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SOLDATS FRANÇAIS TUES AU MALI

Au-delà des hommages !

Chaque fois qu’un soldat français tombe sur le champ d’honneur, que ce soit en France ou ailleurs dans le monde, un hommage lui est rendu aux Invalides. Et très souvent, cela se fait en grandes pompes avec généralement  toute la solennité requise en pareilles circonstances. Honneur au drapeau français, revue des troupes, éloges funèbres et remise de légion d’honneur à titre posthume, ce sont là les grands moments qui caractérisent les cérémonies d’hommage  aux Invalides comme il a été donné de le voir, hier, 2 décembre 2019, lors des adieux que la France a faits à ses treize soldats tués au Mali. Etaient présents aux côtés du président français Emmanuel Macron, les anciens chefs d’Etat  que sont Nicolas Sarkozy et François Hollande sans oublier le numéro un des Maliens, Ibrahim Boubacar Keita (IBK). La présence de ce dernier, dans la cour des Invalides, constitue un grand symbole en ce sens que c’est au Mali qu’ont péri les treize soldats tricolores après une collision entre deux hélicoptères qui appuyaient des unités au sol au cours d’une opération contre des terroristes. Pour IBK donc, participer à l’hommage à Paris, relève d’un devoir de gratitude vis-à-vis de la France qui, plus que tout autre puissance étrangère, est fortement impliquée dans la lutte contre le terrorisme au Sahel même si malheureusement,  elle est, comme qui dirait, payée aujourd’hui en monnaie de singe. En témoigne la clameur qui monte contre la présence des troupes françaises en Afrique et plus précisément dans la bande sahélo-saharienne où elle sont estimées à 4 500 hommes.

 

l’Union européenne aura sans doute mal à sa  sécurité intérieure tant que le Sahel restera un foyer incandescent

 

En effet, pendant que les uns accusent la France de chercher à faire main basse sur les ressources minières des pays frappés par le terrorisme, d’autres la soupçonnent d’être de mèche avec les groupes armés dont elle tenterait de protéger certains leaders. Tant et si bien que le chef d’Etat-major des armées françaises, le général François Lecointre, a fini par se laisser emporter par la colère en déclarant ceci : « Je ne supporte plus ces rumeurs (…) ». En tout cas, au-delà de l’hommage rendu aux 13 soldats français et de la polémique  que cela a suscitée çà et là au Mali, il y a lieu de reconnaître que si rien n’est fait, le Sahel deviendra un  pandémonium où, comme c’est déjà le cas, se jouent les contrebandes et les crimes de tous genres. D’où la nécessaire et forte implication de la communauté internationale et surtout de l’Union européenne (UE) qui aura sans doute mal à sa  sécurité intérieure tant que le Sahel restera un foyer incandescent. C’est pourquoi il faut saluer l’arrivée annoncée au Sahel de la force européenne appelée Takuba. Car, comme l’a si bien dit le président Macron, ces 13 soldats français sont « morts en opération pour la France ; pour la protection du Sahel, pour la sécurité de leurs compatriotes et pour la liberté du monde ».

 B.O

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