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L’AFRIQUE A LA COUPE DU MONDE 2026 : L’essentiel n’est plus de participer


Le 11 juin 2026, le coup d’envoi de la Coupe du monde de football a été donné au Stade Azteca de Mexico où les Bafana Bafana d’Afrique du Sud, un des représentants africains, ont ouvert le bal face au Mexique qui coorganise la compétition avec les Etats-Unis et le Canada. Une édition qui se veut celle de tous les superlatifs. Et qui verra, pour la première fois, 48 équipes issues des cinq continents, rivaliser pour un trophée qui n’a jamais été autant convoité, au regard des ambitions légitimes des prétendants au nombre desquels se comptent les plus grandes nations de football au monde.

 

L’Afrique a le potentiel pour rivaliser d’égal à égal avec les autres concurrents

 

Pour l’Afrique, l’essentiel n’est plus de participer. Et l’objectif reste d’autant plus de remporter le trophée qu’au-delà de la première que marquerait un tel événement, l’Afrique a prouvé qu’elle est capable de rivaliser avec les plus grands et que le temps était venu pour elle de revoir ses ambitions à la hausse. On en veut pour preuve les derniers matchs de préparation des équipes africaines contre des sparring-partners de haut rang venus d’autres continents, qui ont permis aux équipes africaines, d’élever le niveau de leurs exigences avant le tournoi. Il y a aussi l’épopée fantastique des Lions de l’Atlas du Maroc à l’édition précédente au Qatar, qui avait permis à Ashraf Hakimi et ses camarades d’entrer dans l’histoire, en devenant la première équipe africaine à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde. Un parcours qui reste aujourd’hui encore une source d’inspiration pour les autres représentants du continent noir. Et qui force d’autant plus le respect que pour entrer dans le carré magique des quatre meilleures équipes de la compétition, les grands félins du Royaume chérifien avaient écarté de leur chemin, non sans la manière, de grands noms du football mondial comme l’Espagne, la Belgique et le Portugal, qui restent autant de sérieux prétendants au trophée, aux côtés du Brésil, de la France ou encore de l’Argentine, le champion en titre, pour ne citer que ces nations-là. C’est dire si l’Afrique a le potentiel pour rivaliser d’égal à égal avec les autres concurrents. Et c’est en toute logique qu’elle visera d’autant plus le trophée qu’elle a déjà gravi toutes les autres marches, et était à un pas de se retrouver sur le toit du monde. Et au regard de la progression constante de ses représentants dont certains ont gagné en expérience dans ce tournoi, la médaille d’or de ce tournoi qui paraissait hors de portée des Africains hier, ne le semble plus aujourd’hui. Toujours est-il qu’avec des équipes débarrassées de tout complexe devant n’importe quel adversaire, et des joueurs aguerris à la haute compétition parce qu’évoluant pour la plupart dans les grands championnats européens, l’Afrique a des raisons de croire en ses chances dans cette compétition. Et l’appétit venant en mangeant, on peut comprendre qu’un pays comme le Maroc, par exemple, ait envie de terminer en Amérique, ce qu’il avait si bien commencé au Qatar.

 

Tout autre résultat que la victoire finale paraîtra comme un échec

 

Et avec le Royaume chérifien, c’est toute l’Afrique qui rêve d’une première consécration mondiale et qui n’attend pas moins de ses représentants, que de l’engagement et de la détermination sur le terrain. Et puis, le continent noir a pour lui le nombre de ses représentants qui a plus que doublé en passant de quatre à dix. Ce qui reste un atout non négligeable, qui vient augmenter ses chances d’inscrire son nom au palmarès des huit pays qui ont déjà remporté le trophée, depuis sa création. En tout état de cause, s’ils tiennent à bousculer la hiérarchie du football mondial pour écrire durablement leur nom dans l’histoire de la Coupe du monde, les représentants africains devront se montrer à la hauteur dans une compétition où ils ont longtemps été confinés dans le rôle de petits poucets. Tout autre résultat que la victoire finale paraîtra comme un échec, pour un football africain qui a certes franchi des paliers, mais qui est toujours en quête de reconnaissance internationale. En tout état de cause, autant l’Afrique était à l’honneur hier avec les Bafana Bafana pour l’ouverture de la compétition, autant les amoureux du football africain espèrent voir, le 19 juillet prochain, un des leurs sur la piste de danse pour le bal de clôture. En rappel, les dix représentants de l’Afrique à cette Coupe du monde sont l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, le Sénégal, le Ghana, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Afrique du Sud et le Cap Vert.

 

« Le Pays »


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