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COMMUNE DE OUAGADOUGOU:390 ouvriers réclament leur déclaration à la CNSS

La Fédération nationale des arts et métiers (FENAME) était face à la presse le jeudi 29 août 2019, à la bourse du travail à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre était de faire le point des démarches entreprises auprès des autorités communales, en vue de soulager les ouvriers de la commune de Ouagadougou, quant à leur déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Et de dénoncer les attitudes de l’autorité communale qui ne fait pas siennes, leurs doléances.

La Fédération nationale des arts et métiers (FENAME), affiliée à la Confédération syndicale burkinabè, a entamé depuis sa dernière conférence de presse tenue le 4 janvier 2019, des démarches pour trouver des solutions aux préoccupations des ouvriers de la commune de Ouagadougou. Ces démarches ont pour but de  faciliter la prise en charge sur le plan de la sécurité sociale, de 390 ouvriers. Cette doléance de la Fédération trouve sa justification, selon elle, dans la loi 3 qui régit les collectivités territoriales. Face à la presse, elle a rappelé que depuis sa dernière rencontre avec les chefs de services de la mairie centrale de Ouagadougou le 10 janvier dernier, et suite à des réponses non satisfaisantes, elle a saisi le Haut conseil pour le dialogue social (HCDS), avec ampliation au Premier ministre et au ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation.

Car, pour eux, ils sont dans la dynamique de privilégier le dialogue social. Mais au regard de la situation dégradante des ouvriers recrutés par la commune de Ouagadougou, ils veulent,  à travers cette conférence de presse, dénoncer ce qu’ils appellent le mépris de l’autorité communale, car toutes les démarches entreprises pour rencontrer l’édile de Ouagadougou, sont restées sans réponse. Pour Nouphe Bamogo, secrétaire général adjoint de la FENAME : « Est-ce que nous n’avons pas été souples ? On a voulu trouver des solutions à l’amiable. Mais si l’autorité dit que cela n’est pas son problème, on fait comment ? ». Il ajoute : « Si les ouvriers avaient été déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale, beaucoup d’entre eux, notamment les plus anciens, allaient bénéficier d’une pension ».

Il poursuit en relevant que le dernier conseil municipal a validé un budget d’une centaine de milliards, et d’ajouter : « Il y a des priorités dans les priorités. Pour nous, dans ces milliards-là, les 390 ouvriers qui ont coulés des larmes, doivent être pris en compte même si cela peut être fait par palier ». Et de prévenir : « De grâce, que la mairie ne nous pousse pas à bout ! Les ouvriers de la commune de Ouagadougou ne sont pas des esclaves », dixit Nouphe Bamogo, secrétaire général adjoint de la FENAME.

Pour un salaire mensuel de 37 500 F CFA  selon les ouvriers, après avoir fait pour certains 20 ans de service pendant que d’autres ont travaillé pour la commune de Ouagadougou pendant 28 ans, ils ne sont pas déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Et cette situation ne leur permet pas d’assurer leur retraite, surtout la prise en charge de leurs familles respectives en termes de sécurité sociale, et des ayants droit en cas de décès de l’ouvrier. Selon eux, ils assurent la propreté de la voirie de la capitale, la collecte et l’enfouissement des déchets, animent le site qui garde les animaux pris dans le cas de la lutte contre la divagation des animaux, et assurent enfin, l’entretien de l’enceinte de l’hôtel de ville de la capitale.

Le porte-parole des ouvriers de la mairie de Ouagadougou, Edouard Ouédraogo, rappelle qu’ils ont été reçus maintes fois par le premier adjoint au maire. Et ces multiples rencontres n’ont pas eu de suites favorables. C’est cette situation de léthargie qui les a poussés, au-delà des intimidations, à engager la lutte à travers la FENAME. Pour  Edouard Ouédraogo et ses collègues, ils reconnaissent que depuis l’arrivée de l’actuel maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, certains gestes ont été faits en rapport avec le repos les dimanches et les jours fériés, ce qui n’était pas le cas auparavant. Il souhaite tout simplement la revalorisation de leur salaire au vu de l’activité qu’ils mènent et surtout leur déclaration à la Caisse de sécurité sociale.

La FENAME, pour mieux se faire entendre, veut saisir les partenaires techniques et financiers de la mairie centrale afin de leur faire part du non-respect des engagements juridiques paraphés.

 

Boureima KINDO

 

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