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LAC DEM : La charte foncière et le plan de gestion locale validés

LAC DEM : La charte foncière et le plan de gestion locale validés

Le projet Consolidation de la gouvernance environnementale locale (COGEL) a soumis aux acteurs de l’environnement et aux collectivités locales les rapports des missions d’élaboration du plan de gestion du lac Dem et de sa charte foncière locale de caractérisation des lacs de Malou, Tougouri et du bassin du Nakambé. C’était au cours d’un atelier tenu les 3 et 4 septembre 2014, à Kaya.

Le lac Dem, l’un des 15 sites Ramsar que compte le Burkina, dispose désormais d’une charte foncière locale et d’un plan de gestion des biens et des ressources du lac. Ces deux documents ont été validés par les acteurs de l’environnement et du  développement local, lors d’un atelier organisé par le projet Consolidation de la gouvernance local (COGEL), les 3 et 4 septembre derniers dans la ville de Kaya. L’administration locale et les communautés riveraines du lac Dem qui ont pris part à l’élaboration de ces documents se sont engagées non seulement à mieux gérer les ressources du lac, mais aussi, à le protéger contre toutes actions anthropiques qui pourraient nuire à l’écosystème autour du lac. Selon le coordinateur du projet COGEL, Bobodo Blaise Sawadogo, ces textes sont d’une importance capitale dans la mesure où le lac Dem est la principale source d’eau de la région du Centre-Nord. « Toute une vie s’est organisée autour de ce lac. Au niveau des ressources naturelles, nous disposons d’espèces caractéristiques propres à la région. C’est en ce sens que nous avons trouvé la nécessité de protéger ce lac pour qu’il puisse servir d’exemple dans la région », a souligné le coordinateur du projet COGEL. Ces réservoirs d’eau, a-t-il poursuivi, font l’objet de pressions multiformes, dues à la mauvaise utilisation des ressources, la pollution et l’ensablement. C’est en ce sens que Bobodo Blaise Sawadogo a trouvé que des mesures de protection et de gestion rationnelle de ces zones s’imposent afin d’éviter qu’elles ne disparaissent un jour. « Si ces sites disparaissent, cela peut avoir des conséquences fâcheuses sur la population. Donc les protéger, c’est aussi œuvrer pour notre survie », a-t-il dit. Et d’ajouter que si ces sites sont protégés et mieux gérés, cela peut constituer une base de développement socioéconomique et d’un tourisme de vision à l’échelle internationale. « Nous devons donc organiser ces sites pour qu’ils soient des zones de référence et des pôles de développement socioéconomique pour le pays », a-t-il insisté.

Pour Mamboné Momini, gestionnaire du site Ramsar du lac Dem, l’élaboration de la charte et du plan de gestion qui a mobilisé les autorités locales et les communautés villageoises, est salutaire car cela permettra de réguler l’exploitation du lac. « Avec l’élaboration de la charte locale et du plan de gestion, la gestion du lac sera participative et les individus seront désormais poussés à mieux se comporter », s’est-il réjoui.

Un autre aspect sur lequel les acteurs du développement et les experts en matière d’environnement se sont penchés, a été celui des fiches descriptives de  trois zones humides, à savoir les lacs de Tougouri, de Yalgo et du bassin du Nakambé. Il s’est agi de présenter les différentes caractérisations des aspects physiques et humains de ces zones, afin de recueillir des recommandations avant de les soumettre à la convention Ramsar pour une labélisation. De l’avis de Paul Ouédraogo, conseiller principal pour l’Afrique de la convention sur les zones humides, au regard des présentations faites, ces trois sites sont éligibles et peuvent être classés comme sites Ramsar. Pour lui, le travail de caractérisation qui a été fait sur l’ensemble des éléments physiques et humains de ces sites et les contributions des participants permettront de traiter le questionnaire des fiches Ramsar. « Ramsar a défini 9 critères essentiels et sur ces 9 critères, les sites doivent obligatoirement en respecter au moins un avant d’être labélisés. L’étude qui a permis de caractériser les lacs de Tougri, de Yalgo et du bassin du Nakambé, a montré que certains sites répondent à 4 critères. Donc nous sommes convaincus que d’ici décembre, si le travail est bien fait, ces 3 sites peuvent s’ajouter aux 2 165 sites Ramsar que compte le monde. Ce qui permettra à notre pays d’avoir 18 sites Ramsar, donc le pays qui a le plus grand nombre de sites en au sud du Sahara », a-t-il conclu.

Adama SIGUE

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4 Commentaires

  1. Pter Amankwah

    je trouve que c’est vraiment important d’avoir des plan de gestion des zones humides pour assurer la sécurité en eau et la sécurité alimentaire des communautés locales qui sont les premières touchées par les conséquences de la dégradation de la ‘environnement. félicitations au Conseil régional du Centre Nord et au Projet COGEL

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  2. moïse

    Le Projet COGEL est cofinancé par le PNUD, la coopération autrichienne et le gouvernement burkinabé à hauteur de près de 4 milliard et demi.

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  3. Réponse

    HAWRÈMA, très bonne question. Le projet COGEL est financé par la Coopération Autrichienne, le PNUD et l’Etat burkinabè. Ceci n’est effectivement pas ressort dans l’article !

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