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CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE SOUROU SANOU DE BOBO-DIOULASSO : Les 72 heures du stagiaire interné

CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE SOUROU SANOU DE  BOBO-DIOULASSO : Les 72 heures du stagiaire interné

« Contribution du stagiaire interné dans l’amélioration de l’état de santé des populations », c’est sous ce thème que s’est tenue du 25 au 27 août dernier, l’édition 2016-2017  des 72 heures des médecins stagiaires du Centre hospitalier universitaire Souro Sanou (CHU-SS) de Bobo-Dioulasso. Don de sang et sensibilisation sur le cancer du sein ont été les points focaux de la présente édition.

 

Le stagiaire interné, selon Seydou Traoré, étudiant en médecine 7e année, président du Comité d’organisation (CO) des 72 heures du stagiaire interné, c’est l’étudiant en médecine de 7e année qui,  ne prenant plus de cours théoriques en cette dernière phase de sa formation, a cependant pour tâche essentielle de constituer la première barrière entre les patients et les médecins dans le centre hospitalier dans lequel il est en stage. De ce fait, il est celui des soignants qui est permanemment de garde dans lesdits centres.  Ainsi, dans le souci de faire valoir leur apport quoique indispensable à l’amélioration de la santé des patients, ceux du CHU-SS de Bobo-Dioulasso ont initié, trois jours durant trois activités majeures dont la première qui a eu lieu le jeudi 25 août portait sur un match de football entre les stagiaires internés et les médecins pour plus de cohésion entre le personnel soignant. La deuxième activité a eu lieu le vendredi 26 août et a porté sur une journée dite de don de sang, suivie de séances de sensibilisation sur le cancer de sein et enfin un bal est venu clore les activités. C’était dans la soirée du samedi 27 août 2016.  Les activités phare des 72 heures du stagiaire interné du CHU-SS de Bobo-Dioulasso, furent le don de sang et la sensibilisation sur le cancer du sein qui viennent à point nommé combler un déficit, a indiqué  le président du CO, parlant du don de sang, en ce sens  que « plusieurs fois, des patients sont venus à nous et avaient besoin de sang surtout les femmes et les enfants. La demande étant nettement  supérieure à  l’offre, il est de bon ton que nous nous attelions d’une manière ou d’une autre à réduire ce déficit », a-t-il expliqué. Venus épaulés leurs confrères dans l’exercice de la collecte de sang, les agents du Centre régional de transfusion sanguine (CRTS) de Bobo-Dioulasso ont vivement apprécié cette initiative des stagiaires internés, en témoignent ces propos du responsable de la collecte mobile  de ladite structure, Ousséni Zerbo, selon qui, cette initiative répond au cri du cœur lancé par  son service car, le besoin incessant de sang interpelle tout citoyen burkinabè de tout bord à faire preuve d’esprit de partage pour sauver des vies. Répondant à l’appel des stagiaires internés, des médecins et accompagnants ne se sont pas fait prier en allant donner de leur sang car « donner son sang fait partie des actes citoyens surtout quand on sait que cela peut contribuer à sauver des vies », dixit Salifou Ouédraogo, étudiant à Ouagadougou, venu au chevet de sa sœur hospitalisée au CHU-SS/Bobo-Dioulasso.

 

« Résoudre un tant soi peu quelques problèmes auxquels sont confrontés les patients et les médecins »

 

Outre le don de sang, les stagiaires internés du CHU-SS de Bobo-Dioulasso se sont également penchés sur la question du cancer du sein, à travers une sensibilisation dans l’enceinte de l’hôpital. C’est une pathologie qui prend de l’ampleur au sein de la gent féminine surtout que par souci de pudeur ces dernières préfèrent traiter leur mal à l’indigénat dans leurs foyers respectifs et ne viennent à l’hôpital que quand des complications se manifestent, a précisé Seydou Traoré. La sensibilisation va donc porter sur une projection d’images, expliquer l’autopalpation des seins aux femmes, quels éléments faut-il rechercher en palpant ses seins, que faut-il faire, mais aussi et surtout leur expliquer ce que c’est que le cancer du sein a  rétorqué le président du CO. Etant toujours au front, M. Traoré a précisé qu’ils sont fréquemment confrontés à ces deux problèmes que sont le manque de sang et celui du cancer de sein. Et d’ajouter que cette activité qu’ils ont entreprise, cadre bien avec la saison hivernale parce que « c’est surtout en cette période que beaucoup d’enfants viennent à nous avec des cas de paludisme grave, notamment les anémies et également les femmes enceintes. Avec ces activités, nous pensons apporter notre contribution à la résolution, même si cela est temporaire, de quelques problèmes auxquels nous sommes tous confrontés, médecins comme patients », a conclu Seydou Traoré, président du CO des 72 heures du stagiaire interné du CHU-SS de Bobo-Dioulasso.                                                                                                                     Le MONARCK (Correspondant)

 

 

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