EXAMENS SCOLAIRES : L’heure de la moisson a sonné
Depuis quelques jours, des centaines de milliers d’élèves prennent part aux examens scolaires session 2026, à savoir le Certificat d’études primaires (CEP), le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le Brevet d’études professionnelles (BEP) et le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Selon les chiffres officiels, ils sont près de 750 000 inscrits à ces différents examens scolaires. Moi, « fou », j’imagine un peu l’état d’esprit actuel de ces candidats et de leurs proches. Entre espoirs, craintes, peur, incertitudes et interrogations, chacun attend de connaître son sort au soir de la proclamation des différents résultats. Dans tous les cas, je suis en train de siroter ma calebasse de dolo samo, en attendant de voir les mines et les visages des uns et des autres, à partir du mardi 9 juin prochain, où les premiers résultats sont attendus. En m’exprimant de la sorte, je pense à un verset biblique que j’ai fait imprimer et afficher sur un mur « dans ma chambre ». « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi », Galates 6, 7. « Qui sème le vent récolte la tempête », dit également un adage. Ces paroles nous rappellent que nos choix, nos paroles et nos actes d’aujourd’hui sont les graines qui déterminent notre réalité future. Ce n’est pas à moi, « fou », de vous dire ce que vous savez certainement déjà : l’heure de la moisson a sonné. Car, au cours de cette année scolaire 2025-2026, des élèves en classes d’examens ont fait preuve d’assiduité, d’engagement et de sérieux dans des activités studieuses, soutenus et suivis à tout instant par des parents soucieux de l’avenir de leurs enfants. Bien évidemment, ceux qui ont été dans cette logique de travail et ont fait preuve d’application, auront de fortes chances de récolter les bons fruits de leurs semences.
Certains ont cru naïvement que leurs enfants étaient assidus à l’école et ont baissé la garde
Et moi, « fou », je prie que leurs efforts soient couronnés de succès et que le Ciel leur apporte ses bénédictions dans leur quête de bien-être. A l’opposé de ces élèves, d’autres auront passé leur temps à tricher avec leurs études. Non seulement ils n’apprenaient pas leurs leçons, ne faisaient pas preuve d’application lors des devoirs, mais ils ont aussi été des vecteurs de l’indiscipline et du désordre en classe ou au sein de leur école. Mieux, certains ont même passé leur temps à faire la fête, à consommer des stupéfiants et à faire des cascades à moto, à travers les artères des villes, narguant souvent leurs parents et autres bonnes volontés qui ont osé leur prodiguer des conseils. Quant à leurs parents, certains ont cru naïvement que leurs enfants étaient assidus à l’école et ont baissé la garde. D’autres sont allés jusqu’à abandonner leur progéniture à une éducation en mode pilotage automatique. Pour cette catégorie d’élèves candidats, la seule récolte ne sera tout autre que l’échec. Et moi, je ne serai pas prêt à écraser des larmes pour ces derniers. Que chacun récolte ce qu’il a semé durant les neuf mois qu’a duré l’année scolaire.
« Le Fou »
