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PRISONNIERS TESTES POSITIFS AU COVID-19 EN RDC

La rançon du laxisme

La République démocratique du Congo vient d’enregistrer une centaine de cas de Covid-19 dans la prison militaire de Ndolo. Au total, 99 prisonniers sur 101 diagnostiqués, auraient été isolés de ladite prison, située au Nord de Kinshasa, selon un communiqué du Conseil des ministres, rendu public le 5 mai dernier. Une situation qui trouble le sommeil des autorités congolaises qui redoutent une propagation de la maladie à coronavirus à grande échelle dans le pays. Quand on sait que le Covid-19 est une maladie hautement contagieuse, l’on peut dire que cette crainte est justifiée au regard du surpeuplement des prisons en RDC. Alors, on en vient à se demander comment un nombre aussi important de détenus a pu contracter la maladie sans que les responsables de la prison ne s’en rendent compte. Tout laisse penser à du laxisme. Cela dit, il faut espérer que la maladie ne franchisse pas les portes de la prison de Ndolo, car, si ce devrait être le cas, le pays se retrouverait dans une situation dramatique. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que cela annihilerait tous les efforts consentis qui avaient, pourtant, permis d’enregistrer des résultats positifs à travers le confinement de la Gombe qui commence à sortir de son isolement. En tout cas, la RDC qui enregistrait à la date du 5 mai, 705 cas et 34 décès, pourrait voir ces chiffres doubler voire tripler.

Il y a péril en la demeure

Du reste, le pays de Tshisékédi doit remercier le Ciel que les premiers testés positifs au Covid-19, ne soient pas des pensionnaires de la prison de Makala. Car, on imagine la psychose qui se serait emparée des citoyens si cette prison qui compte au moins 8 400 prisonniers, avait été touchée par la pandémie du Covid-19. Cela dit, pour éviter toute contamination à grande échelle, il serait bien que des tests massifs soient effectués au sein des différentes maisons d’arrêt et de correction du pays. Certes, ce n’est pas chose aisée au regard du nombre de prisonniers que compte le pays. Mais si tel est le meilleur moyen pour parer au pire, il faudrait y mettre les moyens. Dans la mesure où il n’y a ni vaccin ni remède efficaces pour l’heure, contre ce mal tant redouté, la prévention demeure le meilleur moyen de protection. Et en la matière, toute hésitation peut avoir de graves conséquences. Si certains pays européens n’en finissent plus de compter leurs morts, c’est sans doute dû au fait que certains ont négligé le mal avant de se rendre compte qu’il est aujourd’hui très mortel et mérite une thérapie de choc. En tout cas, le régime de Félix Tshisekedi a tout intérêt à prendre hic et nunc les mesures qui seyent. Cela est d’autant nécessaire qu’il y a péril en la demeure. On ose croire que la grâce présidentielle envisagée en faveur de certains prisonniers désengorgera les prisons du pays dont certaines, à l’image de celle de Makala, sont considérées comme les lieux d’incarcération les plus surpeuplés au monde.

DZ

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