HomeLa chronique du fouPRESTATIONS DES SERVICES TRAITEURS : Ces manquements qui n’honorent pas!!  

PRESTATIONS DES SERVICES TRAITEURS : Ces manquements qui n’honorent pas!!  


Combien de fois, moi fou, ai-je assisté à cette même scène ? Un mariage, un baptême, une cérémonie d’ouverture, peu importe l’occasion : les invités patientent, plateau en main, et on leur répond qu’il n’y a plus de nourriture. Sauf que la nourriture est bien là, conservée dans des glacières, quelque part, réservée pour on ne sait quelle raison. Ce n’est pas une fois que je l’ai constaté, mais à répétition, cérémonie après cérémonie, comme si c’était devenu une habitude presque banale du métier. Face à ce mensonge, les invités, eux, ne restent pas silencieux. Il y a toujours ce moment où quelqu’un proteste, refuse de croire qu’il n’y a plus rien à servir. Et parfois, la preuve est encore plus palpable : on arrive avec son plateau pour se faire servir, et on tombe sur le serveur lui-même en train de manger, alors que les plats venus pour la cérémonie sont destinés aux invités. Comment croire, dans ce cas, qu’il n’y a plus de nourriture ? Moi fou, je pense qu’il serait simple que les serveurs mangent avant d’aller à une prestation plutôt que de puiser dans ce qui a été commandé pour les invités. Toutefois, je me dois d’être honnête : tous les refus de resservir ne sont pas malhonnêtes. Car, il arrive que le service traiteur reçoive une consigne claire de son client, de ne pas resservir deux fois, pour respecter le nombre de plats commandés. Dans ce cas-là, certains invités, frustrés, vont jusqu’à menacer le personnel, sans savoir que celui-ci ne fait qu’exécuter une instruction. La différence est là, tout nette : entre refuser sur ordre du client, ce qui est légitime, et cacher de la nourriture sur sa propre initiative, pour mentir aux invités.

 

Le mensonge n’est pas un service

 

Et c’est bien ce deuxième cas qui, moi fou, m’indigne. Car, ici, ce ne sont pas les responsables des structures de restauration qui gardent la nourriture sans autorisation, mais les serveurs eux-mêmes, en première ligne. Curieusement, cette rétention se produit bien plus souvent lorsqu’il s’agit d’une structure de l’Etat. Face à un père ou une mère de famille qui a économisé pour le mariage de son enfant, on a rarement vu ces cas. Face à l’argent public, la tentation semble plus grande, comme si personne n’était vraiment là pour réclamer des comptes. Il faut dire aussi, pour être complet, que certains invités eux-mêmes ne sont pas exemplaires. En effet, dans les grandes cérémonies, justement celles où l’on fait appel à un service traiteur, il arrive qu’on manque réellement de nourriture, non pas à cause d’une rétention malhonnête, mais parce que certains convives se resservent deux, voire trois fois, au détriment de ceux qui n’ont pas encore été servis ou qui arrivent plus tard. D’autres se permettent même d’en emporter. Alors, moi fou, je crois surtout qu’il suffirait d’un peu de rigueur, non pas pour sanctionner à tout-va, mais pour rappeler une règle simple : ce qui reste dans les plateaux appartient à celui qui a payé la prestation, et lui seul décide de ce qu’il faut en faire. Au final, la solution tient à peu de mots. Que les services traiteurs forment et encadrent mieux leur personnel de terrain, à commencer par cette règle de bon sens : on mange avant de servir, pas pendant. Et que les invités, de leur côté, cessent de considérer le plateau du voisin comme une réserve personnelle.

 

« Le Fou »


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