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MEURTRE DE FAHADOU CISSE ET HAMA BALIMA:L’ODJ exige l’autopsie des corps de ses deux militants

L’Organisation démocratique de la jeunesse, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) et le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), ont organisé une conférence de presse conjointe pour exiger les autopsies des corps de deux responsables de l’ODJ, Fahadou Cissé et Hama Balima, ainsi que celles de Saliou Diakité et Abdoul Karim Diakité. Cette conférence de presse a aussi servi de cadre pour dénoncer la lenteur des procédures judiciaires, les menaces comme la stigmatisation des groupes sociaux et de responsables d’organisations de lutte et de défense des droits humains.

 L’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) et le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) avaient bon espoir que les choses iraient vite depuis que les responsables de ces structures et l’un des avocats de familles de victimes ont rencontré le ministre de la Justice, le 24 juillet 2019. Mais « ces espoirs se sont vite dissipés » et c’est désabusé que le responsable de l’Organisation démocratique de la jeunesse, Gabin Korbéogo, celui du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés, Daouda Diallo et le président du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), Chrysogone Zougmoré, ont rencontré la presse pour dénoncer « le refus manifeste de l’autopsie des corps de Fahadou Cissé et Hama Balima, deux responsables de l’ODJ assassinés le vendredi 31 mai 2019 à Sebba, pendant qu’ils se rendaient à une audience avec le haut-commissaire de la province du Yagha, et celle des corps de Saliou Diakité, mort le 23 mai 2019 entre les mains de la gendarmerie, et Abdoul Karim Diallo mort à l’hôpital Yalgado après y avoir été transféré par la gendarmerie de Barsalogho ».

Les animateurs de la conférence de presse « attendent impatiemment que la lumière soit faite relativement à ces assassinats ciblés et aux assassinats de masse de Bahn, Kain, Yirgou et Ziniaré afin que leurs proches et compagnons de lutte puissent organiser des obsèques dignes pour honorer leur mémoire ». Ils souhaitent que « les auteurs et commanditaires de ces différents crimes odieux soient identifiés et punis à la hauteur de leur forfaiture ». D’ailleurs, les responsables des trois organisations se sont demandés « à qui profitent ces assassinats ? » « En tout cas, le MPP et ses alliés qui gèrent l’appareil politico-judiciaire et militaire, jouent sur le temps et la lassitude des parents et compagnons de lutte des victimes. Ils mettent les démocrates, progressistes et révolutionnaires à l’épreuve, avec le secret espoir que le temps érode leur moral et leur détermination », se sont-ils insurgés.

En tout état de cause,   les responsables, les militants et les sympathisants de l’ODJ, du CISC et du MBDHP condamnent fermement l’assassinat odieux des deux vaillants combattants de l’ODJ, les assassinats de Bahn, Batié, Kain, Yirgou et Ziniaré. Ils demandent aux démocrates, aux progressistes et aux révolutionnaires du Burkina de se mobiliser pour la constitution d’un large front de lutte pour exiger l’arrêt des assassinats ciblés et de masse, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées ainsi que le démantèlement des escadrons de la mort.

 

Françoise DEMBELE

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