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RETOUR ANNONCE DE LA DEPOUILLE D’ETIENNE TSHISEKEDI :

Quand le fils venge le père

Les choses vont désormais très vite en République démocratique du Congo (RDC). C’est le moins que l’on puisse dire. En effet, après le retour de Moïse Katumbi qui a coïncidé avec la nomination d’un Premier ministre, c’est le retour de la dépouille mortelle d’Etienne Tshisékédi, le père de l’actuel président Félix Tshisékédi, qui est annoncé pour le 30 mai prochain. Avant l’inhumation prévue pour le 1er juin 2019, la dépouille mortelle de celui-là que l’on surnommait le Sphinx de Limete, sera exposée le 31 mai au stade des Martyrs où un hommage national lui sera rendu. L’annonce a été faite hier,  21 mai 2019, par la famille biologique du défunt qui précise que l’enterrement qui aura lieu au cimetière de la Nselé, sera précédé d’une grande messe. Rappelons que le corps d’Etienne Tshisékédi est conservé dans un funérarium en Belgique où il a rendu l’âme, le 1er février 2017. Le rapatriement de son corps avait, on s’en souvient encore, fait l’objet de tiraillements entre le pouvoir de Joseph Kabila et l’opposition ; chaque camp voulant récupérer l’évènement pour en faire un cadavre exquis. C’est ce qui explique que les choses ont traîné en longueur.

 

L’hommage national auquel il aura droit, est tout mérité

 

Maintenant que le fils est arrivé au pouvoir, il réhabilitera la mémoire de son père qui, toute sa vie durant, est resté  un intrépide combattant. Même s’il n’a pas lui-même conquis le pouvoir d’Etat, feu Etienne Tshisékédi doit s’estimer heureux dans sa dernière demeure parce que grâce à son engagement et à sa détermination, son rejeton est devenu président de la RDC à qui il a tout donné. L’hommage national auquel il aura droit, est donc tout mérité, n’en déplaise aux activistes qui s’offusquaient déjà du montant très élevé de ses obsèques évaluées à 2,5 millions de dollars américains. A ce propos, il faudra que les Congolais et les Congolaises prennent de la hauteur pour que ces obsèques qui devraient les rassembler, ne les divisent davantage. Car, comme on le sait, en Afrique, les morts méritent respect et considération parce que comme le dit Birago Diop, « ils sont dans le vent qui souffle… ». En tout cas, pour tout dire, Etienne Tshisékédi aura finalement mieux gagné que Mobutu et Kabila père qu’il a passé le temps à combattre et qui, après leur mort, n’ont pas eu droit à des obsèques nationales comme lui qui en a eu sans avoir été chef d’Etat. Ainsi donc, le fils a vengé le père.

 

B.O

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