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LUTTE CONTRE LA PAUVRETE AU LIPTAKO- GOURMA : Le Projet d’électrification rurale officiellement lancé

Le Projet d’électrification rurale dans la région du Liptako-Gourma (Burkina Faso, Mali et Niger ) a officiellement été lancé, les 24 et 25 juin 2021 à Ouagadougou au Burkina Faso. D’un coût global de 8 498 746 dollars américains, soit un peu plus de 4,6 milliards de F CFA, le projet permettra d’installer 6 mini-centrales basées sur la technologie solaire photovoltaïque en raison de deux par pays.

       Venus du Burkina Faso, du Mali et…
          …du Niger, les participants ont accordé leurs violons pour une mise en œuvre réussie du projet

 

La phase pilote du Projet d’électrification rurale dans la région du Liptako-Gourma a officiellement été lancée, les 24 et 25 juin 2021 à Ouagadougou au Burkina Faso à travers un atelier de formation des acteurs des pays membres.  C’est un projet qui sera mis en œuvre au Burkina Faso, au Mali et au Niger. D’un coût global de 8 498 746 dollars américains, soit un peu plus de 4,6 milliards de F CFA, il permettra d’installer 6 mini centrales basées sur la technologie solaire photovoltaïque au profit de 330 000 bénéficiaires dans cet espace sous régional. Le projet a pour objectif de contribuer au développement économique et social des communautés de la région, grâce à un accès fiable et durable à l’énergie propre dans les zones rurales.  Il s’agira, plus spécifiquement, de fournir des solutions d’électrification rurale hors réseau qui sont propres, de participer au développement socioéconomique des communautés par le développement d’activités soutenue par les infrastructures énergétiques, la mise en œuvre d’un environnement réglementaire, législatif propice au développement des énergies renouvelables des mini réseaux et des investissements du secteur privé.  Il s’agira aussi de soutenir l’Autorité du Liptako Gourma dans la coordination des efforts des trois pays membres pour la promotion des énergies renouvelables et l’électrification rurale durable.

Accroître le taux d’accès à l’électricité

A noter que la cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le représentant du ministre de l’Energie des mines et des carrières, du Burkina Faso, M. Mamadou Ouédraogo.  «Nous saluons cette initiative qui va permettre d’accroître le taux d’accès à l’électricité en milieu rural qui, de façon générale, présente les taux les plus bas de l’électrification. Au delà l’électrification, il y a le développement des activités génératrices de revenus, la lutte contre la pauvreté et le développement de l’énergie propre. C’est une façon de réduire les effets néfastes de la production classique de l’énergie basée sur les énergies fossilles », s’est-il réjoui à l’issue de la cérémonie de clôture intervenue dans l’après-midi du 25 juin.  Pour la réussite du projet, a rassuré le représentant du ministre, le Burkina Faso va jouer sa partition. Mieux, le département en charge de l’énergie est disposé à accompagner la mise en œuvre du projet. Tout comme le représentant du ministre, celui de l’UNOPS (Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets) M. Houcem Agrebi, s’est réjoui du lancement du projet qui, à son avis, permettra d’améliorer les conditions de vie des populations de la zone de mise en œuvre du projet. A l’en croire, la rencontre qui réunit les acteurs venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger a permis d’accorder les violons pour une mise en œuvre efficace du projet. Elle a permis de les mettre au même niveau d’information, c’est-à-dire la méthodologie de mise en œuvre du projet. La prochaine étape consistera, a-t-il confié, à identifier les 6 sites appropriés à raison de deux mini centrales par pays. « L’objectif de l’atelier, c’est la mise en cohérence de tous les acteurs, une prise de contact, l’introduction du plan global de travail », a ajouté M. Houcem Agrebi.

                                                      Une photo de famille à l’issue de la cérémonie d’ouverture

Signalons que le projet a été financé par l’Agence suédoise de développement et de coopération internationale (ASDI), en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le secrétaire exécutif de l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma (ALG),  M. Saidou Oua, le représentant Résident du PNUD au Burkina, M. Mathieu Ciowela et celui de l’ASDI, M. Amadou Barry ont également pris part aux  cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux. Ils ont tour à tour salué l’initiative qui, de leurs points de vue, permettra de lutter contre la pauvreté des population bénéficiaires.

 

Issa SIGUIRE

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