ME GILBERT NOËL OUEDRAOGO, PRESIDENT DE L’ADF/RDA : « Je n’ai de problème avec aucun fils du Burkina encore moins avec un fils du Yatenga»

ME GILBERT NOËL OUEDRAOGO, PRESIDENT DE L’ADF/RDA  : « Je n’ai de problème avec aucun fils du Burkina encore moins avec un fils du Yatenga»

Le 22 février 2015, le président de l’ADF-RDA, Me Gilbert Noël Ouédraogo, était dans la cité de Naaba Kango, à Ouahigouya, où il est allé rendre visite à Sa Majesté Naaba Kiiba, roi du Yatenga. Cette visite fait suite à celle entamée depuis le 9 février dernier qui l’a conduit chez le Mogho Naaba, dans le cadre de sa tournée de réconciliation.

C’est en compagnie de son épouse et de membres du Bureau politique national du parti que Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/ Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), le parti de l’Eléphant, est arrivé au palais royal, le 22 février dernier. Selon lui, cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée de réconciliation entreprise depuis un certain temps. « Je suis venu rendre visite à Sa Majesté, le Yatenga Naaba dans le cadre de la tournée de réconciliation que j’ai entamée en tant que président de l’ADF/RDA. Vous savez que nous avons 5 Dima au Burkina Faso et j’ai été reçu par les 4 Dima. Aujourd’hui, j’ai la joie et le plaisir d’être reçu au Yatenga, chez moi. Je suis venu donc voir Sa Majesté pour lui présenter mes vœux les meilleurs pour la nouvelle année ; le remercier pour tout ce qu’il a fait pour que la paix règne dans son royaume et surtout pour les différentes interventions. Vous savez que je suis son fils et vous savez aussi que lors des événements, Sa Majesté a été d’un recours important pour le retour à la paix dans notre pays et dans notre région, surtout  et également en ce qui me concerne personnellement, en tant que son fils. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus lui dire merci et demander aussi des conseils de sa part et aussi lui demander d’intercéder auprès de tous les sujets de son royaume pour qu’il y ait la réconciliation entre les fils de notre pays, le Burkina Faso. Lorsque j’ai vu Sa Majesté au niveau de Tenkodogo, le Dima de Zoungrantenga, il a dit que le pardon est un élément essentiel mais pour demander pardon, il faut d’abord savoir ce qu’est le pardon. C’est cela la première des choses, la deuxième est de pouvoir accepter de demander pardon. Quand on ne connait pas le pardon, on ne demande pas pardon ; et pour accepter par pardonner, il faut connaitre le pardon. Aussi, il dit que ce soit celui qui demande le pardon ou celui qui pardonne ; s’il ne connait pas le pardon, il ne peut ni le demander, ni l’accepter. Que Dieu fasse que nous nous pardonnions », a laissé entendre le président du parti de l’Eléphant.

Différentes communautés ont été visitées

Quelle est la position de l’ADF/RDA en ce qui concerne la limitation du nombre de mandats présidentiels au Burkina Faso ; faut-il limiter oui ou non? A cette question, il a répondu : « la position de l’ADF/RDA est qu’il faut la réconciliation dans notre pays » avant de lancer son message à l’endroit de la population du Yatenga : « Que toute les filles et fils de la région se donnent la main et se pardonnent parce ce que faire de la politique, ce n’est pas être des ennemis .Nous pouvons être des adversaires mais, nous restons tous des fils de la même région. Nous pouvons nous donner la main et nous devons pardonner. Moi, en ce qui me concerne, j’ai déjà pardonné ce qui a été fait. Je n’ai de problème avec aucun fils du Burkina Faso, encore moins avec un fils du Yatenga. J’invite tous les militants de notre parti à accepter le pardon parce que c’est la marque déposée de l’Eléphant. On dit de l’éléphant qu’il est majestueux, fort mais justement, sa grâce c’est le pardon ; moi j’appelle donc tout le monde à pardonner ».

Après la cour royale, le cortège s’est dirigé chez le chef des forgerons où il a sollicité, selon la coutume, l’intercession des ancêtres pour une réconciliation véritable entre les filles et fils du Yatenga.

Il faut également ajouter qu’à la suite des autorités coutumières, la délégation a rendu visite aux autorités religieuses, notamment les communautés musulmane, protestante et catholique de Ouahigouya.

Pierre SAVADOGO et Jean-Pierre SAVADOGO (Correspondants)

 

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3 Commentaires

  1. Bob

    Me Gilbert,nous aussi n’avons aucun problème avec vous.Mais ne retombe jamais sur les memes erreurs.Ne regardez pas l’argent plus que l’hetre humain.

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  2. matyp & K'Emp

    Je conseille à me Ouédraogo de faire les choses en toute discrétion. S’il veut faire preuve d’humilité, qu’il évite ce tapage médiatique qui entoure sa tournée. Cela risque de lui porter préjudice et de raviver la colère que beaucoup ont vis à vis de lui. Y en a marre des gens qui jouent à la pirouette!

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  3. Le pigeon rêveur

    Si le chef des yaarsé pouvait se contrôler un peu dans ses envolées lyriques! Le Burkina n’est pas un empire! il se fait insulter et trainer dans la boue à cause d’un vulgaire personnage comme GNO!

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