan, localité située à une quarantaine de km d’Orodara (Kénédougou) après l’attaque du 9 octobre 2015, perpétrée par un groupe d’assaillants non encore identifiés, est toujours sous haute protection de l’armée. Le visiteur qui y arrive est d’abord stupéfié par la multitude des barrages ainsi que l’impressionnant dispositif militaire en présence. La population, elle, reste plongée dans la psychose. Car,   près de deux mois après cet évènement malheureux, les habitants se posent toujours mille et une questions. D’Est en Ouest, du Nord au Sud, la ville martyre est quadrillée par des militaires. Que s’est-il passé réellement à l’aube du 9 octobre 2015 dans cette partie du Burkina ? Qui sont les bourreaux des 3 gendarmes tués ? Pourquoi ont-ils  commis cet acte meurtrier ? Ce sont, entre autres, des questions que les Burkinabè continuent de se poser et qui restent jusque là sans réponses. Pour tenter de trouver des éléments de réponses à ces questions, nous nous sommes rendu à Samorogouan les 22 et 23 novembre derniers.

Samorogouan fait rarement la Une des médias. Mais après l’attaque terroriste du 9 octobre 2015, cette commune rurale de la province du Kénédougou (région des Hauts-Bassins) est sous les feux de la rampe. A notre arrivée, la bourgade est vide, mais pas déserte. « Le marché vit, mais il n’est pas comparable à celui d’hier », constate   Bakary Traoré, notre premier interlocuteur.   A vue d’œil, la Brigade territoriale de  gendarmerie    porte encore les stigmates de cette attaque : vitres brisées, véhicules brûlés,   impacts de balles, portes défoncées, visages interrogateurs des gendarmes... Un peu plus loin,   on observe une multitude de tentes dressées qui servent de dortoirs aux militaires et gendarmes qui ont transformé la Brigade en un véritable camp militaire. Le sous-lieutenant,     Théophile Bonko   est le patron des lieux et coordonne avec minutie  les actions. Il a juste quelques minutes pour nous recevoir    et nous rassurer que la situation est sous contrôle. Il souhaite par ailleurs que la population collabore mieux avec les forces de défense et de sécurité afin de leur faciliter la mission. Un peu aux alentours,   un vent frais souffle et balaie les feuilles mortes qui jonchent le sol. Les militaires et gendarmes veillent au grain. Tous   armés jusqu’aux dents, ils ont le doigt sur la gâchette. Certains font la lessive tandis que d’autres s’affairent à trouver   de l’eau pour la consommation. Cette eau est presque boueuse, pratiquement imbuvable. Et pourtant, c’est cette eau qui est jugée ‘’potable’’. Bref, c’est dans ces conditions de vie difficile que les forces de l’ordre et de défense venues notamment de la garnison de Bobo-Dioulasso assurent la sécurité des personnes et des biens à Samorogouan.   Peu bavard, le sous-lieutenant Théophile Bonko semble ne pas en faire une préoccupation de premier ordre. Cette discrétion contraste avec la loquacité du préfet, président   de la Délégation Spéciale de Samorogouan,   Sibiri Pierre Kouda   : « C’est une attaque qui nous a tous surpris et ça n’a pas été facile à gérer.   Vous avez remarqué avec moi la présence des forces de défense et de sécurité. Nous avons également reçu la visite du chef d’état-major général des armées, le Général Pingrenoma Zagré, qui a rencontré toutes les forces vives de la localité. Cela nous a beaucoup rassurés     et nous saluons la démarche à sa juste valeur. Toujours est-il que     le jour de l’attaque reste mémorable dans les esprits. L’armée est là, la psychose règne toujours, c’est vrai, mais dans une mesure moindre ». Mais comment le premier responsable administratif de Samorogouan a-t-il vécu   l’attaque? A cette question, le préfet marque un arrêt avant de laisser entendre : « C’est vers 4 heures du matin que nous avons été réveillés par des coups de fusils. Les tirs étaient nourris et c’est comme s’ils se dirigeaient vers ma résidence.    Entre-temps, j’ai constaté que les tirs diminuaient  d’intensité. Et on avait l’impression       qu’ils se dirigeaient cette fois-ci vers la grande forêt située à quelques encablures du village. C’est à ce moment-là que j’ai tenté en vain d’appeler le commandant adjoint de la gendarmerie, parce que le commandant lui-même était allé en formation.  Comme l’appel ne passait pas, j’ai relancé un autre appel vers le commissaire de Police qui m’a dit que c’était une attaque contre la gendarmerie. » Par la suite, l’autorité nous a fait savoir que c’est aux environs de 6 heure qu’il est arrivé à la brigade de gendarmerie pour constater les faits: « J’entendais toujours des explosions en cascades en provenance d’un véhicule en fumée. Ce véhicule appartient à une unité de l’armée venue en renfort de Orodara. Sur place, l’horreur et  la consternation étaient à leur comble. Ce qui m’est venu immédiatement à l’idée, c’étaient des interrogations.   Qu’est ce qui nous arrive ? Pourquoi ont-ils choisi la Gendarmerie ?

La version du préfet de Samorogouan

 

Qu’est-ce que Samorogouan a fait pour mériter cela ?     Lorsque je me suis approché et qu’on m’a présenté les corps, c’était la stupéfaction totale doublée d’un sentiment de colère. Ce sentiment est d’autant plus justifié que je connaissais personnellement    les deux gendarmes .Quant au troisième, je ne l’ai pas connu parce qu’il était venu de Orodora pour prêter main forte à ses collègues de Samorogouan.   C’est ainsi que nous sommes entrés en contact avec la hiérarchie pour en savoir plus ». Il faut ajouter que cette agression pour le moins surprenante, en plus d’avoir provoqué la mort de trois gendarmes, avait également fait deux blessés. Le premier  est un particulier touché légèrement à la jambe tandis que le second, grièvement blessé, était un habitant du village      de Tenasso. Si l’on s’en tient aux affirmations du président de la Délégation spéciale, les deux hommes ont été transportés d’urgence au CSPS de Samorogouan. Vu l’état grave dans lequel se trouvait le second, il a été évacué vers un grand centre hospitalier où il a malheureusement rendu l’âme. A en croire toujours le préfet, le défunt était connu dans la zone pour être un musulman, en l’occurrence un sunnite radical. Mieux, il hébergeait certaines personnes étrangères que d’aucuns ont vite assimilées à des djihadistes. Et le préfet d’ajouter que la veille de l’attaque, des individus suspects ont séjourné chez lui. Ce sont ces mêmes personnes qui auraient égorgé un éleveur dans la forêt où elles s’étaient repliées. La gendarmerie, suite à la traque des bandits, a pu récupérer 7 motos que ces derniers détenaient par-devers eux. A en juger par les propos du préfet,   des produits alimentaires que les assaillants avaient enfoui dans le sol ont été retrouvés intacts par la gendarmerie.

Cette ration alimentaire aurait été achetée chez un boutiquier de la zone. Certaines voix avancent qu’ils y ont été guidés par un homme barbu.

C’est justement cela qui a valu l’interpellation du sieur Abdoulaye Sawadogo, dans la soirée du 7 octobre par la gendarmerie. Pour en avoir le cœur net, nous nous sommes rendu dans le village de Tenasso où nous avons pu rencontrer la sœur et les trois épouses du défunt qui ont balayé du revers de la main les propos du premier responsable administratif de Samorogouan.

« C’est une grosse accusation gratuite que les gens ont collée à la peau de mon frère consanguin. Il n’a été mêlé ni de loin ni de près à cette affaire qui lui était étrangère. C’est une cabale ourdie de toutes pièces pour nuire à la générosité de mon frère », nous a confié Oureto Sawadogo, petite sœur du défunt. C’est avec une voix à peine audible et encore grelottante qu’elle a rappelé les circonstances de l’arrestation de son frère : « Les gendarmes étaient au nombre de deux quand ils sont arrivés. Mon frère était allé à la mosquée et ils ont demandé à le voir. Il les a suppliés de le laisser terminer sa prière. Ce qu’ils ont accepté. Après quoi, ils ont fouillé de fond en comble deux maisons et ils n’y ont rien trouvé. Quand ils ont demandé à mon frère de monter dans leur véhicule, je leur ai demandé où ils partaient. Ils m’ont répondu que c’était juste pour un besoin d’enquête ». Des djihadistes ont-ils oui ou non séjourné chez le regretté Abdoulaye Sawadogo ? La question a provoqué des larmes chez sa première épouse, Kalizèta Bénao, qui s’est exprimée en ces termes : « Comment mon mari va-t-il héberger des djihadistes chez lui alors qu’il n’en est pas un ? Cela fait 25 ans que je vis avec lui et je connais ses forces et ses faiblesses. Il aime Dieu et il sait que Dieu n’aime pas la violence  ». Et d’ajouter : « Dans la nuit du 7 octobre, un homme qui a marié ma première fille, accompagné de son ami, est venu dormir ici avant de continuer son chemin le lendemain. C’est un commerçant et il ne connaît même pas ce que c’est que le djihadisme. C’est aussi la seule personne qui a l’habitude de dormir dans la cour. Et c’est normal, parce que c’est sa belle-famille. Ceux qui ont raconté des choses mensongères sur notre mari payeront le jour de la résurrection  ». Des sentiments de colère largement partagés par la seconde épouse, Zoumbéra Fatimata. Elle dit n’avoir jamais décelé une velléité de nuisance chez son défunt mari, ajoutant que c’était un fervent musulman d’obédience sunnite. Pour elle, son mari a tout simplement été victime de la méchanceté de certains de ses coreligionnaires. « Dans le village, ils sont au total 5 sunnites qui prient dans une mosquée qui est la leur. Comme ils sont minoritaires dans le village, les gens se sont arrangés pour lui créer des problèmes, allant jusqu’à l’éliminer physiquement. Mais Dieu est grand. La preuve est qu’après l’annonce de la mort de notre époux, le délégué a intimé l’ordre à un des proches de notre mari de décoiffer la mosquée en question. Ce qu’il a fait, mais cela n’a pas empêché la Gendarmerie de l’interpeller et de le garder à Bobo », a-t-elle affirmé. La troisième épouse du regretté, Zanré Aissata (19 ans), mère d’un enfant, regrette le fait que la Gendarmerie n’ait pas pris le soin de venir annoncer le décès de son mari à la famille comme le veut une certaine tradition en Afrique. « Nous avons appris son décès comme tout le monde. Nous n’avons jamais vu son corps encore moins sa tombe. Il a laissé 3 veuves et 10 enfants et nous ne savons pas comment faire pour combler ce vide », a-t-elle tempêté, les yeux larmoyants. Kalifa Ouattara, habitant du village, dit avoir connu le défunt depuis plus de 10 ans et doute fort de ce qu’on lui reproche. Selon lui, l’homme est connu dans le village pour son radicalisme religieux et avait refusé de prier dans une mosquée qui était proche de son domicile.

« Nous n’avons jamais vu le corps de notre mari ni même le lieu de son inhumation. Il a laissé 10 enfants et 3 veuves »

«  Mais aller jusqu’à dire qu’il était le logeur des djihadistes, je crois que la gendarmerie gagnerait à approfondir l’enquête », a-t-il souhaité. Quoi qu’il en soit, le chef de terre de Samorogouan, El Hadj Kambé Traoré, 87 ans, est formel : « Ce qui vient de se passer à Samorogouan est une première dans l’histoire du village. Coutumièrement, le village est inattaquable. De par le passé, ceux qui ont tenté de l’attaquer ont eu un essaim d’abeilles sur leur route, les obligeant à rebrousser chemin. Cela montre que certains rites ont été bafoués et notre titre de chef de terre est justement d’arbitrer pour que le malheur ne se produise pas dans le village. Depuis l’attaque, nous avons dû régler un certain nombre de choses pour qu’à l’avenir, ce type d’attaques ne se reproduise plus. Nous avons sacrifié un animal. J’ai été particulièrement peiné parce que je connaissais physiquement les deux gendarmes de Samorogouan». Mme Traoré /Maiga Mariam, membre de la Commission électorale communale indépendante (CEPI) de la localité, s’est dit ulcérée en apprenant la mort des pandores qu’elle a  qualifiés de ‘’vaillants éléments’’. Pour le secrétaire général adjoint du Conseil villageois de développement(CVD), Lansina Kindo, l’onde de choc a été terrible . Il dit avoir entendu les premiers tirs à 4 h 10 mn. L’attaque, selon lui, n’a pas permis à beaucoup de fidèles musulmans d’aller à la mosquée ce jour-là. Chose qu’il a jugée intolérable. « Nous sommes presque sûrs que ces agresseurs ont bénéficié de complicités au sein même de Samorogouan. Depuis les évènements, nous avons multiplié les mesures de sécurité afin d’aider la gendarmerie et la police à faire correctement leur travail. Nous avons mis en place une cellule de veille pour que tout individu suspect soit vite repéré. Nous sommes très fiers de constater que la cellule est opérationnelle. Nous savons que notre propre sécurité passe d’abord par nous-mêmes », a-t-il laissé entendre. D’où sont venus ces agresseurs ? Cette grosse interrogation suscite des débats à Samorogouan. Pour certains, ils sont venus de Banzon en passant par Tenasso avant d’atteindre immédiatement la Brigade territoriale. Faux, rétorquent d’autres qui estiment qu’ils sont venus de la frontière malienne via la commune rurale de Sindo, à 35 km de Samorogouan. Le préfet de la ville attaquée est de cet avis.

Seulement, une troisième catégorie de personnes trouve que les assaillants avaient élu domicile dans la vaste forêt qui jouxte la frontière avec une superficie totale de 154,500 hectares. Pour sa part, le préfet, président de la Délégation spéciale de Sindo, Amadou Ouédraogo, est très prudent quant à la provenance de ces hommes lourdement armés. L’autorité administrative qui nous a reçu dans son bureau, regrette simplement la porosité de la frontière et consent que des efforts ont été faits depuis l’attaque, pour sa sécurisation. Le préfet, en plus de déplorer vigoureusement ce qui s’est passé, plaide pour un déploiement de l’armée dans son département situé à quelques encablures de la frontière. Dès notre arrivée, nous y avons constaté un déploiement important d’éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS). « C’est la logique du médecin après la mort », ironise Ali Ouédraogo, le plus grand commerçant de la localité   qui n’est pas du tout tendre avec les autorités. « Un jour, j’ai été victime d’un braquage dans ma boutique vers 19 h. 3 personnes enturbannées sont entrées dans la boutique et m’ont demandé de donner la recette du jour. Elles étaient armées de kalachnikovs. J’ai vite fait de leur remettre l’argent qui était dans le coffre. C’était une somme avoisinant les 900 000 F CFA. Quand j’ai appelé la gendarmerie de Samorogouan, elle est arrivée aux environs de 22h 30. C’est pour vous dire que nous sommes constamment agressés et nous avons besoin d’une brigade de gendarmerie », a-t-il raconté.

Pour Fatou Bamouni, revenue précipitamment de la Côte d’Ivoire en 2003 à la faveur de l’opération Bayiri et vendeuse au marché de Sindo, c’est avec la peur au ventre qu’elle mène son commerce. « Je me sens en insécurité. Je suis traumatisée parce que j’ai été victime d’un viol collectif en Côte d’Ivoire et je ne souhaiterais au grand jamais revivre cette mésaventure. », a-t-elle avoué.

Mais pourquoi l’attaque a –t-elle pu être possible en dépit des menaces qui étaient persistantes ?

Voilà une autre question qui fait polémique dans la cité de Samorogouan. Selon un informateur anonyme, le renfort venu d’Orodara était suffisant pour prouver que la gendarmerie disposait d’un certain nombre d’informations sur l’imminence d’une attaque. Selon la même source, la riposte n’a pas été à la hauteur du forfait, si fait qu’aucun assaillant n’a été tué en réalité. A la décharge des pandores, notre interlocuteur reconnaît que les armes utilisées par les assaillants sont plus puissantes que celles dont disposent leurs vis-à-vis.

A ce jour, plusieurs personnes ont été arrêtées et les interpellations se poursuivent, à en croire le ministre en charge de la Sécurité, Claude Zagré, qui avance le chiffre de 13 arrestations. Selon d’autres sources bien informées, ces personnes interpellées l’ont été à Samorogouan, à Orodara et à Bobo-Dioulaosso. Des sources sécuritaires, l’on apprend que la justice est bien décidée à faire la lumière sur cette affaire qui, à bien des égards, contient des zones d’ombre.

Quand le Colonel Tapsoba refuse de nous recevoir

 

Dans le cadre de notre reportage, nous avons pris soin de contacter le Lieutenant Serge R. Gnangao, chef de service presse et audiovisuel de l’état-major général des Armées. Le service ici était de nous faciliter le contact avec le premier responsable de la Gendarmerie au niveau des Hauts-Bassins, le colonel Dominique Tapsoba. L’assurance nous a été donnée par la direction de la communication et des relations publiques des Armées que nous serions reçus par le Colonel. A Bobo, l’accueil qui nous a été réservé par le protocole du Colonel Omer Tapsoba nous a ému. Mais c’était sans compter avec la grande déception qui nous attendait. A plusieurs reprises, le protocole est venu s’assurer de notre identité. Il a même pris la carte de visite que nous avait remise le Lieutenant Gnangao. Puis, 10 minutes plus tard, il est revenu nous la remettre avant de nous rassurer de la disponibilité du Colonel à nous recevoir. Quelques minutes après, on nous a fait remplir une demande d’audience en bonne et due forme.

Le protocole revient pour s’excuser auprès de nous, au motif que le colonel est en audience et qu’il allait nous recevoir. C’est finalement au bout de deux heures et demie d’attente que le même messager est revenu nous faire comprendre que ‘’le Grand patron’’ n’était pas prêt à nous recevoir’’. Notre préoccupation ici, n’est pas de n’avoir pas été reçu par le ‘’Grand patron’’, mais d’avoir trop perdu notre temps, avec le ‘’Grand patron’’, alors que ce temps, pour nous, était très précieux.

Les habitants de Samorogouan cotisent 400 000 FCFA pour l’Armée.

L’attaque de Samorogouan a été durement ressentie par la population de la localité. Une chaîne de solidarité s’est tout de suite mise en place pour ‘’aider l’Armée à aider’’ les habitants. Venus à l’improviste à Samorogouan, les militaires devaient au moins s’alimenter pour pouvoir assurer la sécurité de la ville. C’est ainsi que les 11 jours de restauration ont été entièrement pris en charge par les Samorogouanais, à hauteur de 400 000 F CFA. C’est à partir du 12e jour de cette prise en charge que l’Etat a pris le relais.

Retrouvailles historiques entre un pandore et un flic à Samorogouan

« A quelque chose malheur est bon », dit le dicton. En effet, les gendarmes se relaient à Samorogouan pour assurer la sécurité. Idem pour la Compagnie républicaine de sécurité (CRS). Le drame de la localité a permis des retrouvailles historiques entre un policier et un gendarme qui se sont vus depuis l’école primaire.

Si Samorogouan m’était conté

Selon le chef de terre, le village a été fondé par un chasseur. Au départ, il y venait pour chercher du gibier et a fini par se rendre compte que la terre était fertile. Sa femme qui y produisait du gombo était admirée par les autres femmes. Etant d’ethnie samo, un de ses logeurs disait qu’il attendait le gombo du Samo qui, littéralement traduit, donne « Samogo gouan ». Ainsi naquit le nom du village.

Hamed NABALMA, envoyé spécial à Samorogouan.

 

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