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PROBLEMATIQUE DU FONCIER AU BURKINA

Bientôt une Commission nationale de relecture des textes

Trois ministres étaient face aux députés de la 8e  législature dans l’après-midi du 9 novembre 2021, à l’Assemblée nationale.Salifou Ouédraogo en charge de l’Agriculture, Bénéwendé Stanislas Sankara de l’Urbanisme et celui en charge des Transports, Vincent Dabilgou, y étaient présents à l’effet de répondre à trois questions orales qui ont été adressées au gouvernement par des députés. On apprend, au sujet de la réforme du système foncier, qu’une commission nationale de relecture des textes sera mise en place.

 

La crise du foncier se doit d’être réglée, foi de l’autorité. Et nombreux sont les Burkinabè qui attendent donc cela. Pour évacuer ce contentieux foncier vieux d’une trentaine d’années, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville, a annoncé, le 9 novembre dernier, que son département prévoit relire les textes qui encadrent le foncier au Burkina. C’est ainsi qu’une commission nationale de relecture des textes verra le jour. Car «  l’interprétation des textes existants et multiples engendre des dérives », a justifié Bénéwendé Stanislas Sankara. In fine, « nous voulons évoluer vers un Code unique du foncier ». Le ministre en charge de l’urbanisme répondait à une question orale du député Boureima Barry en lien avec le niveau de mise en œuvre des recommandations de l’enquête parlementaire sur le foncier dans le grand-Ouest. Dans la même veine, un projet de loi portant promotion immobilière est sur la table du Parlement burkinabè en vue de son adoption, a indiqué le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme. « La nouvelle loi prend suffisamment en compte les recommandations de l’Assemble nationale », a-t-il fait observer. Des mesures conservatoires avaient été prises, notamment des retraits d’agrément. Mais « le gouvernement s’est heurté à des décisions de justice », a-t-il signifié. Qu’à cela ne tienne, des documents de planification urbaine seront élaborés et concerneront les 13 capitales régionales et la ville de Pouytenga, apprend-on.

 

« Le cahier général des charges définit la commission d’acquisition des parcelles »

 

L’Assemblée nationale renoue donc avec les questions orales adressées au gouvernement. Et ce, au cours de cette 2e session ordinaire de l’année 2021. Une seconde question orale a été adressée au ministre en charge de l’agriculture et qui a trait au cahier de charges pour la gestion de l’infrastructure hydro-agricole dans le cadre de la stimulation de la production agro-sylvo-pastorale et halieutique locale du PDIS (Programme de développement intégré de la vallée de Samandéni). C’était la préoccupation du député Yacouba Millogo. Au titre de l’entrepreneur agricole, Salif Ouédraogo a relevé que le cahier de charges a prévu, en son article 8, que «  l’aménagement des terres, la réalisation du réseau hydraulique secondaire et tertiaire et toute autre installation permettant l’exploitation du domaine, seront exécutés aux frais exclusifs de l’investisseur privé, l’entrepreneur agricole et sous la supervision de l’autorité de mise en œuvre ». Par contre, pour l’aménagement de type familial, l’aménagement des parcelles prend en compte la réalisation de l’ensemble des réseaux d’irrigation, a-t-il déclaré. «  Le préalable pour toute attribution de parcelle dans un périmètre hydro-agricole aménagé par l’Etat, est  l’immatriculation de ce périmètre au nom de l’Etat. Le cahier général des charges définit la commission d’acquisition des parcelles pour l’exploitant de type familial », a soutenu Salifou Ouédraogo.

 

«  Pouvez-vous présenter à la Représentation nationale, les différentes composantes de ce projet et indiquer leurs niveaux d’exécution ? »

 

Le développement des transports, notamment des infrastructures aéroportuaires, intéresse aussi  les députés. C’est ainsi que Issouf Kéré a adressé une question orale au ministre en charge des transports, Vincent Dabilgou, en lien avec la mise aux normes de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso. Un projet qui nécessitera un financement de plus de 197 milliards de F CFA. «  Pouvez-vous présenter à la Représentation nationale, les différentes composantes de ce projet et indiquer leurs niveaux d’exécution ? », a interrogé le député Issouf Kéré. Avant d’annoncer les futures réalisations de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso, le ministre en charge des transports a annoncé que la piste longue de 3 300 m et ses accotements, ont été réhabilités ainsi que l’aérogare (voir encadré). Toujours en attendant ces futurs projets, Vincent Dabilgou a déjà énuméré un certain nombre de réalisations. Il s’agit de la réalisation de l’état des lieux, le plan de masse et le lancement de la manifestation d’intérêt pour entreprendre l’étude de faisabilité technique et socio-économique. Au titre du financement de ses infrastructures, deux partenaires techniques et financiers ont été identifiés. Ce sont la Compagnie african global developpment (AGD) qui propose 90 millions d’euros pour quatre réalisations, et un autre bailleur de fonds qui a proposé à l’Etat, « de financer jusqu’à hauteur de 350 millions de dollars américains, l’ensemble des besoins en infrastructures », a annoncé Vincent Dabilgou.

 

Boureima KINDO

 

QUELQUES FUTURES REALISATIONS DE L’AEROPORT INTERNATIONAL DE BOBO-DIOULASSO

 

-Construire un nouveau terminal pour les passagers et des postes de stationnement pour des aéronefs

-La réalisation d’une école aéronautique sous-régionale ;

-La réalisation d’un centre de maintenance pour les avions ;

-La construction d’une nouvelle voie de circulation (ndlr, les chemins de ronde pour sécuriser l’aéroport) ;

-Construire de nouvelles aires de trafic ;

-Reprendre l’éclairage des aires de stationnement ;

-Refaire le système de gestion de contrôle à distance ;

-Refaire le système radars ;

-Refaire le hangar pèlerin ;

-etc.

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