A la uneFocus

PREMIER DECES LIE AU CORONAVIRUS AU BURKINA

La fin des illusions ?

Le Burkina Faso vient d’enregistrer son premier décès lié au coronavirus. Il s’agit de la députée Rose Marie Compaoré/ Konditamdé de l’Union pour le progrès et le Changement (UPC). Elle était par ailleurs la deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale. La victime, à ce qu’on dit, avait des antécédents puisqu’à en croire certains témoignages, elle faisait, dans un passé pas très lointain, des crises de diabète. Quand on sait que le Covid-19 se délecte des organismes au système immunitaire fragile, on comprend pourquoi dame Compaoré n’a pas eu la même chance que le couple Karambiri (premiers cas déclarés au Burkina) qui, à ce qu’on dit, est aujourd’hui hors de danger. Mais comme le disait le prédicateur et écrivain français, Jacques-Bénigne Bossuet, spécialisé dans les oraisons funèbres, il faudra, à travers la mort de la députée Compaoré, faire voir la mort dans toute sa laideur et le drame qui guette le genre humain à travers la planète et plus précisément le continent africain où certains font encore preuve de pyrrhonisme. Que ceux donc qui pensaient que la peau noire pouvait résister au coronavirus, se ravisent pendant qu’il est temps et que plutôt que de continuer à faire l’autruche, ils se soumettent aux consignes énoncées par les professionnels de la santé.

Il y a lieu d’appeler les uns et les autres au civisme et à la discipline

Surtout qu’en plus du décès déjà enregistré, le virus vient de gagner la deuxième ville du pays qu’est Bobo-Dioulasso. C’est dire donc que contrairement à ce qui se dit ou se raconte ça et là, le Covid-19 est non seulement mortel, mais résiste aussi à la chaleur tropicale. Finies donc les illusions A preuve, le Burkina est en pleine canicule avec des températures variant parfois entre 30 et 50°C mais cela n’empêche pas le coronavirus de continuer son petit bonhomme de chemin. Si fait que le pays compte aujourd’hui près de 30 cas confirmés sur son sol. Etant donné que le Burkina Faso tire le diable par la queue et ne peut se payer le luxe d’opérer des confinements comme cela se fait en Europe, il y a lieu d’appeler les uns et les autres au civisme et à la discipline pour autant qu’on ne veuille pas que notre pays en particulier et l’Afrique en général devienne une nécropole à ciel ouvert. On l’a vu en Italie où pour avoir négligé la chose au début, des centaines de dizaines de personnes ont perdu la vie. Or, l’Italie, quoi que l’on dise, fait partie des grandes puissances de l’Europe qui disposent de plus de moyens que les pays africains dont certains comme le Burkina, font face à une crise sécuritaire sans précédent.

B.O

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page
Google+
Fermer