HomeLa chronique du fouHAUSSE DES PRIX DE L’HUILE, DU CIMENT, DES ŒUFS, DU SAVON, DU POISSON,  DE LA VIANDE… : Il faut soulager le consommateur !

HAUSSE DES PRIX DE L’HUILE, DU CIMENT, DES ŒUFS, DU SAVON, DU POISSON,  DE LA VIANDE… : Il faut soulager le consommateur !


Il y a un phénomène qui, ces derniers temps, occupe fortement mes pensées : la cherté de la vie. Sucre, œufs, savon, ciment, poisson, farine de blé, viande de bœuf, bref, la liste ne cesse de s’allonger, et le panier de la ménagère, lui, se rétrécit comme peau de chagrin. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, Serge Gnaniodem Poda, l’a lui-même reconnu, chiffres à l’appui, lors de sa conférence de presse du 10 août dernier : le sucre a grimpé de plus de 18%, les œufs de près de 17%, le savon de plus de 16%. Quant au poisson chinchard, si prisé des ménages modestes, sa hausse a dépassé 20% en une année. Moi Fou, je ne vous apprends rien en disant que ces chiffres, aussi abstraits soient-ils sur le papier, se traduisent très concrètement dans les cuisines et les marchés du pays. Une plaquette d’œufs qui coûte plus cher, c’est un repas qu’on rogne. Un sac de ciment plus onéreux, c’est un chantier familial qui s’arrête ou qui traîne. Et dans un pays où beaucoup de ménages vivent avec des revenus limités et irréguliers, chaque hausse, même modeste, en apparence, finit par peser lourd sur le quotidien de tous. Face à cette situation, moi Fou, je tire mon chapeau au ministère. Obligation pour les commerçants de déclarer leurs lieux de stockage, prix plafonnés sur l’huile, le ciment, le poisson et le riz, et même cette annonce qui a fait sursauter plus d’un : les commerçants indélicats pourront désormais être réquisitionnés pour des travaux d’intérêt général. Une fermeté qui n’est que trop attendue par des consommateurs las de voir la spéculation prospérer, presque tranquillement, sous leurs yeux.

 

Protéger le consommateur, c’est aussi apprendre à protéger celui qui produit

 

Cela dit, il faut se dire une chose : les mesures, aussi fermes soient-elles, ne suffisent pas toujours à elles seules. Le cas des motocyclettes est là pour nous le rappeler. Malgré un encadrement renforcé de leur importation et de leur commercialisation, l’accès reste, pour bien des citoyens, encore complexe. Moi Fou, je pense donc que le commerçant ne devrait pas être le seul maillon regardé de près dans cette chaîne. Car, à trop vouloir défendre le consommateur, on finirait presque par oublier le producteur, celui qui travaille en amont sans toujours voir la couleur d’un prix juste. Entre celui qui cultive, celui qui vend et celui qui achète, l’équité mérite qu’on s’y attarde tout autant que la sanction. Le ministre parle, lui, de «hausse conjoncturelle», et appelle les consommateurs à ne plus se rendre complices, en dénonçant les prix abusifs plutôt qu’en les subissant en silence. Bonne chose, à condition que cette dénonciation trouve, en face, une oreille attentive et rapide, et que le citoyen qui ose parler ne se retrouve pas seul face à un commerçant mécontent. Car, moi Fou, j’ai la ferme conviction que protéger le pouvoir d’achat est l’affaire de tous, ni des commerçants seuls, ni des consommateurs seuls. C’est une responsabilité que les trois à savoir l’Etat, les commerçants et les consommateurs doivent porter ensemble, chacun à sa juste mesure, afin d’éviter que le panier de la ménagère ne continue de se rétrécir.

 

« Le Fou »

 


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