ORGANISATION DU SIAO ET DU TOUR DU FASO 2026 : C’est le Burkina Faso qui gagne
Du 30 octobre au 8 novembre 2026, le Burkina Faso abrite deux évènements d’envergure internationale. Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui en est à sa dix-huitième édition et le Tour cycliste international du Faso qui souffle sa trente-septième bougie. Deux événements qui ont assis leur notoriété au fil des éditions et qui constituent, avec le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) et la Semaine nationale de la culture (SNC), autant de vitrines de rayonnement du Pays des Hommes intègres sur la scène internationale. Toujours est-il que bon an mal an, ce sont des événements qui drainent de nombreux participants, au nombre desquels des délégations étrangères venues de différents continents.
L’organisation et la tenue régulière de ces grands événements, ont aussi de nombreuses autres retombées pour le Burkina Faso
Cette année, le SIAO accueille, selon le Comité d’organisation, près de six mille exposants et n’attend pas moins de huit cent mille visiteurs, au nombre desquels des acheteurs professionnels, des artisans et des investisseurs venant d’une cinquantaine de pays à travers le monde. Quant au Tour du Faso, il enregistre la participation de pas moins de douze pays étrangers, aux côtés du Burkina Faso. Des chiffres en hausse qui prouvent, si besoin en était encore, que d’énormes efforts ont été faits en matière de sécurité ; ce qui vaut au Pays des Hommes intègres, la confiance de ces visiteurs étrangers venus d’horizons divers. C’est le lieu d’encourager les Forces de défense et de sécurité engagées, depuis plus de dix ans dans la lutte contre les forces du mal sur le terrain, à une vigilance encore plus accrue, pour relever le défi de la sécurité. Car, si à l’image des précédents, ces événements d’envergure internationale qui se tiennent concomitamment cette année, se déroulent sans couac, c’est l’image du pays qui en ressortira davantage grandie. C’est dire si le jeu de l’organisation de ces événements majeurs, vaut la chandelle du défi sécuritaire auquel fait face le pays depuis plusieurs années maintenant. Et c’est le Burkina Faso qui gagne, d’autant plus qu’au-delà du renforcement de l’image du pays, l’organisation et la tenue régulière de ces grands événements, ont aussi de nombreuses autres retombées pour le Burkina Faso. Car, en accueillant des délégations étrangères, ces événements contribuent peu ou prou, à faire vivre le secteur de l’hôtellerie et du tourisme, sans oublier la restauration, les transports et la communication, pour ne citer que ceux-là. Sur le plan économique, au-delà des exposants au SIAO, du parker au petit commerçant ambulant, c’est toute une panoplie d’acteurs des secteurs formel et informel qui tirent des revenus parfois substantiels de ces événements qui se tiennent à intervalles réguliers au Burkina Faso, et qui sont attendus du grand public dont l’adhésion n’est plus à démontrer.
C’est le lieu d’appeler les populations à la discipline et au respect des consignes de sécurité
Et les Burkinabè se sont d’autant plus approprié ces évènements, que ce sont des rendez-vous culturel et sportif qui font aussi la renommée du pays. Quoi qu’il en soit, l’on espère que tirant leçon des éditions passées, les Comités d’organisation respectifs mettront les petits plats dans les grands, pour donner à ces événements, le succès attendu. C’est le lieu d’appeler les populations à la discipline et au respect des consignes de sécurité pour faciliter la tâche aux Forces de l’ordre, mais aussi à la vigilance et à la collaboration avec les Forces de défense et de sécurité en dénonçant les cas et autres comportements suspects. Car, c’est dans une synergie d’actions entre l’armée et les populations, que les Burkinabè qui ont montré leur résilience, redresseront la tête pour faire échec aux forces obscurantistes qui ont juré la perte de notre pays. Pour en revenir au Tour du Faso, quinze équipes dont trois du pays hôte, participent à la compétition qui retrouve le calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI), après deux ans d’absence. Les douze pays étrangers sont l’Afrique du Sud, l’Algérie, la Belgique, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Maroc, le Niger, les Pays-Bas et le Rwanda. Quant au Salon de l’artisanat, la cérémonie d’ouverture est prévue pour ce 30 octobre au SIAO. Et son thème, « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel », en dit long sur la volonté des autorités de hisser le Salon à un niveau supérieur, pour en faire un véritable levier de transformation économique, au-delà de certains clichés qui tendent à le limiter à la simple production de biens traditionnels. Et c’est tout le mal qu’on leur souhaite.
« Le Pays »