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NOUVELLE ATTAQUE MEURTRIERE CONTRE L’ARMEE NIGERIENNE

A quand la fin de la spirale de la mort ?

Les terroristes viennent encore de faire parler d’eux, au Niger.  En effet, une attaque perpétrée hier, contre un camp militaire, a fait, selon les autorités nigériennes, 60 morts dans la localité d’Inates, dans l’ouest du pays, à la frontière du Mali. Les terroristes auraient pilonné le camp à l’aide d’obus et de mortiers. Les explosions de munitions et de carburant seraient à l’origine de ce lourd bilan, jamais enregistré depuis le début des attaques terroristes au Niger en 2015. Ceux que l’on appelle à tort « les fous d’Allah » voudraient prouver à l’opinion qu’ils disposent toujours d’une forte capacité de nuisance, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. C’est la preuve, pour ceux qui en doutaient encore, que ces gens-là qui disent agir au nom de l’Islam, ne sont rien moins que des bandits ou des hors-la-loi qui ont fait le choix de se mettre au ban de la société. C’est le lieu donc de faire la part des choses entre le djihadiste et le terroriste.

Le djihad n’est pas ce que l’on veut nous faire croire

Car le djihad, pour reprendre les termes d’un leader religieux burkinabè, consiste en un effort pour faire le bien. Cela peut se traduire, entre autres, « par le fait de se battre pour entretenir ses géniteurs, mettre sa famille à l’abri du besoin ou dépenser financièrement pour soutenir la religion ».
Le djihad n’est donc pas ce que l’on veut nous faire croire. Non ! Ceux-là qui sèment la mort et la désolation sur leur passage, sont des terroristes et méritent d’être traités comme tels ; d’où l’impérieuse nécessité de rendre opérationnelle la Force conjointe du G5 Sahel qui, depuis des années, fait tant parler d’elle mais dont les actions sont très peu visibles sur le terrain. Or, pendant que l’on passe le temps à tergiverser, les terroristes, eux, continuent de massacrer en rond. A preuve, cette nouvelle attaque au Niger intervient au moment même où se tenait en Egypte, la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique. Le chef suprême des armées nigériennes, Mahamadou Issoufou qui y prenait part, était obligé d’écourter son séjour sur les bords du Nil pour regagner son pays. Cette attaque dont le bilan fait froid dans le dos, doit pousser la communauté internationale à revoir le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) et la Force conjointe du G5 Sahel. Cela est d’autant plus nécessaire que les pays du G5 Sahel sont régulièrement endeuillés par les forces du mal et ce, en dépit de la présence des 45 000 soldats de la Force Barkhane. L’on se demande comment arrêter la spirale de la mort dans cette partie de l’Afrique, tant les attaques terroristes sont légion. Si ce n’est pas le Mali qui est attaqué, c’est le Burkina ou le Niger. Il est temps d’œuvrer à mettre fin à la comptabilité macabre tenue dans chacun des trois pays. Et cela passe par la mutualisation des renseignements, des moyens humains et matériels. Car, de plus en plus, les terroristes n’hésitent plus à se coaliser pour mener des attaques d’envergure. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle attaque risque de mettre le président nigérien dans une posture inconfortable face au président français, Emmanuel Macron qui l’a convié ainsi que les autres chefs d’Etat du G5 Sahel,  à la rencontre de Pau. En tout cas, le risque que cette attaque influence la position de   Mahamadou    Issoufou est grande.   

DZ

 

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