OPERATIONS ANTITERRORISES A L’EST ET AU CENTRE-EST

OPERATIONS ANTITERRORISES A L’EST ET AU CENTRE-EST

 La peur est-elle en train de changer de camp ?

Depuis quelques jours, l’armée burkinabè conduit, à l’Est et dans le Centre-Est du pays, l’opération « upotuamu » qui signifie en langue nationale gulmancéba « pluie de tonnerre ». Cette opération militaire qui conjugue actions aériennes et terrestres, vise à détruire les nids de terroristes qui s’étaient constitués dans les réserves forestières de l’Est et à ramener la sérénité qui avait fui par la fenêtre dans cette région frontalière   du Niger, du Bénin et du Togo.

En attendant le bilan de l’opération, même si certaines sources non officielles avancent déjà le chiffre de 40 terroristes mis hors d’état de nuire, il faut saluer cette opération de salubrité publique. En effet, traqués par les armées du Burkina et du Niger, des groupuscules terroristes avaient transformé les réserves forestières et fauniques du Parc national W et du Parc national d’Arly en bases de repli d’où ils lançaient des offensives meurtrières contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les populations civiles de la région. Dans ce « no man’s land » qui n’avait d’équivalent que la forêt de Sambissa qui sert de base arrière à Boko Haram au Nigeria, ces sans foi ni loi qui n’utilisent la religion islamique que comme un paravent, s’adonnaient à l’exploitation des ressources minières, notamment aurifères. Et comme pour mettre sous coupe réglée la zone, ils ont ordonné la fermeture de nombreuses écoles, renvoyant ainsi enseignants et élèves à la maison.

Tout en encourageant et félicitant donc les Forces armées nationales qui sont progressivement montées en puissance dans cette lutte contre les forces du mal, il faut souhaiter que ce type d’opérations s’inscrivent dans la durée et dans toutes les zones sanctuarisées par ces ingénieurs du mal.

On peut se réjouir que les fous d’Allah aient enfin eu un adversaire en face

Certes,  l’on ne peut en permanence mettre l’armée sur le pied de guerre, mais il faut trouver les moyens de prolonger dans le temps, cette action de sécurisation. Car, non seulement les nids détruits peuvent rapidement se reconstituer dans cette zone transfrontalière propice à de nombreux mouvements de populations, mais aussi parce que les mouvements djihadistes sont comme des hydres : décapités, ils repoussent aussitôt avec une nouvelle tête. C’est pourquoi, une fois l’opération « upotuamu» conduite à terme, il faudra renforcer la présence militaire dans la région de l’Est et accroître  les moyens de surveillance. Tout ceci passe, bien évidemment, par une bonne collaboration entre les FDS et les populations locales et la mise sur pied d’un dispositif d’alerte et d’intervention très efficace et rapide. Et cela n’exclut pas, autant de fois qu’il sera nécessaire de le faire, la reconduction d’opérations similaires à des fins de dissuasion.

Cela dit, il serait souhaitable que les prochaines opérations du genre se mènent en synergie avec les armées des Etats frontaliers de la région de l’Est. Car cela permet de se partager les charges des opérations militaires qui, on le devine aisément, coûtent cher au contribuable. Mais en la matière, aucun sacrifice n’est de trop si l’on veut la sérénité dans notre pays et dans les pays limitrophes. En attendant, l’on peut se réjouir que les fous d’Allah aient enfin eu un adversaire en face.

Sidzabda  

   

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